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Cirque philosophique

Autre compagnie québécoise, Les Confins présentent leur premier spectacle RUP-TURE(s). Le metteur en scène Kevin McCoy et le directeur artistique Sylvain Genois sont partis de leur intérêt commun pour le philosophe russe Léon Chestov pour construire ce spectacle. Il aborde la relation à autrui et la possibilité de connaître l’autre et de se connaître.

Léon Chestov décrit le concept de rupture comme « un vertige devant l’inconnu, un instant qui culbute sur lui-même ». Ce vertige est très bien rendu par une mise en scène très sombre, avec quelques objets qui bougent et flottent dans les airs au rythme du spectacle. La musique est très discrète, plutôt présente comme bruitage. Elle est réalisée sur scène par le percussionniste/improvisateur Frédéric Lebrasseur. Le théâtre constitue la colonne vertébrale du spectacle, qui joue un rôle fédérateur en apportant l’histoire au public. Ici, le cirque n’est pas une fin mais un moyen. Les différentes disciplines (trapèze ballant, corde lisse, main à main, yoyo…) appuient l’histoire, et sont complétées par des chorégraphies de danse contemporaine.

Les amoureux inconditionnels du Cirque du Soleil n’y trouveront peut être pas leur compte, mais ceux qui désirent voir autre chose et découvrir un autre aspect du cirque seront intéressés par RUP-TURE(s). Par leur processus de création ouvert et ce mélange des genres, Les Confins réussissent à créer un nouvel espace prometteur pour le cirque contemporain.

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Crédit photos : Alexandre Galliez

Mots-clés : Cirque (54)



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