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Piknic Électronik Turbo

Comble de malchance pour ce début de fin de saison du Piknic Électronik, la température plutôt fraîche des derniers week-ends jumelée à un ciel nuageux aura quelque peu assombri la feuille de route de cet été qui avait pourtant été presque sans tache jusque là. Malgré la vingtaine de degrés et le vent frais soufflant sur le St-Laurent à cette période de l’année, les ondées ont cependant épargné le parc Jean-Drapeau, si ce n’est que de quelques gouttes rebelles qui se sont glissées entre les nuages. Aucune raison donc de se préoccuper outre mesure de la température pour manquer un dimanche tout en musique et en hot-dogs à quelques minutes du centre-ville.

Le 12 septembre dernier, c’est
Turbo Recordings qui était à l’honneur sur les deux scènes du Piknic, avec la participation de quelques uns des artistes-phare du label dont Mike Mind,
Thomas Von Party et PoPof.

Fondé au tournant des années 2000 par Tiga, producteur montréalais et grand-frère de Thomas Von Party, le label est parvenu à se tailler une place respectable dans le spectre de la musique électronique, quelque part entre la house et l’électro. Les têtes dirigeantes de l’étiquette ont d’ailleurs réussi à hisser leur organisation au niveau actuel sans jamais perdre de vue les artistes de Montréal, qui ont ainsi l’occasion de partager les scènes de nombreuses villes du monde aux côtés de vedettes internationales également signées sur le label. Ainsi, des artistes locaux tels que
Chromeo et Mateo Murphy sont en mesure de jouir de la réputation de Turbo Recordings, bâtie entre autre grâce à la production d’albums d’artistes tels que
Boys Noize, The Hacker ou Moby.

Cette notoriété acquise par le label lui a permis d’attirer des artistes de tout acabit, explorant différentes avenues et incorporant différentes influences à leurs compositions. Idéal, donc, pour une journée au Piknic Électronik, où il est possible d’exhiber une grande variété de genres à un public lui aussi varié et curieux de faire des découvertes. C’est sur cette diversité qu’ont misé les locaux
Mike Mind et Thomas Von Party, tout comme le français PoPof qui avait déjà attiré passablement d’attention lors de son passage à l’Igloofest plus tôt cette année. La présence de ces artistes a donné lieu à des sonorités très dansantes qui ont su rejoindre les plus valeureux festivaliers, ceux présents durant de la journée, à contre-courant des frileux.

Sur la scène STM dédiée aux artistes locaux, les guerriers de longue date Seb Diamond et Brendon Duvall
ont présenté leur sélection de pièces dignes de leur résidence au Velvet sous le couvert de leur soirée Night Trackin’.
Ces héritiers de Turbo Crunk en ont on vu d’autres et savent comment opérer les consoles pour parvenir à relever des compositions d’autres artistes grâce à leur propre style d’acid, de techno ou de house. Performance certes différente de celle à laquelle on est habitué de leur part, principalement dû au fait que l’on n’a pas tous les jours la chance d’assister à une de leur représentation en plein air, ce qui apporte une nouvelle dimension à leur son que l’on a appris à connaître dans le contexte d’une salle alors que la nuit est déjà avancée, tout comme le nombre de consommations.

En espérant que la température soit plus clémente avec les festivaliers qui semblent un peu plus frileux qu’à
l’habitude, le rendez-vous du Piknic Électronik du 19 septembre mettra en vedette Maudite Machine, MadKids
ainsi que Riva Starr. Le rendez-vous suivant permettra quant à lui d’assister aux performances de Vincent Gauvin et de Josh Wink alors que le dernier Piknic
de la saison présenté en collaboration avec POP Montréal présentera Terence Kissner, Hatchmatik et Swayzak.

Il ne reste plus que trois dimanches pour profiter de la musique en plein air avant que la saison ne s’achève. Une dernière occasion de fêter à l’extérieur avant que l’Igloofest, puisque ce n’est qu’en janvier prochain que l’on aura à nouveau la chance de danser dehors…
en costume de ski.

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