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Existe-t-il une cuisine québécoise ?

Un aventurier étranger à Montréal, David Bonnet va tester pour vous une série d’expériences culinaires et sensorielles au cours de la session pour que vous goûtiez autre chose que la saveur amère de vos intras.

Je rassure les patriotes, la cuisine québécoise existe réellement et j’ai pu en connaître davantage sur ses origines lors de ma visite guidée du marché Jean Talon et de la petite Italie.

Les aliments et la nourriture québécoises sont teintés des différentes cultures qui sont venues s’installer au Québec. Quand Christophe Colomb a découvert l’Amérique, il se croyait en Inde et il a nommé le maïs qu’il trouve en quantités « blé d’Inde ». Au fait, vous ne vous êtes pas encore posé la question sur ce mot comme moi ?

Ensuite, les Amérindiens, avec leur migration, ont amené les fèves et la technique de fumage qui était autrefois la seule technique de conservation avec le salage des aliments. C’est pour ça que l’on retrouve beaucoup de produit fumés comme la viande et le poisson.
Puis, c’est l’arrivée des pommes de terre, qui sont devenues est un plat typiquement québécois : « le pâté Parmentier
». Mais pourquoi Parmentier ?
C’est le nom qui célèbre les travaux de recherche d’un pharmacien français qui conclut la non dangerosité de consommer la pomme de terre ! Ce qui a contribué à contrer la disette en France.

Montréal est une ville multiculturelle
: on y compte plus de 80 ethnies.
C’est ce qui fait sa richesse culturelle, mais aussi culinaire. Je ne peux pas m’empêcher de faire le rapprochement avec la ville portuaire de Marseille en France qui a également vu arriver de nombreuses ethnies par bateau au fil des années. Ce qui en fait la capitale européenne en 2013 de la culture.
Maintenant passons à la visite du Marché Jean-Talon qui est le plus grand à Montréal au niveau des fruits et légumes, en plus qu’il est moins cher que le marché Atwater (selon le comité de Québécoises qui étaient de la visite).
Pour ce qui est des bons produits, je pense que c’est dans notre intérêt de consommer des produits québécois.
Sinon, que mangerions-nous s’il n’y en avait pas ? Des produits sans goût poussés aux engrais et on s’intoxiquera. Je citerai une phrase d’un célèbre cuisinier français : « c’est de la merde ! » mais là c’est à vous de retrouver son nom…

Pour vous y retrouver, sur le marché : les étals de couleurs verte, c’est des fermiers québécois et les blancs, des commerçants. Pour faire votre choix, voici le rapprochement avec la remarque intéressante d’un professeur de Poly sur une étude du magasin Ikea : si tous les clients des magasins Ikea (environ 170 millions) changent une ampoule ordinaire de 60 watts pour une ampoule a économie d’énergie à quelques dollars, cela supprimerait l’émission de pollution de 750 000 véhicules de la circulation.

Donc, si tous ensembles à notre niveau si nous favorisons les légumes et produits québécois sur ceux produits ailleurs en Amérique, nous pouvons réduire l’emploi massif de pesticides et la pollution avec leurs transports en provenance d’autres pays. C’est simple, non ? En plus d’en diminuer leur coût.

Maintenant, place à la dégustation et visite de la petite Italie : dans un premier temps, dégustation d’une salade de cactus chez un épicier mexicain. La salade était bonne mais au niveau service pas recommandable. Après, notre petit comité a eu le droit de dégustation au magasin « le marché des saveurs »,
une bière d’épinette, qui provient de la macération d’aiguille de cet arbre. C’est un mélange de goût d’anis, de pin et de limonade, mais c’est bon.

Ça remonte aux premiers européens venus s’installer au Québec. Ils mourraient du scorbut, jusqu’au jour ou ils ont suivi la recommandation des Amérindiens locaux et ont mâché de la gomme d’épinette (ce qui était en fait, de la boule de résine) ce qui les a sauvés.

Ensuite, on passe aux choses sérieuses : du fromage de chèvre du Québec accompagné d’un plat de boeuf fumé. Vraiment à essayer, pour ceux qui ne connaissent pas. Avec ses nouveaux produits et goûts, j’intègre un peu de la culture locale.

Enfin, plus amusant j’ai eu l’occasion de goûter des têtes de violon.
Kesako (Qu’est ce que c’est) ? Avant d’y toucher ont me dit que c’est toxique… quand elles sont ouvertes.
Parano, j’ai l’impression d’en voir des ouvertes, alors pas fou non ! J’ai pas envie de mourir avant d’avoir vu le premier hiver ! Mais quand on propose, faut goûter mais par petit bout pour faire plaisir. Comme ceux qui boivent du vin qui n’est pas bon, ils boivent en petites gorgées et leur verre est toujours plein. Comme ça ils ne sont pas resservis, et en plus ils disent qu’il est bon ! (technique à retenir).

En chicanant, avec mon petit comité de Québécoises, elles m’ont donné des bons plans bouffes, entre autres avec un petit resto québécois à essayer, la « binerie » sur le plateau Mont-Royal. Avec comme produits, la tarte au sucre, les fèves aux lards et le pâté chinois.

Maintenant, trucs de Québécoises
: au niveau des bagels pour toujours en manger des bons et en avoir en réserve, il faut les couper en deux, ce qui est fondalement important on m’explique, et les congeler. Comme ça, à leur décongélation on les toaste directement. À propos vous préférez les bagels Fairmount ou St-Viateur ?
Puis on me parle de pâté chinois.
Quand on me dit le mot chinois, je pense directement à des plats asiatiques.
Et quelle est l’origine du nom de ce plat, je demande : mais elles n’étaient pas unanimes.

Dans le prochain article, je ferai la suite de la visite de la petite Italie, avec une dégustation dans un bar avec ambiance italienne : le café Italia.
(Intéressant pour les originaires qui ont le mal de leur pays, ou les aventuriers du goût et de culture)

Et je parlerai de notre visite de Notre-Dame-de-la-Défense dans laquelle on me dit que l’on a fait les enterrements des derniers mafiosos.
Celle-ci est connue pour ces fresques avec la représentation de Mussolini.
Dont son portrait sur son cheval a été couvert durant la seconde guerre mondiale avec une bâche et non pas détruit pour préserver cette oeuvre artistique.
Ce qui prouve que le Québec est une terre de tolérance, ses différentes cultures donnent une richesse à la vie locale de Montréal… et à sa bouffe.

Si vous avez des idées ou des remarques sur un thème à explorer, je suis preneur. Section à essayer : une bonne pizzeria sur petite Italie « La Napoletana », selon mon comité de visite.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.