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One Drop à Polytechnique

D’après Lili-Anna Peresa de l’ONG (organisme nongouvernemental)
One Drop, seulement 0,003 % de l’eau sur la terre est adéquate pour la consommation humaine. C’est une ressource limitée qui doit être conservée pour que tous les habitants de la Terre y aient accès. C’est le message que la directrice générale de la fondation a tenté de véhiculer lors de son dernier passage à la Polytechnique le 30 septembre dernier. La conférence intitulée « One Drop : L’eau pour tous et tous pour l’eau » était présentée par le Département de Génie Chimique de l’École Polytechnique de Montréal dans le cadre de la 1ere édition des séminaires prestigieux Pierre Carreau. Le but de l’organisme fondé par Guy Laliberté est d’améliorer la qualité de vie des populations en améliorant l’accès aux sources d’eau et la qualité de l’eau. L’organisme travaille actuellement au Nicaragua, au Honduras, au Salvador et à Haiti.

Chaque projet commandité par One Drop dure 6 ans et a un budget moyen de 5$ millions. Ces projets suivent une formule qui comportent trois parties que la fondation appelle la formule « Trépied ». Les trois éléments de la formule sont le volet technique, le volet microfinance et le volet d’éducation par art social.

Le volet technique

Dans certains pays où One Drop travaille, des systèmes de canalisation existent déjà à l’arrivée de l’ONG. Par contre, l’eau utilisée aux domiciles contient des impuretés qui causent des maladies. One Drop règle donc ce problème en installant des filtres dans les maisons des populations.
Cette installation de filtration d’eau additionelle ne se fait pas directement à la source de l’eau car lors de son cheminement dans la canalisation, la qualité de l’eau est détériorée.
Le cheminement de l’eau après la filtration doit être limité pour préserver la propreté de l’eau. Ceci n’est qu’une des nombreuses tactiques que One Drop utilise pour améliorer l’approvisionement des populations locales en eau potable.

Une deuxième modification technique que One Drop met en oeuvre est de changer les fours à bois utilisés par les populations locales pour des fours plus sécuritaires et énergétiquement efficaces. Ces nouveaux fours utilisent moins de bois et utilisent des cheminées qui éjectent adéquatement les fumées nocives des maison. Le seul changement des fours diminue la fréquence de maladies respiratoires qui étaient précédemment causées par la fumée venant des anciens fours. De plus, les nouveaux fours ont un rendement énergétique 4 fois plus élevé et donc utilisent moins de bois. Avec cette modification, la tâche quotidienne de chercher du bois devient moins encombrante et ceux qui en étaient responsables peuvent consacrer plus de temps à des activités personellement, socialement ou économiquement plus productives.

Le volet microfinance et le volet d’éducation par l’art social

La fondation essaie d’améliorer la situation économique des pays où elle travaille en choisissant d’encourager certains projets locaux. Elle donne du crédit à des projets qu’elle juge utiles aux régions qu’elle essaie de développer. D’après Mme Peresa, certains des projets financés ont permi de doubler le revenu annuel des populations locales.

Dans certains pays receveurs de l’aide de One Drop, les déchets, l’eau et les autres ressources naturelles sont mal gérées. C’est pour cette raison que One Drop fait de l’éducation sur ces sujets par l’art social. Des spectacles et des pièces de théâtre sont organisés pour conscientiser les populations aux enjeux concernants l’eau. L’emphase est mise sur la conservation et le recyclage. Lors de sa conférence, Mme Peresa a mentionné que One Drop essaie toujours d’inclure des éléments qui résonnent avec les cultures locales dans les événements de sensibilisation. Le message est plus facile à passer lorsque les personnes peuvent s’identifier aux présentations. Les activités de sensibilisation ne se passent pas toujours outre mer. En 2009, One Drop a présenté l’exposition « Aqua »
au Centre des Sciences de Montréal pour les visiteurs Nord Américains qui ont le privilège d’avoir un accès facile à l’eau. Le but de cette présentation et celle qui a eu lieu à la Polytechnique le 30 septembre 2010 était de sensibilier les Québécois au fait que l’eau est une ressource précieuse et qu’il faut la conserver pour que tous puissent y avoir accès.

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