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Bad Religion, punk rock pour la vie

Bad Religion appartient à ces monuments de l’industrie musicale. Une valeur sûre.
Indestructible. Un peu comme tous ces produits non périssables : fiables et sans date d’expiration. Attaquant leur public avec la même férocité, année après année, et remplissant les salles et les coeurs. Si jamais vous n’avez pas encore eu l’occasion de les voir sur scène, vous avez vraiment manqué quelque chose !

Les piliers fondateurs du punk rock californien fêtaient dignement leurs 30 années de route ce vendredi 15 octobre dans la salle archicomble et sold-out du Métropolis. Les fidèles de la très sainte Église de Greg Graffin, toutes générations confondues, étaient rassemblés pour l’occasion. Un show sous le signe de la nostalgie, de l’ambiance festive et de la débauche d’énergie.
En un mot : classique. Parce que oui, Bad Religion fait partit de ces groupes légendaires d’une autre époque qui continuent d’attirer les foules malgré leur ancienneté et le prouvent par le fait qu’ils passent nous rendre visite environ tous les deux ans.

Avec un nouvel album à peine vieux de 2 semaines, The Dissident Man, les papis du punk sabrent cette soirée-là le champagne sur un 15e opus et une collaboration fructueuse de plus de 9 années avec le même line-up. Le public, lui, est gonflé à bloc et subit tant bien que mal des premières parties assez ordinaires, ingurgitant de la bière en quantité massive jusqu’au moment d’apercevoir les héros de la soirée.
Do What You Want ! Le message est clair, l’entrée en scène expéditive. Et le grand mosh pit du Metropolis se met en mouvement. Mais il n’est pas question de violence gratuite dans le plus pur style death metalcore. Non. Ici le fun prime avant tout et le parterre, rempli de joyeux punks complètement torchés pour l’occasion, évolue en un mouvement brownien des plus désordonnés.

C’est sur une très bonne qualité sonore que le groupe enchaine sa setlist vers une exploration de leur répertoire.
We’re Only Gonna Die, Suffer, 21st Century et New Dark Ages. Tout y passe et personne n’est épargné. Les apôtres de la critique sociétaire se permettent même une petite plongée plutôt réussie dans le contenu de leur dernier bébé avec notamment les excellentes Avalon et The Devil in Stitches. De son côté, grand-père Graffin est en pleine forme et meuble les transitions en échangeant ses souvenirs de carrière avec son public. La recette est toujours la même et toujours aussi efficace.
Cerise sur le gâteau, le band nous offre un rappel incluant les jouissives Infected et Sorrow. Une soirée parfaite !

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Mots-clés : Musique (217)



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