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En échange une fois… Erasmus toute sa vie !

Par Fredrik Berntsson

Avec un si grand nombre d’étudiants internationaux à Polytechnique, et avec une cohorte de quelques centaines d’élèves partant vers les établissements d’ingénierie répartis à travers le monde, les programmes d’échange témoignent d’une réelle richesse au niveau culturel, sans oublier l’expérience incroyable que cela procure. Voici un petit échantillon, avec Alexia (France) et Fredrik (Suède)
en échange à Montréal répondant aux mêmes questions, ainsi que Sandrine, encore sur le beat madrilène depuis son retour d’Espagne.

Alexia Ho École Nationale des Ponts et Chaussées, Paris, France

1. Pourquoi as-tu choisi Polytechnique de Montréal en particulier ? De quelle réputation bénéficie l’École à l’étranger ?

J’ai choisi Poly surtout pour la qualité de la formation offerte. Les cours offerts dans l’orientation projets internationaux du département de génie industriel me plaisaient énormément.
Je voulais faire le cours Poly-Monde, et donc je m’y suis prise à l’avance pour pouvoir signifier ma motivation aux bonnes personnes. Ça a marché ! C’est pour ces raisons que je suis en échange à Poly : des cours très intéressants correspondants à mon projet personnel et professionnel. L’École bénéficie d’une bonne réputation. Mais c’est aussi parce qu’elle est à Montréal que cela est intéressant. Souvent les Français sont attirés par l’Amérique du Nord.
Le Canada, fait partie des cibles.

2. Comment se passe ton intégration au sein de l’École ?

J’ai vécu un très bon accueil de la part des étudiants de polytechnique. C’est remarquable.
Depuis l’arrivée à l’aéroport, jusque dans les locaux par Annick Corbeil et ses collègues, tout est fait pour faciliter notre intégration. Dans mon école, un tel accueil n’est pas réservé aux étrangers. C’est tout à l’honneur de l’accueil des québécois qui ne s’est pas démenti.
Je trouve que le club COPEC est juste fabuleux. C’est vraiment génial d’offrir aux étudiants l’opportunité de faire des excusions dans des endroits typiques du Québec et d’ailleurs. En tant qu’étranger, on ne pense pas forcément à aller aux bons endroits, on ne connaît pas tout…. le festival de country était vraiment génial par exemple, et on n’aurait pas pensé à le faire sans le COPEC.

3. Est-ce que la vie étudiante que Poly offre te plaît (comités, activités sportives,…) ?

Oui, la vie étudiant est trépidante et très dynamique. On ne sent pas de frustration. Il n’y a que de l’énergie à revendre, c’est très agréable. Les infrastructures sportives sont aussi un atout majeur pour Poly. Le CEPSUM est incroyable et très bien géré.

4. Qu’aimerais-tu retenir de cette expérience à la fin de ton échange?

Une belle expérience entourée de Québécois. Quitte à être à Montréal, autant l’être à la Québécoise. J’espère repartir avec le maximum d’expressions de chez vous, et de nouvelles amitiés.

Fredrik Berntsson Chalmers University, Gothenburg, Suède

1. J’ai choisi École Polytechnique parce que je pense que c’est une école avec une bonne réputation mais aussi que la ville Montréal à une bonne réputation. Aussi, un de mes objectifs avec mon échange, c’est que je veux améliorer mon français et Polytechnique et Montréal sont parfaits pour ça. Allez Poly !

2. Je pense qu’il y a beaucoup des choses à faire lors de l’intégration et c’est très bien !
Malheureusement, je ne pourrais pas participer à toutes les activités, mais celles auxquelles j’ai participées ont été bonnes. J’ai participé à certaines activités du COPEC et je les ai aimées. Aussi Victor Poudelet a fait un bon travail avec l’intégration des étudiants en échange.

3. Il y a beaucoup des choses à faire et le seul problème est qu’il n’y a pas assez de temps pour tout ! C’est un peu difficile d’étudier en une autre langue et tout prend plus de temps que d’habitude.

4. Après une année à Polytechnique je crois que j’aurai beaucoup appris, surtout le français mais aussi sur la culture Québécoise.

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Sandrine Reny Politecnica de Madrid, Espagne

1. Comment avez-vous trouvé l’accueil dans votre université hôte ?

En général, l’accueil a été assez mauvais. Au début de l’année, il y avait toujours pleins d’étudiants avec des questions au bureau international, et pas beaucoup de gens compétents pour y répondre. J’ai simplement reçu un livret avec la liste des cours, et je devais choisir et faire mon horaire avec ça, mais avec tous les cours qui finalement ne se donnaient pas, ou ceux dont l’horaire avait changé, ça a été un peu compliqué. Les gens du bureau international n’étaient pas tous bien renseignés sur les cours, donc il fallait beaucoup chercher l’information au début. Ça a pris pas mal de temps (plus d’un mois et demi, voire 2 mois pour certains étudiants) pour avoir un numéro de matricule, et ainsi avoir accès aux sites des cours et aux documents. Nous n’avons reçu aucune information sur la ville, sur comment chercher un logement, sur des “trucs et astuces” pour vivre là-bas. Le bureau international réglait seulement les inscriptions aux cours, mais rien de plus. Il n’y a eu aucune activité de présentation de l’école ou de la ville, et absolument aucune activité pour que les étudiants en échange puissent se rencontrer.

2. Comment avez-vous trouvé la réadaptation à votre milieu depuis votre retour ?

C’est très difficile de se réadapter à notre ancienne vie. Le rythme de vie est très différent, nous étions habitués à faire des rencontres tout le temps avec des gens d’un peu partout, de découvrir une culture, de voyager, et maintenant revenir dans la routine, dans le connu et l’habituel, c’est un choc assez brutal.

3. Pouvez-vous comparer la vie étudiante de Poly à celle de votre université d’accueil ?

Dans mon université, il n’y avait pratiquement pas de vie sociale. Il n’y avait pas la richesse de la vie sociale que nous connaissons, avec tous les comités, les activités, les 5, 7, les partys, les sorties, les ateliers, etc. Là-bas, les gens vont à l’école seulement pour aller en cours et étudier. Donc c’est beaucoup plus dur de rencontrer des gens. Il y avait quelques comités, mais ils étaient tout petits et très peu actifs, rien de comparable à Poly, avec ses comités et ses sociétés techniques. Il y avait aussi quelques équipes sportives mais c’est tout. Il y a eu une fête organisée dans l’école à chaque session, et rien d’autre. Le seul moyen de rencontrer des gens était donc dans les cours.

4. Qu’avez-vous retenu de votre expérience à la fin de votre échange ?

Je crois que c’est encore tôt pour réaliser vraiment ce que cette expérience m’a apporté, surtout que je ne me sens pas encore tout à fait revenue. Mais pour l’instant, je crois que simplement le fait de réaliser que j’ai vécu un an à l’autre bout de l’océan, que j’ai étudié dans ma troisième langue, et que j’ai été capable de me débrouiller avec l’administration espagnole, c’est déjà quelque chose. Au point de vue personnel, ça m’a apporté beaucoup de maturité et d’assurance, mais je crois que ça m’a surtout apporté l’envie de continuer de voyager, d’aller travailler à l’étranger, de continuer d’apprendre des langues et de vouloir toujours rencontrer des gens qui viennent d’ailleurs. On se construit tout un monde pendant un an, et c’est dur de le quitter à la fin, mais je crois que c’est une expérience inoubliable et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu vivre quelque chose d’aussi incroyable pendant un an.

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