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Liberté de savoir

Tous les gens qui ont étudié en sociologie ou en sciences humaines s’apparentant vous diront que le concept de liberté est une invention de notre société pour nous laisser croire que nous le sommes.
Nous laisser croire qu’on est privilégié et ainsi se sentir mieux dans notre monde. Bon le concept de liberté c’est toujours subjectif et ça dépend toujours du point de vue de la personne qui en parle. Venant d’un Nord-Américain, la liberté pourrait vouloir dire : n’avoir aucun attachement que ce soit financier, relationnel ou social, ou simplement de pouvoir aller à l’école apprendre et développer son sens critique. Pour un Burkinabé qui vit dans un petit village, le concept de liberté pour c’est plutôt…
en fait, il ne se pose pas la question, il essaie simplement d’améliorer son sort. Ceci étant dit, je ne m’avancerai pas sur ma position sur le sujet mais plutôt sur la liberté du savoir. Est-ce que le savoir et les connaissances de l’humanité devraient être un concept complètement souverain et universel ou est-ce que c’est tolérable d’avoir un contrôle sur le savoir ?

Beaucoup répondront rapidement à la question. Bien sur que ça devrait être universel. Pourtant, nous utilisons tous un médium qui est en train d’aller contre ce courant de liberté.
La liberté du savoir commence par la liberté de choisir. Choisir le thème qui nous intéresse mais surtout choisir comment nous allons apprendre, choisir la source. Ce médium, c’est le web, la toile, l’Internet, le http slash slash www, mais plus précisément…
GOOGLE. Donnons à César ce qui lui revient, Google est un outil de recherche absolument incomparable de par sa méthode et son algorithme hyper puissant. Google est alors devenu un leader mondial sur le plan économique grâce à son efficacité et au génie des créateurs. On peut maintenant considérer Google comme l’empire du web.

Qui dit empire dit contrôle. Contrôle de l’information.
Big Brother, plusieurs en sont inquiets tout en sachant n’avoir pas trop de contrôle dessus. Gmail, l’application de messagerie de Google, garde une tonne d’information en mémoire sur votre identité et garde aussi le type de recherche que vous faites sur Google (on justifie ça par le souci d’amélioration des services, ce qui n’est peut-être pas faux). Plusieurs diront que ce n’est pas si grave que Google sache que je fais une recherche pour la vidéo Suprised Kitty, qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire avec cette information ? Peut-être, mais si je m’intéresse au fonctionnement des bombes artisanales ou aux infections transmises sexuellement, je n’ai peutêtre pas envie que ces informations sur mes intérêts soient gardées en mémoire pour être utilisées. Déjà, c’est bien plus facile pour un pirate d’aller chercher des informations sur les serveurs de Google si les informations sont là que si elles ne le sont pas ! Ça c’est pour la partie contrôle de nos informations personnelles. Il y a aussi le contrôle de l’information disponible.

Pour de plus en plus de gens, les Wikipédia de ce monde deviennent LA source par excellence, vous pouvez désormais faire, à l’aide d’une des nombreuses applications Google, une recherche dans un livre. L’objectif de Google est de rassembler l’ensemble des bibliothèques du monde en version informatique. À première vue, nous pourrions croire que c’est une bonne nouvelle. Notre petit Burkinabé dans son village aura accès à n’importe quel livre de la bibliothèque de Poly disons : équations différentielles. Déjà, on voit le potentiel. Sans blague, c’est fort. Mais lorsqu’on y réfl échit plus longuement, si Google possède la totalité du savoir écrit depuis le début de l’humanité, à quoi serviront les livres ? En fait, ça prendra un ordinateur pour lire un livre et ça, ce n’est vraiment pas universel.
Si Google possède l’ensemble de la connaissance, il pourra également choisir ce qu’il diffuse. Un peu dans la même lignée que Google Chine où certaines recherches sont bloquées à la demande du gouvernement. Ça c’est la vraie démocratisation du savoir.

Le savoir c’est un peu comme l’économie, s’il n’y a qu’un seul joueur qui domine la partie, il nous tient par les couilles et ça, ce n’est pas agréable.
Je ne suis peut-être pas la bonne personne pour vous dire ce qu’est la vraie liberté, mais ce qui est certain c’est que ce n’est pas Google ! Pour ceux qui sont des inconditionnels de Google et qui ont lu jusqu’ici en se marmonnant : « check le gars au dessus de Google, je le verrais bien faire un travail de session sans Google. » Effectivement, je ne suis pas assez un gars de principe pour me rendre la vie aussi compliquée mais j’essaie toujours de modérer ! À noter que je n’ai pas parlé de Facebook et de la publicité super orientée sur vous…
peut-être dans une autre chronique !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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