Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Je n’aime pas chialer, mais là je suis obligée !

Vous vous êtes lassé du mauvais jeu de mot « éco et logique »
comme slogan marketing? Moi aussi. En fait, j’ai souvent l’impression qu’une catégorie de gens voient l’environnementalisme comme un simple outil marketing ou encore comme une nouvelle mode. Si cela peut populariser l’idée, tant mieux. Mais malheureusement, dans la majorité des cas, c’est l’image de l’écolo/concerné/tendance qui veut être projetée, et ce, dans un optique de consommation : un paradoxe de plus pour l’humanité. Décevant, mais pas surprenant, vous en conviendrez.

Cela me fait penser à une anecdote plus triste que drôle : une agente d’immeuble se fait taquiner par ses futurs acheteurs parce qu’elle a du mal trouver une place de parking pour son VUS dans un quartier résidentiel sur l’île de Montréal. Sa réponse : « Oui mais, vous savez, quand je l’ai acheté (neuf) il y a trois ans, on ne parlait pas de l’environnement à la télévision comme aujourd’hui ! »

Je pense : « AAAAHHHH ! ». Non seulement elle vient de confirmer que c’est la TV qui lui dit comment penser, mais en plus elle considère que c’est une excuse valable pour se promener en VUS sur l’île alors qu’elle n’a pas d’enfant et habite un condo… Non mais, sérieusement, le VUS, même à la TV, il roule dans la bouette, pas dans le traffic ! Je veux bien comprendre que tu magasines au Costco de temps en temps, mais sérieusement, faut vraiment pas savoir comment travailler sur son estime personnelle quand on se promène en ville en Hummer. (Je vous jure qu’il y a un Hummer dans mon quartier en heure de pointe)… ou encore, comme dirait Louis-Josée Houde : La couleur la plus populaire pour les Hummer, c’est jaune fl uo : « Comment as-tu pu manquer d’attention à ce point dans ton enfance, pour t’acheter un Hummer jaune !?! »

D’un autre côté, il y a ceux qui poussent le sentiment de culpabilité à l’extrême. En tant que diplômée du Cégep du Vieux Montréal (comme environ 10 personnes dans tout Poly…),
j’ai entendu des choses, côté environnement, qui donnent envie de pleurer de rire ! (ou de pleurer tout court) : « Sauvons une terre qui se meure ! », disait un panneau gribouillé de graff pour un événement quelconque. Heu… est-ce que c’est sérieux là ? On comprend ici que la terre ne va pas VRAIMENT mourir, les changements climatiques ce n’est pas l’apocalypse non plus ! Un ami m’a
demandé ça la semaine passée : «Ah wai ? T’es dans PolySphère maintenant !
Alors vous faites quoi ? Vous sauvez la planète ? » Vraiment, là, je ne sais pas quoi répondre sinon que d’expliquer très lentement que la terre est une planète qui a environ 4,5 milliards d’années et qui a survécu à pas mal pire que la race humaine. Par exemple, le Québec à déjà été recouvert par une mer, par des glaciers, par des palmiers et même par des volcans. Qui a survécu à ça ? Les espèces qui se sont le mieux adaptées, merci Darwin ! Donc la question n’est pas de savoir si la terre va exploser, comme dans des longs métrages de qualité comme 2012, mais plutôt, est-ce que l’humain va savoir s’adapter assez rapidement pour répondre à ses besoins et survivre. Un futur article sera dédié à cette dite adaptation dans un prochain numéro, plus précisément sur les réfugiés climatiques.

Enfin, quoi de plus délivrant que de terminer une chronique aussi désabusée en parlant de notre cher ($) service d’alimentation préféré, Ararnak, qui d’autre ?
Je vous le demande : qui d’autre ? Il n’y
a personne d’autre, pas de compétiteur!
Si vous n’êtes pas encore un vieux de la vieille de Poly, peut-être vous rappelezvous de ce qu’est un café étudiant. Il y en avait certainement un à votre CÉGEP, non ? Aussi, une chronique hebdomadaire de qualité dans ce même journal est consacré à vous rendre jaloux des cafés de l’UdeM. Personnellement, je ne crois pas que ça prenne grandchose pour avoir un café (étudiant ou pas) de qualité : du café équitable, des viennoiseries à prix d’étudiant, des bons sandwichs qu’on peut engloutir entre deux cours (sans avoir à faire la fille pendant 30 minutes) et un sentiment minimal que la personne dernière le comptoir a des bonnes conditions de travail. (Non mais est-ce qu’il y a juste moi qui trouve que les employés semblent toujours débordés ?)

En attendant, je me console en me disant que je peux encore me faire du café équitable chez moi en l’achetant vraiment pas cher au kiosque équitable de PolySphère tous les lundis entre 11h30 et 13h30 à côté de l’AEP. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, PolySphère veut promouvoir les produits équitables et ne se finance pas avec les ventes. Si vous voulez encourager un comité de cette façon, allez voir le CIPO, ça sera un achat doublement bien redistribué ! Finalement, pour se remettre du traumatisme que sera la fin de la semaine de relâche, je compte bien faire du café à la tonne et l’offrir gratuitement pendant le kiosque du lundi (le 18 oct.), alors si votre cours est plate à mort, ou pas, venez réchauffer votre tasse gratuitement et équitablement au foyer du 2e entre 12h et 13h30 !

Image article Je n’aime pas chialer, mais là je suis obligée ! 700




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+