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Un, deux, trois… Pop !

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Pop Montréal, c’est LE festival à ne pas manquer pour tous les amateurs de musique. Exit les festivals d’été populaires qui attirent d’énormes foules année après année… à Pop Montréal, le mot d’ordre est à la découverte. Découverte de nouveaux bands, de nouveaux genres, de nouvelles salles de spectacles… c’est en quelque sorte une grosse loupe sur ce qui se fait de mieux en ce moment, et ce qui s’en vient. Rock, pop indie, électro, garage, folk, psychédélique, post-punk… on y trouve de tout. L’amateur de musique en profite pour faire le plein de nouveautés, avec une programmation de plus de 300 groupes, étalée sur cinq jours (29 septembre au 3 octobre).

Festival éclectique et très dynamique (essayer de suivre tout ce qui se passe durant ces cinq jours signifie trop peu d’heures de sommeil), Pop Montréal se déroule dans plus d’une trentaine de salles du plateau, du Mile End et du centre-ville et se décline en cinq segments (en plus de la musique, bien sûr). C’est donc d’abord une excellente façon de découvrir un peu plus sa ville, et ses dizaines de petites salles obscures (églises, lofts du Mile End et autres salles communautaires) qu’on n’a pas souvent la chance de visiter. C’est également la chance de participer à des évènements culturels géniaux dans le cadre des segments Films Pop (rapprochements entre musique et cinéma),
Puces Pop (marché aux puces fusionnant art, film et mode… à l’église St-Michael, coin St-Viateur et St-Urbain), Art Pop (pour voir le travail d’artistes émergents des plus originaux), Symposiums (série de conférences et d’ateliers sur l’art, la culture et la musique à Montréal) ou de Kids Pop (réservé aux enfants et adolescents).

Côté musique, le festival nous réserve encore cette année d’agréables surprises. Alors que des noms tels que Menomena, Leif Vollebekk ou Parlovr ne vous sont peut-être pas familiers (allez les découvrir !), d’autres artistes plus établis sont également à l’affiche, dont Karkwa (quelques groupes francophones le sont !), The XX (qui viennent tout juste de remporter l’important Mercury Prize) ou les montréalais lycanthropes We Are Wolves.

Pop Montréal, puisqu’il s’adresse aux plus mélomanes d’entre nous, met également à l’affiche des légendes et vétérans, qu’ils soient connus du grand public ou non. Cette année, nous aurons la chance de voir Macy Gray, le groupe culte SWANS ainsi que l’auteur-compositeur-interprète et bidouilleur Van Dyke Park, pour ne nommer que ceux-là.

Nous avons lancé le défi à nos journalistes de nous présenter leurs choix du festival. Pas facile, avec plus de 300 groupes à l’affiche… voici donc un aperçu, après s’être cassé la tête des heures sur la programmation. Pour le reste, le site web du festival est remarquablement bien construit : www.popmontreal.com.

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S’il y a deux choses que nos couvertures de festivals nous ont apprises au cours des années, c’est que dans une énumération il est nécessaire de répéter les déterminants devant les noms, et que pour survivre à Pop Montréal, il faut être préparé. Pour cette raison, nous suggérons beaucoup de repos durant la semaine précédant le festival et une visite de http://popmontreal10.sched.org, où il est possible de se créer son propre horaire pour ne pas manquer une seule découverte.

Elephant Stone

Jeudi 30 sept. , L’Escogriffe
Un autre groupe nominé au prix Polaris 2009, ils sont une de mes révélations du festival l’an dernier, et ils sont de retour, toujours avec leur instrument fétiche : le sitar.
Assez particulier, avouons-le.
Pouvons-nous alors parler de
« rock-hindou »… ? Qu’importe, ils offrent une musique recherchée, progressive, rafraichissante, travaillée, psyché, intelligente. Ok, les mots me manquent, allez les écouter.

Karkwa

Jeudi 30 sept. , Métropolis
Eux aussi ils n’ont plus besoin de présentation. Eux aussi récoltent tous les honneurs (ils ont remportés le prix Polaris 2010 cette semaine !). Mais eux, ces six jeunes hommes, ils chantent en français !
Leur rock-indie a du mordant et une touche planante. En spectacle, les chansons tournent rock à souhait, et le jeu de lumière rehausse la performance d’un cran et demi.
Un classique.

Menomena !

Mercredi 29 sept. , La Sala Rossa
Je les ai vus à la Sola Rossa il y a deux ans, et c’est exactement là qu’ils se produisent à nouveau durant le festival. Les trois gars de Menomena, originaires de Portland, Oregon, adorent se faire désirer entre chaque album, mais l’attente en vaut toujours la peine.
Rock-indie bien ficelé, appuyé d’un saxophone bariton (original !),
tous les membres sont multi-instrumentalistes, et tout le monde écrit. Un véritable coup de coeur dans mon cas, je ne peux m’arrêter d’écouter Mines depuis sa parution un peu plus tôt cet été.

Wovenhand

Samedi 2 oct. , Il Motore
Issus de la scène rock de Denver, Colorado (on y trouve plus que du hockey…), Wovenhand est la suite logique de feu 16 Horsepower, l’ancien projet du chanteur et compositeur David Eugene Edwards.
Les racines folk-contry sont toujours présentent, mais avec une guitare électrique beaucoup plus lourde, et de grandes envolées musicales. Le chanteur me fait peur lorsqu’il est sur scène et qu’il entre en transe : ses pupilles disparaissent. Freakant.
Il faut aller les voir pour le croire, vous ne serez pas déçu.

Hollerado

Vendredi 1er oct. , Divan Orange
Ils sont jeunes, ne se prennent pas au sérieux et donnent gratuitement toute leur musique sur Internet. Ils font de plus en plus parler d’eux sur la scène locale et à l’étranger. On peut aussi acheter l’album Record in a Bag lors des concerts, et il vient… dans un sac ! Bref, on les aime. Originaires de l’Ontario – on leur pardonne – ils sont maintenant établis dans la métropole.
Leur rock alternatif est certes divertissant, pas pire ficelé, et on se surprend à rapidement sauter sur place.

Bonjay

Jeudi 30 sept. , Jukebox
Signifiant « Bon Dieu ! » dans les îles, le duo originaire d’Ottawa maintenant établi à Toronto a su se définir un style qui lui est propre. Alanna Stuart au micro et Ian « Pho » Swain aux beats ont rapidement développé un énergique mélange de basse, de soul, de dancehall et de R&B, le tout incorporé d’éléments électroniques.
Bonjay profitera de son passage à Montréal pour promouvoir son prochain disque, Broughtupsy, qui paraîtra le 5 octobre prochain.


Xiu Xiu

Samedi 2 oct. , Féd. ukrénienne
Dur dur de décrire ce groupe aux sonorités diversifiées. Xiu Xiu, à prononcer « chou chou »,
est souvent qualifié de grinchant, dérangeant, expérimental, bruyant. Moi je dis tout simplement original et recherché.
Laissez tomber les constructions pop classiques. Quoiqu’il en soit, après huit albums complets, sans compter les nombreux EP, le chanteur-compositeur Jamie Stewart est le seul élément stable de ce groupe musicalement riche.
Pas très recommandé pour les oreilles vierges.


Parlovr

Samedi 2 oct. , Cabaret JPR
Je ne suis pas encore sûr de quelle façon prononcer leur nom. Mais une chose est sûre : leur musique est folle, enivrante, dynamique, directe… très rentre-dedans, disons.
Du bon rock-indie montréalais, trois gars qui parlent franglais et qui n’arrêtent pas de jacasser en show.
C’est mieux ainsi, leurs chansons ne durent jamais plus de deux minutes trente de toute façon !

The XX

Vendredi 1er oct. , P.-d.-A.

Ces gothiques au coeur tendre, qui n’ont plus trop besoin de présentation depuis qu’ils ont gagné le prestigieux prix Mercury (Angleterre) quelques semaines plus tôt, font dans la pop indie pas trop sucrée. Originale musique malgré la surexploitation du genre, leur premier album, xx, a conquis tous les critiques, et les amateurs, partout dans le monde. Ils prendront l’affiche à la Place-des-Arts, rien de moins. Un concert épique à l’horizon.


The Dears

Vendredi 1er oct. , Mission Santa Cruz
Un classique montréalais, tel le smoke-meat, on peut dire que The Dears sont des pionniers de la scène indie. Déjà populaire un peu partout dans le monde une décennie plus tôt, on a peine à suivre qui est resté et qui est partie depuis. Qu’importe, ils savent renouveler leur rock-indie, tantôt tranquille, tantôt progressive, mais toujours intense, d’album en album. Cette année : un concept. Ils sont en permanence trois jours durant le festival, et présenteront leur prochain album… au complet. Album à paraître en 2011.
On ne peut pas passer à côté.

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Timber Timbre

Vendredi 1er oct. , Fédération ukrénienne
Ils nous sont tombés dessus l’an dernier avec un album éponyme, telle une révélation divine. Quelques temps plus tard, ils arrivaient dans un Divan Orange plein à craquer… impossible de rentrer à l’intérieur pour entendre cette douce musique folk. Accompagnée d’arrangements de piano et de violon tout simplement savoureux, c’est un réel baume pour l’âme. Bien campé dans des racines blues, ce petit groupe dirigé par le canadien Taylor Kirk a été nominé l’an dernier pour le prestigieux prix Polaris (Canada).

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Mots-clés : POP Montreal (13)



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