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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Nightlife montréalais : mes 2 endroits préférés

J’ai un ami banlieusard qui se plait à dénigrer Montréal : « C’est laid, ça pue, y’a trop d’itinérants et Y’A JAMAIS DE PARKING ! » Mis à part le fl agrant problème qu’il manque du stationnement au centre-ville et que le métro de Montréal ferme beaucoup trop tôt ( même celui de Boston est ouvert 24 heures ! ), mon ami concède que le « nightlife » à Montréal est 100 fois mieux qu’en banlieue. Que ce soit pour une terrasse, un bar, une boîte de nuit ou même un lounge, Montréal regorge d’établissements pour faire la fête ou pour relaxer et prendre une bière entre amis.

Brasserie Benelux
[245 Sherbrooke, Ouest]

Convenablement située entre le Quartier Latin et le centre-ville, la micro-brasserie Benelux est facilement accessible en transport en commun (les stations Saint-Laurent et Place-des-Arts sont à proximité), mais un peu moins en voiture.
De toute façon, les bières brassées sur place sont tellement bien confectionnées qu’il est peu recommandé de prendre son véhicule après.
En termes d’ambiance, on retrouve ici 3 environnements distincts dans un même établissement. Tout d’abord, une terrasse spacieuse et tranquille borde la rue Sherbrooke ; il y a également une section qui profite de l’ombrage naturel des arbres. À l’intérieur, deux sections ont été aménagées. La première ressemble beaucoup plus à un bar, avec ses petites tables rondes alignées à côté des fenêtres. Le haut plafond donne d’ailleurs un sentiment d’espace. La deuxième prend des airs de lounge : cette zone est construite sur un plancher surélevé par rapport au bar, et avec ses banquettes et sièges en cuir noir, on se croirait dans une sorte de section VIP. Personnellement, j’adore cet agencement particulier, car il convient parfaitement à mes différents types d’humeur : estival, hipster ivrogne, ou encore chic décontracté.
Évidemment, l’attraction principale de la brasserie Benelux est bien entendu sa vaste sélection de bières.
De la Ergot (bière triple de saison au seigle tirant 9,2 %) médaillée d’or au Mondial de la Bière de Montréal en 2009 à la Abricot cream ale qui n’est pas sans rappeler la Saint-Ambroise Abricot (mais avec un goût moins «
artificiel »), il y en a pour tous les goûts.
En termes de goût personnel, je préfère la Gaia « witbier » (bière blanche) et la Ganzfeld « hefeweizen », deux bières légères et savoureuses tirant 4,8 %.
Les soirées « cask » sont également populaires : essentiellement, quelques micro-brasseurs se réunissent au Benelux pour servir de la bière mise en petit baril (ou cask). Du houblon est préalablement ajouté dans le
« cask » : la bière est ainsi un peu plus
« tablette », mais elle est également beaucoup plus goûteuse.
La brasserie Benelux vend également une sélection de cafés, de paninis et de hot-dogs européens. Idéal pour combler un petit creux ou réveiller les neurones endormies/pompettes. En conclusion, la Brasserie Benelux n’a
absolument rien à envier aux autres micro-brasseries, loin de là.

Bar Passeport
[2037 rue St-Denis]

À mon avis la meilleure boîte de nuit
« underground » à Montréal, littéralement et figurativement. Le club, situé dans un sous-sol (juste au-dessous du Café Chaos), propose de la musique électronique en marge de la scène commerciale. Toutefois, les DJs du Passeport ne se contentent pas de jouer de la musique du même genre musical non plus : chaque soir de la semaine propose un différent style.
Mardi, c’est les soirées OCDJ avec différents style de musique électronique hardcore. Mercredi, c’est la soirée Rebirth avec DJ Nihil. L’industriel est à l’honneur, que ce soit sa variante électronique ou métal : ainsi, un morceau de Rammstein peut être suivi d’une chanson électro-industrielle de Combichrist.
De plus, il n’est pas rare de voir des gothiques danser sur le dancefl oor sur un «beat» électronique: je vous jure, c’est hallucinant à voir. Jeudi, c’est le tour des soirées Forward Music, où le dubstep et le trip hop côtoient l’électro et le drum & bass. Vendredi, les nuits Exotek combleront les fanatiques de techno, house et trance (dont je suis)
avec les DJs Anna Rita, BenP & Mart et invités. Et oui, il y a du trance à Montréal pendant les heures de club normales : il suffisait de chercher un peu. Finalement, les Samedi soirs mettent les Electro EBM, NEW Wave et Alternatif à l’honneur lors des soirées Different Mode.
Un autre élément qui distingue le Passeport des autres bars et clubs montréalais est la clientèle fidèle, marginale et ouverte d’esprit, comme l’indique si bien le site web du Passeport.
Sérieusement, cette description de la clientèle est 100 % véridique, et j’ajouterais aussi que les fêtards sont très amicaux. Habituellement, je retourne très rarement dans le même club, mais dans le cas du Passeport, je suis toujours prêt à faire exception.
De plus, la variété d’alcool est grande, et coûte substantiellement moins cher qu’un club commercial. Et s’il vous manque d’argent comptant, la caisse est équipée d’un lecteur de cartes débit/
crédit, et il n’y a aucune surcharge. En somme, je ne suis même pas étonné que le Passeport ait célébré ses 28 ans d’existence cette année : ce lieu est réellement un incontournable de la scène « underground » de Montréal.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.