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Mission accomplie

Le nom de Boogat existe depuis un certain temps déjà dans le monde québécois de la musique. Il a déjà signé quelques albums, entre autres Patte de Salamandre, accompagne plusieurs artistes et il est aux côtés de Ghislain Poirier comme MC lors de ses performances depuis un moment déjà. Il restait par contre relativement dans l’ombre de Face-T qui interprétait les hits plus connus du « roi d’la bass ». C’est sur le dernier album de Ghislain, Running High, que j’ai vraiment accroché sur Boogat avec le morceau Que Viva. Quand je dis accroché, c’est accroché comme avec un hameçon de 9 pouces de long pour pêcher le requin blanc. Notre attention était là, manquait plus qu’un peu plus de matériel. Il est venu lors de Masala Sono lors de la célébration de leur 5e anniversaire, pendant les FrancoFolies. On a assisté à une performance mettant en vedette Boogat présentant un petit choix de morceaux bien intéressants mais par contre un mixing pas au point, quelques lacunes techniques et une qui savait pas trop où elle était. Tout de même, on a senti qu’il y avait beaucoup de potentiel et on s’est dit, ça, c’est à suivre. Qu’est-ce qu’on apprend un peu plus tard ? Un mixtape est en train d’être préparé. Là, on avait le poil des jambes excité, et avec raison. Le résultat est splendide.

On a, d’un côté, un Boogat solide dans son rap latino qui reprend avec merveille plusieurs bonnes trames « électropicales », et de l’autre, le tout remixé à la sauce Poirier avec un résultat plus que satisfaisant. Le son me rappelle ce que j’ai déjà pu entendre dans les séries «Tormenta Tropical» aux États-Unis, pas très loin de la frontière mexicaine, où l’électro se mélange à une chaude musique latina. Les trames de El Hijo de la Cumbia ou d’Uproot Andy ramènent cette impression, et on la retrouve encore avec la très percurtante Gloria de Poirier. Les paroles ne sont pas aussi rafinées que pour Que Viva, mais on retrouve des thèmes récurrents qui donnent une bonne impression générale à la mixtape.

Dans l’ensemble, seul l’avant-dernier morceau, Wakala, me semble un peu dénoter du reste, mais heureusement, Me Voy Pa’ Brooklyn termine le tout en beauté. On a hâte de voir la suite !

Mots-clés : Musique (217)



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