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Survivre dans la cuisine, édition bacon

Avec l’apparition de l’automne vient la nécessité de tomber sur d’autres sources alimentaires que la chasse. Ceux qui, comme moi, déciment à l’arme blanche les populations animales l’été ont souvent plus de difficulté à s’adapter au régime alimentaire hivernal. Oui, vous pouvez imaginer un air triste de violon et verser une larme, notre situation est loin d’être rose. La nécessité de savoir survivre près des fourneaux s’impose donc, ne serait-ce que pour manger de quoi de cohérent en attendant de pouvoir recommencer à faire cuire son chevreuil au coin du feu. Les assidus de ma chronique seront probablement surpris d’apprendre que je parle de cuisine dans cette itération. Parce que oui, certes, même si j’ai la conviction que le parcours standard de la femme couvre le chemin le plus court entre la cuisine et la chambre à coucher, il arrive des moments, pour le mâle, où savoir se débrouiller avec d’autres outils que le four à micro-ondes relève du must.

Néanmoins, ça ne veut pas dire retomber sur un régime de salade, de verdure, de tofu et d’autres absurdités.
Bien au contraire, cette utilisation saisonnière ne devrait en rien changer vos habitudes alimentaires dignes du plus malsain des carnivores. C’est pourquoi, cette semaine, nous allons parler du bacon, la pierre angulaire de l’alimentation des gros bûcherons dans l’âme.

Cet article ayant exceptionnellement un objectif réellement éducatif, les habitués remarqueront une absence notoire de grosse absurdité malsaine.

La préparation
Savoir cuire le bacon est une aptitude masculine aussi essentielle que
« booster » une automobile ou s’orienter sans carte. Toutefois, juste avant de s’attaquer à la cuisson, mettons quelque chose au clair : le seul vrai bacon, c’est le bacon de porc, saturé au possible de gras. Out, le bacon de dinde, encore une invention des nutritionnistes et autres professions peu mâles. Il existe une multitude de façons de préparer cet aliment polyvalent. La plus commune, c’est la cuisson dans la poêle. On laisse dégeler le bacon quelques minutes, puis on commence la cuisson, à feu moyen. C’est important de mettre suffisamment de bacon, afin d’avoir une quantité appréciable de gras pour la cuisson. On cuit 10 minutes de chaque côté, et normalement ça devrait nous permettre au bacon d’atteindre sa croustillance légendaire.

Les plus pressés favoriseront la méthode micro-onde : 1 minute par tranche, en moyenne, le tout enrobé de plusieurs couches de papier absorbant histoire d’éviter le déluge de gras partout dans votre micro-onde. Sinon, il y a l’approche pro : 10-15 minutes au four à 350oC. C’est la meilleure façon de se retrouver avec le délicieux bacon hors de prix qu’on retrouve dans les différents restaurants.

La dégustation

Maintenant que la partie chiante (attendre la fin de la cuisson en salivant comme un trisomique) est terminée, on peut s’attaquer à la viande du sujet.
Le bacon est un outil excessivement polyvalent, un exhausteur de goût, une sorte de glutamate monosodique version « lite ». Donc, ça s’utilise virtuellement n’importe où. Bien qu’il y ait les standards (exemple : accompagnant une omelette, ou dans un club sandwich), il y a une multitude de variantes possibles.

Une bonne façon de se farcir du bacon pour le déjeuner, si on veut varier l’approche, c’est de lui adjoindre une quelconque saveur sucrée.
Le tremper dans du sirop d’érable ou de la cassonade avant la cuisson, par exemple. Arrêt cardiaque garanti. Rien n’empêche de pousser la créativité plus loin : mélanger du bacon avec votre met préféré peut lui donner une autre dimension. Vous aimez les muffins ? PAF ! Un muffin au bacon. Bon, après, ça, c’est toujours une question de goût. Niveau créativité, le culte du bacon s’étend même aux accessoires de tous les jours : des soutiens-gorge en bacon, par exemple, ou même des imitations d’AK-47 (encore que, de là à considérer l’AK-47 comme un accessoire de tous les jours, il y a fort à parier que vous n’êtes pas trop concerné par les subtilités de la cuisson au bacon).

Parenthèse PolyBroue

Tant qu’à parler cuisine, je vais me permettre de glisser un mini commentaire sur la PolyBroue1, lancée le 27 septembre dernier. Il s’agit d’une bière relativement ambitieuse pour une rousse, peu docile en bouche et avec un arrière-goût dégageant une très (mais alors là, très) subtile saveur d’agrumes et une amertume non négligeable. Ces caractéristiques font d’elle une bière bien agréable, qui, sans être la meilleure rousse à jamais avoir posé ses pattes dans mon gosier, occupe une place enviable dans mon palmarès. D’ici quelques brassées et avec un peu plus d’expérience, les brasseurs de PolyBroue seront probablement en mesure de produire des bières hallucinantes.

Album métal de la semaine

Album : Prehistoricisms
Artiste : Intronaut
Genre : Sludge Progressif
Année : 2008
Quand j’ai découvert cet album d’Intronaut en fin 2008, je suis tombé sur le cul, et ne l’ai redécouvert que récemment.
Bordel que c’est bon. C’est groovy, avec un bassiste fretless et un batteur en permanence sur le crack. Malgré l’assaut de 2 guitares distortionnées dans le tapis, l’album sonne beaucoup malsain que violent, et le bassiste et le batteur sont souvent laissés à eux-mêmes, ce qui tend à créer un sentiment très jazzy.
C’est difficilement thrashable, mais c’est carrément sophistiqué, intellectuel. En plus, leur prochain album est dû pour le 12 octobre prochain .

Image article Survivre dans la cuisine, édition bacon 675

Mots-clés : Chronique barbare (22)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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