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Juste pour Rire

Cette année encore, le festival Juste pour Rire a remporté un franc succès. Au fil des ans, il est progressivement devenu le plus important festival d’humour du monde, et il continue d’attirer de plus en plus de visiteurs et de spectateurs qui viennent du monde entier. Plus de 2 millions de personnes s’étaient donné rendez-vous pour suivre ces festivités. La programmation reste un des points forts de Juste pour Rire, en affichant pendant le mois de juillet quelques-uns des plus grands comiques francophones avec entre autres Gregory Charles, Frank Dubosc, Rachid Badouri et Jeremy Demay. Le festival Juste pour Rire a également présenté une multitude de spectacles : 18 galas, bien sûr, qui rassemblent plusieurs grandes personnalités, mais aussi trois pièces de théâtre, une comédie musicale, des films ou encore des spectacles découvertes. Ces spectacles permettent de mettre en valeur les gens de la relève, fraîchement sortis de l’école. Au total, pas moins de 141 spectacles en salle et 39 performances de rue ont été présentés pendant toute la durée du festival. Un grand bravo à François de Bellefeuille, qui a remporté le prix Révélation de l’année pour sa performance au gala de Laurent Paquin. Le volet des Arts de la Rue, qui comprend des spectacles gratuits en plein air, a pu profiter pleinement de la nouvelle Place des Festivals. Ce déménagement a été réussi, particulièrement pour Victor, le célèbre bonhomme vert du festival. Il a su une nouvelle fois attirer son public et faire rire toute la famille lors de pièces de théâtre extérieur. Le Grand Charivari, véritable carnaval de Montréal, a su rassembler les foules, tout comme le traditionnel défilé des jumeaux. Certains spectacles encore en supplémentaires même après la fin du festival montrent que le bilan de cette 28e édition du festival est plus que positif. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition pleine de surprises !

Il était une fois… Dubosc

Frank Dubosc est bien connu par les festivaliers avec les divers Gala qu’il a animés avec Stéphane Rousseau au cours des dernières années. Cette année, il a voulu nous présenter aussi son histoire à nous, public. Avec seulement deux représentations, la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts était bondée samedi le 24 juillet. Fidèle à lui-même, nous avons eu droit à une entrée spectaculaire avec des effets pyrotechniques et la narration de Dieu créant Frank Dubosc.

Rapidement, nous avons fait la connaissance de Kikito, l’enfant moche plein d’imagination qu’il a été aux yeux de sa mère. De façon chronologique on découvre son enfance et ce qui fait de lui une personne à laquelle on peut s’identifier en tant que commun des mortels. Il nous a raconté des exploits tout a fait absurdes comme durant ses spectacles précédents, mais cette fois ci en étant le fruit de l’imagination d’un petit garçon. Il a sut interagir avec le public et nous avons fait la connaissance de quelques spectateurs. Certains on eu une leçon de danse disco pour accéder à notre niveau de « frime ». Ils ont bien voulu se ridiculiser pour nous divertir.

L’évolution sur scène correspondait à celle de Kikito vers Franky avec des tranches de vie remplie d’humour et d’improvisations. Pour un spectacle de deux heures sans entracte, cela a été bien drôle. Le public a offert une ovation à son « idole », ce qui montre une certaine responsabilité à la création de Franky, le monstre aimé de tous.

Gala français

Le vendredi 23 juillet, au Théâtre St-Denis, se donnait le Gala Français Vidéotron dans le cadre du festival Juste pour Rire. L’animateur de la soirée n’est autre qu’Édouard Baer, venu plus tôt dans le mois, présenter sa comédie Miam Miam au Théâtre du Nouveau Monde. Le spectacle débute comme un procès pour savoir si les Français sont vraiment maudits. Les rideaux se lèvent sur des danseurs, une chorale et bien d’autres éléments venus enrichir la mise en scène. Édouard Baer fait alors son entrée, en remerciant le public pour la soirée comme si cette dernière venait de prendre fin. Le metteur en scène, Serge Postigo, intervient alors pour lui expliquer que le spectacle commençait et ne prenait donc pas fin. Baer n’en est convaincu que lorsque Postigo lui rappelle qu’il a signé un contrat. Baer reprend alors ses fonctions d’animateur, plaisante avec certains membres du public qui cherchent encore leurs places. Puis, les artistes s’enchainent. Rachid Badouri, Stéphane Poirier qui reprend des chansons des Beatles avec paroles de chansons québécoises, Ben & Jarrod en mimes, le comte de Bouderbala, Réal Béland en Henri Latreille, les Échos-liés melant hip-hop, humour et chant, Laurent Gerra qui ridiculise le couple présidentiel français. Après l’entracte, d’autres artistes tout aussi drôles présentent leur sketch : Nabila Ben Youssef la seule femme humoriste du spectacle, Jeremy Demay l’artiste qui a eu la plus grande standing ovation, Ary Abittan qui trouve que les couples mariés, c’est has-been, le magicien Vincent C. qui a présenté des tours, Michael Gregorio qui a poussé la vocalise, et enfin Stéphane Rousseau qui a raconté son passage aux douanes américaines. En conclusion, ils ne sont pas si maudits que ca les français !

L’Avare

La pièce L’Avare de Molière était présentée jusqu’au 31 juillet dernier au Monument-National. Créée au Théâtre du Palais-Royal en 1668, la pièce est considérée comme étant la plus accessible du registre de Molière, très certainement l’un des maîtres de la Comédie-Française. Dans L’Avare, Molière se moque de l’égoïsme et de l’avarice maladive d’un bourgeois tyrannique.

C’est à Serge Postigo qu’est revenue la tâche de monter L’Avare dans le cadre du festival Juste pour Rire cette année. Il a choisi une mise en scène à la traditionnelle, sans éclairage électrique. En effet, c’est grâce à plus de 2 000 chandelles qu’on a pu observer le jeu des comédiens, dont Luc Guérin dans le rôle d’Harpagnon, Bruno Marcil (Cléante), Salomé Corbo (Élise), Éric Bruneau (Valère) et Marc Beaupré (La Flèche).

La pièce en 5 actes raconte les tribulations d’Harpagnon et de ses deux enfants, Élise et Cléante. La première est amoureuse de Valère, un gentilhomme qui s’est mis au service de son père afin de rester près d’elle. Cléante, lui, désire épouser Mariane, une jeune femme pauvre, mais ravissante. Tous deux redoutent le moment où ils devront l’annoncer à Harpagnon, tant ils craignent que son avarice ne contrarie leurs projets. Et avec raison, car lorsque leur père leur dévoile enfin ses intentions, ils sont consternés : il a l’intention d’épouser la jeune et jolie Mariane et de donner en mariage à ses enfants, une veuve et un vieux riche qui accepte Élise sans dot. Évidemment, les deux enfants n’acceptent pas que leur sort soit retravaillé de cette façon et devront prendre les choses en main…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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