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Polytechnique dans le monde

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Polytechnique Montréal est incontestablement une université de choix, sur le plan international. L’École développe une ouverture sur le monde que ce soit par la coopération, la formation, les délégations étrangères, la recherche, les échanges d’étudiants, les comités d’étudiants à l’international, ou par ses publications. En effet, chacun de ces moyens ouvre à l’École une voie lui permettant de se faire remarquer à l’étranger. Dans ce dossier, nous allons nous intéresser plus particulièrement à l’implication internationale des étudiants de l’École, que ce soit à travers des échanges académiques ou dans la vie étudiante de l’École.

Cette année, l’École se distingue par ses chiffres qui reflètent son ouverture sur le reste du monde. Pour le semestre d’automne 2010, Poly accueille 2999 étudiants internationaux, qu’ils soient permanents ou en échange, ce qui représente près de 45 % du nombre total des étudiants de l’École. Les provenances sont diverses, englobant les 5 continents, mais avec une forte concentration des pays francophones. Ainsi, la plus importante communauté est celle des Français, suivie par celle des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, des Colombiens, des Camerounais, pour ne citer que ceux qui dépassent la centaine de membres. Poly possède donc une riche diversité culturelle, qui ne peut que lui être bénéfique, quant à sa renommée mondiale.

En contre partie, chaque année, une centaine d’étudiants font office d’« ambassadeurs » de Poly aux quatre coins du monde, lors de leur échange à l’étranger. Ce programme d’échanges internationaux, offerts par le SEP (Services aux Étudiants de Polytechnique),
sous la direction d’Annick Corbeil, encourage des étudiants canadiens (et étrangers récemment) à compléter un semestre d’études ou une année complète à l’étranger, dans une université partenaire de Polytechnique ou dans un établissement faisant partie de l’entente CRÉPUQ (Conférence des Recteurs Et des Principaux des Universités du Québec). Ces établissements sont situés partout dans le monde, avec une panoplie de destinations grandissante au fil des années. Cette demande grandissante oblige l’École à former chaque année de nouvelles ententes avec des universités de renom pour ainsi agrandir son réseau international.

De plus en plus d’étudiants ressentent l’envie d’allier l’utile à l’agréable en mariant les aspects académiques et culturels. En effet, partir en voyage d’agréments pour une courte durée permet de découvrir uniquement le sommet de l’iceberg de la culture locale; pour la connaître en profondeur, il faut se fondre dans le mode de vie et les coutumes de la société. Ainsi l’échange international permet de vivre dans la ville et non uniquement d’y
habiter pour une durée limitée.

COPEC

Le COPEC (COmité Poly-ÉChange) est un comité qui organise des activités de découverte de la culture québécoise, offertes principalement aux étudiants en échange à Poly. Il a été créé par des étudiants de Poly partis en échange, qui ont ressenti le besoin de s’impliquer à leur retour et ainsi faire profiter les arrivants étrangers de leur expérience. Chaque année, le COPEC organise des 5, 7, des randonnées dans la nature (sortie au Mont-
Tremblant le samedi 2 octobre), des activités de découverte de la culture québécoise, comme la cabane à sucre, et une sortie à Québec durant le carnaval de l’hiver, pour ne citer que quelques-unes. Ainsi, le comité permet aux étudiants en échange d’avoir un point de repère dès leur arrivée, afin de pouvoir mieux s’intégrer dans la vie étudiante de l’université. Il permet aussi aux étudiants revenus d’échange de partager leur expérience avec des personnes ayant vécu la même chose, ou simplement des personnes qui cherchent à mieux connaître d’autres cultures.

Avec le nombre d’étudiants en échange à Poly toujours à la hausse, un besoin se fait ressentir de construire une structure d’accueil des étudiants étrangers plus solide. Cette structure aura pour objectif, outre les sorties et les activités socioculturelles, de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, au sein de l’École mais surtout à Montréal.

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Poly-Monde

Poly-Monde a vu le jour en 1990, suite à l’initiative de trois étudiants de Polytechnique, François Nadeau, Claude Benoît et Normand Gadoury. Ce nouveau projet a été mis en place en quête d’améliorer les connaissances des étudiants en termes d’innovation technologique, de processus d’affaires et de compétitivité sur le plan international. La première mission a eu lieu au Japon, et 21 éditions plus tard, l’équipe de la mission de 2011, réitère l’aventure dans différentes villes nippones. Au fil des années, la mission industrielle Poly-Monde, composée d’environ 25 étudiants provenant de différents génies, a visité les industries de l’Allemagne, de l’Inde, du Brésil, de la Chine et du Benelux pour ne citer que quelques destinations. Ainsi, les industries de chaque pays constituent un nouvel enjeu dans l’étude réalisée par l’équipe ; chaque pays visité possède sa propre culture, ses secteurs de pointes et ses différents marchés concurrentiels. Cette diversité permet de mieux comparer les technologies communes des pays hôtes et du Canada, d’étudier la structure des organisations locales, de connaître les nouvelles technologies de pointe et d’étudier leur transfert au Canada, tout en découvrant de nouvelles cultures. Dans le but de préparer le voyage qui se fait au début de l’été, le comité organise tout au long de l’année des visites industrielles dans les différents secteurs d’entreprises québécoises ainsi qu’une collecte de fonds pour couvrir les frais du voyage. La rédaction d’un rapport final, proposant les solutions aux axes de recherche de la mission, est terminée au cours de l’été.

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CIPO

Le CIPO (Comité International Projet Outre-mer) a été lancé en 1991 à l’École Polytechnique dans le but de faire découvrir aux étudiants le désirant, la coopération internationale dans un contexte de développement durable.
Chaque année, un groupe de 7-10 étudiants décide d’un projet à volet humanitaire bénéfique à la communauté d’accueil. Les préparatifs de ce voyage se font tout au long de l’année académique, que ce soit par des levées de fond, l’organisation logistique, la formation reliée à l’aspect culturel, à la communication,…afin de faciliter l’intégration dans le village hôte. Aujourd’hui, le CIPO a pour but de réaliser un projet outre-mer avec la perspective d’une ouverture culturelle dans des familles d’accueil, la compréhension des enjeux de la coopération internationale et le travail d’équipe. Depuis sa création, le CIPO a réalisé des projets dans différentes régions d’Afrique et d’Amérique Latine, avec des projets aussi diversifiés que la construction d’une unité nutritionnelle intégrale à Riberalta en Bolivie, un centre de production de produits issus du fruit de karité à Tabou au Burkina Faso, ou encore la construction d’une classe maternelle au Chili. Cette année, pour sa 21e édition, la nature du projet est encore en cours de décision et n’est pas encore finale. Le point principal du projet CIPO est évidemment la réalisation sur place du projet décidé au début de l’année. Cependant, l’expérience débute lors des préparations avec de véritables défis, que ce soit sur le choix du projet, la cohésion de groupe, le financement et la logistique. Ce travail acharné qui dure les neuf mois scolaires aboutit non seulement à la réalisation du projet en tant que tel, mais à une expérience personnelle et collective difficile à égaler.

Mots-clés : International (30)

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