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Spectacles du Festival de Jazz 2010

DJ Food, Kid Koala, The Slew, Spank Rock et Émilie Simon

(par Francis-Olivier LeBlanc)

Il faudrait vraiment manquer d’humilité pour dire que Kid Koala n’a pas de talent. C’est en le voyant qu’on peut vraiment considérer les platines comme un instrument à part entière. Le programme triple au Métropolis a débuté par DJ Food, qui a réchauffé la salle lentement, mais sûrement avec des rythmiques lounges sans trop s’énerver sur ses tables tournantes.

Un remix assez subtil du gros hit des White Stripes en version reggae a redonné vie à la chanson. Parfois des rythmes rock’n’roll et d’autres fois hip-hop/électro. Également, un remix de Next Episode de Dr. Dre et Snoop Dogg simplement par la variation des fréquences de la voix (un peu débutant comme approche). La batterie sur scène nous donnait des idées pour la suite avec Spank Rock. Deux DJs un peu plus énergiques et qui seront accompagnés rapidement par un batteur qui donne encore plus de rythme. Un MC au jeans un peu trop serrés est arrivé dans la place pour faire danser les gens.

Avec l’attitude de Michael Jackson et la voix du MC de Massive Attack, il a réussit sa tâche mais selon moi, sa présence n’était qu’impureté. Le héros de la soirée enfin arrivé, Koala, seul devant 3 tables tournantes (5 à un certain moment). Lui qui a acheté sa première à New York avec sa mère à l’âge de 12 ans avec ses économies de camelot, nous offre une prestation assez impressionnante entre autre de Drunk Trompet, où il fait des gammes de trompette sur un beat jazzé, en scratchant sa platine… de quoi vous faire tomber la mâchoire. Il s’amuse également à déplacer le diamant de sa table pour jouer plusieurs notes de violons sur un hymne à sa maman, Moon River (ça ce n’est pas débutant). Il a ensuite été accompagné par The Slew, un groupe composé d’un autre DJ, d’une guitare basse et d’une batterie. Ça déplaçait de l’air, mais selon moi Kid Koala n’a pas besoin de s’entourer pour assurer !

J’ai dû quitter avant la fin de la soirée puisqu’Émilie Simon se produisait au Club Soda le même soir. La Björk française (comparaison facile) qui a sorti un album en anglais à l’automne dernier semblait sincère dans sa joie d’être de retour à Montréal. Elle a surtout interprété, avec sa douce et unique voix, des pièces de son dernier album, mais aussi Opium, Je sombre et pour son rappel, Le désert, la pièce qui l’a fait connaitre. Ce fut très brut comme son. Une batterie parfois même accessoire puisqu’elle s’organise très bien avec tout ses gadgets électroniques. Elle a fait la majorité de ses pièces derrière son clavier et ses accessoires qui génèrent des sons électros très intéressants. C’est essoufflant de la voir gérer tout ça ! Pour vous qui l’avez déjà vu en spectacle, elle portait fièrement sa manche munie de boutons pour moduler sa voix et y mettre des effets. Je ne sais pas si c’était dû à la fatigue auditive, mais j’ai trouvé le son particulièrement fort. Ce qui nuit parfois dans la musique électro puisqu’on perd certaines subtilités dans tous les sons. On a quand même eu droit à 2 pièces acoustiques pour faire chanter la foule, mais la force d’Émilie Simon demeure dans l’électro.

Mike Stern Band

(par Alexandre Luca)

« I could tune it for hours, it’s still going to be slightly out of tune, no matter what… That’s part of my sound » dixit le guitariste vedette, rictus aux lèvres, en accordant sa Telecaster. Mike Stern est bien connu dans le milieu du jazz fusion, où il joue un peu le rôle du guitar hero par excellence. Une sorte d’enfant terrible du genre, il compose comme il lui plaît, joue comme il l’entend, et pendant ses débuts, apportait des influences de blues et de rock que plusieurs amateurs de jazz plus conservateurs qualifieraient sans doute d’inconvenantes. Son style de composition s’est, depuis une dizaine d’années, rapproché d’un jazz légèrement plus standard, tout en conservant une sonorité typique « Mike Stern ».

La formation du Mike Stern Band est exactement la même que lors de sa visite au festival en 2003 : Bob Franceschini au saxophone ténor, Lionel Cordew aux percussions, et l’incomparable Alain Caron à la basse. Je confesse que je suis initialement allé voir le spectacle pour Alain Caron, croyant que Mike Stern serait la cerise sur le proverbial sundae. Oh, comme j’allais être agréablement surpris.

Ce qui frappe d’abord, chez Stern, c’est son sens de la démesure musicale. Il n’a aucune hésitation à enchaîner, dans une composition, une pléthore de solos exécutés par les différents instruments, tant et si bien que sur une pièce de 15 minutes, près d’une dizaine de minutes sont occupées par une forme ou une autre de solo. C’est très fusion, et je ne m’en plains aucunement. Mike Stern doit donc non seulement faire preuve de bon goût dans la composition de ses solos, mais aussi s’entourer de musiciens solides. Pas de souci à ce niveau, bien évidemment. Le fait qu’Alain Caron soit capable de plancher sur un groove complexe tout en s’attaquant à un problème technique sur son amplification (action qui demanderait 4 bras et deux cerveaux à un humain conventionnel) atteste un peu de la qualité desdits musiciens.

Les influences variées de Mike Stern transparaissent bien évidemment dans la composition : la mince ligne entre le jazz et le blues est souvent traversée sans hésitation, et on donne parfois même dans du groove solide, peu caractéristique pour un guitariste capable de faire déferler une avalanche de notes inspirées pour peu qu’il en ait l’opportunité.

En somme, je suis sorti de la salle de spectacle un peu médusé par la capacité de Stern à jouer un solo de 6 minutes parfaitement cohérent. Bien au-delà des aptitudes techniques, cependant, c’est l’attitude un peu déjantée du jazzman et son aisance à transgresser certaines convenances du jazz standard qui on su charmer un public très réceptif. Il ne fait aucun doute que Stern sera invité pour une édition prochaine du Festival, prêt à terroriser la vieille garde du cool jazz.

Karnival v.3: Rilly Guilty, Poirier ft. Face-T et Kode9

(par Philippe Sawicki)

Quoi de mieux que de célébrer le 20e anniversaire de Ninja Tune que d’organiser une soirée en compagnie de notre Poirier national accompagné de Face-T, ainsi que Kode9, venu tout droit de Londres pour l’occasion ?

Malgré un lundi soir (ou – techniquement – un mardi matin) tropical, plusieurs se sont déplacés pour venir assister aux performances offertes par les artistes signés au label, dans un mélange de soca, dancehall, dance, drum and bass et dubstep. Fusion des pièces de l’album Running High de Poirier et nombreuses expérimentations sonores de Kode9 (également auteur et Ph.D. en philosophie de l’University of Warwick), l’ambiance musicale ne pouvait mieux représenter l’identité du label Ninja Tune et la diversité des artistes qui le représentent. Température d’ailleurs tellement instable au cours des journées encadrant l’évènement que la soirée Sud-West prévue pour le lendemain, et mettant en vedette Poirier et Ghostbeard, a dû être annulée pour être remise au 27 juillet prochain, toujours à la brasserie McAuslan.

Seul élément « malheureux » de la soirée, le peu de personnes présentes pour assister au set de Rilly Guilty, exécuté d’une main de maître en première partie. Public sans doute peu nombreux lors de sa performance à cause de la tenue de l’évènement un lundi tard dans la nuit, mais peut-être également à cause à l’annonce de sa participation à peine quelques jours auparavant.

Think About Life

(par Éric Deschambault)

C’est avec beaucoup de scepticisme et d’appréhension que je me présente pour le spectacle de Think About Life, ce quatuor montréalais dont tout le monde parlait l’an dernier.

Simple feu de paille ? Même le Nightlife en avait fait sa première page ! C’est armé de deux albums, dont leur p’tit dernier, Family, qui n’est pas passé inaperçu et qui a suivi leur premier album éponyme, qu’ils ont pris d’assaut la scène d’un Club Soda quelque peu endormi… pas de première partie, et un lendemain de St-Jean-Baptiste (donc de brosse) en plus !

N’empêche, Think About Life réveille les foules et donne envie de danser !

Côté musique, la voix évasive du chanteur nous fait penser à Tunde Adebimpe de TV On The Radio, et l’énergie du groupe est très rock (The Strokes, Albert Hammond Jr., Arctic Monkeys), soutenue par des beats dansant. Comme We Are Wolves et autres projets rock-indie montréalais, Think About Life s’annonce un groupe qui sait surprendre et faire preuve d’originalité.

On en aurait pris un peu plus au Club Soda par contre… c’est à peine si le concert a duré une heure ! Et aucun moment d’improvisation ou d’inédit. Qu’importe, ils ont offert ce qu’ils avaient de mieux à offrir. Et ils le font très bien.

Andreya Triana, Bonobo et Mr Scruff

(par Francis-Olivier LeBlanc)

Pour les 20 ans du label Ninja Tune, un programme triple était au menu du Métropolis le 3 juillet dernier. Andreya Triana, chanteuse lounge-RnB britanique, nous a offert quelques-unes de ses pièces, entourée d’un trio de musiciens surtout rythmique. Bass drum, high hat, snare et ride pour la batterie, une guitare utilisant beaucoup ses harmoniques et une basse. Sa voix sensuelle et lounge à la Morcheeba donnait vraiment le goût de se commander un martini !

Elle a rattrapé sa courte prestation en partageant la scène avec Bonobo un peu plus tard. Nous avons pu entendre entres autres Days to come, The Keeper et Khetto. Sur scène, un clavier, une guitare, une basse, une batterie, une clarinette, une flûte traversière et un sax. Tous indispensables pour produire des mélodies harmonieuses, le batteur particulièrement ne se donnait pas la vie facile pour produire des rythmes complexes.

Les instruments à vents donnaient beaucoup de vie aux pièces, pour la plupart instrumentales. Bonobo met d’ailleurs la musique à l’avant-scène. Avec une foule aussi acclamante, nous avons eu droit à un rappel. C’est là que nous avons admiré le plein talent du batteur avec un solo éloquent ! Simon Green alias Bonobo a vraiment trouvé une bonne ligne directrice de création. Pour compléter la soirée, le DJ Mr. Scruff s’est produit seul et entouré de deux écrans où étaient projetés des petits dessins animés. Il n’y avait rien d’exceptionnel à voir… ni à entendre.

!!! (Chk Chk Chk)

(par Éric Deschambault)

Jazz, pas jazz, on danse…

Le Festival de Jazz est reconnu pour en être un de tous les horizons. Sa programmation éclectique est probablement sa plus grande force, rassemblant les jeunes de tout âge. La présence de !!! (à prononcer « Chk Chk Chk », allez savoir !) en est la preuve une fois de plus.

Se produisant devant un Club Soda à minuit le soir, l’octuor américain (dont les membres sont de New York, de l’Oregon et de la Californie) semblait également se demander ce qu’il faisait là. Pas le temps de faire trop de blabla, ils ont vite fait de mettre le feu au Club Soda, avec leurs chansons punks dansantes. Électro le groupe ? Pas vraiment, même si on a vite envie de se déhancher sur les beats funk/disco de cette joyeuse bande.

La présence scénique du chanteur Nic Offer, dont la voix (et l’écho) me rappelle sans cesse celle d’Andrew VanWyngarden de MGMT, est remarquable. Ce dernier ne manqua pas de souligner la sortie éminente du nouvel opus du groupe, Strange Weather, isn’t it ?, qui débarquera le 24 août.

Espérons que ce nouvel album propulsera le groupe dans les plus grandes salles, ils ne méritent qu’à être mieux connus.

Victor Wooten

(par Alexandre Luca)

Beaucoup considèrent Victor Wooten comme un des grands (sinon le plus grand) des bassistes modernes. Virtuose et philosophe de l’instrument, il offre un spectacle vraiment unique, autant par son aptitude technique que par le langage musical qu’il a développé avant même de bien savoir parler. Assumant ma nature de bassiste et de mélomane élitiste, je n’ai pu faire autrement que de graviter, le 26 juin dernier, vers le Théâtre Maisonneuve.

Rares sont les amateurs de Victor Wooten qui ne sont pas carrément des inconditionnels du jazzman. Ergo, la salle était animée d’une fébrilité certaine. Je n’ai pas vraiment pu faire autrement que de succomber un peu, moi aussi, à cette excitation bon enfant. Même l’étrange couple de vieillards passablement éméchés à côté de moi tombèrent sous le charme ambiant dès que les lumières se tamisèrent. Parmi les points qu’on peut accorder à Victor Wooten, il y a sa capacité à bien s’entourer. Si les musiciens avec qui il joue changent régulièrement, on retrouve souvent un incontournable : Regi Wooten, son frère guitariste. D’entrée de jeu, Victor présente les talentueux musiciens qui l’accompagnent sans lésiner sur l’humour (on apprendra qu’il surnomme affectueusement le claviériste, seul blanc de la formation, « white chocolate »).

Les amateurs de haute-voltige technique furent évidemment servis. La capacité qu’a Victor Wooten d’enchaîner une spectaculaire avalanche de notes dans son style de slap hyper percussif a énormément contribué à sa réputation légendaire, et le public a eu droit à quelques passes à couper le souffle. Pour un mélomane confirmé, voir (et surtout entendre) Wooten à l’œuvre donne l’impression d’être un enfant obèse dans une confiserie : trop de concepts à déguster, de détails à assimiler. Pourtant, et c’est selon moi ce qui fait la particularité de Victor Wooten, le jazzman vedette accorde davantage d’importance à la communication musicale et au fameux « groove ». Son entourage musical se doit donc de démontrer un langage musical poussé, en plus d’être d’une habileté technique hors-pair. Ainsi, lorsqu’un des membres du quatuor se lance de façon impromptue dans un solo ahurissant, le reste des musiciens, sans se concerter, évolue dans une nouvelle direction, en n’ayant que le sacrosaint « groove », mentionné précédemment, comme fil conducteur. Même pendant les passes les plus rythmiquement absurdes, on discerne encore ledit fil conducteur. Ainsi, si le spectacle de Victor Wooten est capable de satisfaire les plus exigeants sur le plan de la technique et de la composition, les néophytes du jazz y trouvent également leur compte : je sentais souvent mon siège bouger sur le beat par l’action des autres spectateurs, même pendant des rythmes relativement complexes. Comme quoi, Victor Wooten est capable de communiquer son « groove » à presque n’importe qui, même pendant un 11/8 bien ficelé (traduction pour les non-musiciens : le 11/8 est une structure rythmique foutrement plus complexe que le 4/4 standard que vous entendez partout).

En somme, un spectacle qui a su satisfaire le spectre entier des amateurs de jazz, et démontrant que, pour apprécier la Musique avec un grand « M », être musicien a beau aider à saisir certaines subtilités dans le phrasé des artistes, mais ce n’est nullement un préalable.

Jason Bajada et John Butler Trio

(par Thierry Ha)

Parallèlement au grand événement tant attendu du Mardi Gras du Festival de Jazz, il y avait un petit concert de Jason Bajada et de John Butler Trio au Métropolis. J’ai naturellement opté pour le petit concert. Avec une salle à moitié pleine, on peut se demander si cela en vaudra la peine.

Le concert a commencé avec Jason Bajada, un chanteur-compositeur qui fait ses débuts à Montréal. Il a déjà collaboré avec Martha Wainwright, David Usher, Dumas et Cœur de Pirate. Il nous a interprété quelques chansons de son dernier album assez inusité, Loveshit. Pendant que la plupart chantent l’amour, lui chante sa peine d’amour. Contrairement à son album très sincère et intime, il troque sur scène sa guitare acoustique pour une électrique. Ceci donne un ton rock intéressant et moins maussade.

La salle s’est acclamée lorsque le groupe de John Butler Trio est arrivé sur scène malgré un petit retard. Armé de leurs instruments, le groupe australien s’est attaqué sur leurs plus célèbres chansons dans un son de rock et de blues. Chaque membre du trio nous a offert un solo à la hauteur de leur talent. Le membre Nicky Bomba a épaté la salle par des enchainements à couper le souffle. John Butler a naturellement choisi Mist, un cerf d’œuvre de doigté que l’on souhaite prolonger à l’infini. Finalement, c’était une soirée tout à fait agréable.

Caravane Palace

(par Marie Dill)

Jeudi 1er juillet, en direct de Montréal. Fin d’après-midi pluvieuse mais peu importe, la soirée s’annonce explosive alors j’essaye de patienter. Ça fait quand même six mois que cette musique tourne en boucle dans mon iPod alors y’a de quoi être excité : Caravan Palace est au Métropolis et pour couronner le tout, c’est Wax Tailor qui fait l’intro !

Caravan Palace, c’est un groupe parisien dont l’excellent jazz manouche, mi-électro mi-swing, me met de bonne humeur sur les quais du métro en allant travailler. J’ai du mal à imaginer ce que ça peut donner en live mais je sais que je vais passer une bonne soirée !

Retour du show. La première idée qui me vient est « wow ». J’ai dit « bonne humeur » ? Et bien disons le même sentiment de bien-être, mais puissance 100 ! Tous ceux qui y étaient vous diront la même chose : quelle énergie atomique ! Avant toute chose, le public… les gens… 2 000 personnes ! Le Métropolis plein à craquer. La chaleur et cette ambiance qui monte… On est à Montréal et la foule est incomparable.

Wax Tailor a lancé le ton de la soirée. Des morceaux hip-hop rythmés par l’incroyable flûte traversière et d’autres plus doux grâce à la voix de sa charmante chanteuse et du violon. C’était une très bonne entrée en matière. Le DJ français a déjà sorti 3 albums dont le dernier, In mood for life fait un carton depuis l’hiver, outre-Atlantique. Et je comprends pourquoi !

Bon, je profite de l’entracte pour me rapprocher de la scène. Je suis entourée de jeunes gens qui sont venus faire la fête et qui ont l’air tous fans du groupe. Ils tapent des pieds et l’ambiance recommence à monter… Et voilà le sextuor tant attendu qui monte sur scène ! Ah non, ils ne sont que 5, Colotis Zoé, la chanteuse rejoindra les autres membres du groupe, musiciens, chanteurs, arrangeurs, un peu plus tard. Mais dès les premières notes, l’ambiance s’enflamme, la musique et l’énergie de ces cinq gars donnent envie de danser à tout le monde !

La plupart des morceaux sont tirés de l’album qui porte leur nom et certains ont l’air plus connus que d’autres par la foule, mais à mon goût, ils ont chacun un style différent et aucun n’est comparable. L’excellente clarinette de Chapi, le scat de Hugues Payen et la voix sexy de Colotis sont les éléments clés de cette musique innovante et entrainante, vraiment originale. Les gens se sont mis à sauter et ne se sont plus arrêtés jusqu’à la fin du concert. La chanson qui est selon moi la plus représentative de leur style est La Caravane et son fameux refrain : « Voici la caravane qui t’emmène, swinguer sur les bords de Seine, la caravane qui t’emmène, de l’enfer au paradis ».

C’est exactement ce qui s’est passé pour moi ce soir, transportée par une caravane dans une autre dimension de la musique et dans une ambiance inoubliable. Merci au Festival de Jazz, aux musiciens ainsi qu’à tous ceux présents pour avoir concrétisé cet évènement.

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