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Sperm Festival is back ! @ Prague

Quel genre de festival peut bien porter le nom de Sperm Festival ? Disons qu’à Prague, il ne faut s’étonner de rien ! Rendez-vous incontournable des amateurs de musique électronique, le festival avait lieu les 23, 24 et 25 avril derniers à la MeetFactory de la capitale tchèque après deux années d’absence.

Fort d’une programmation variée, s’étalant pendant trois nuits, le festival a eu recourt à une campagne publicitaire des plus originale pour attirer les foules, en parsemant les rues, arbres, poteaux électriques et bars de la ville de disques vinyles. Est-ce que cela a permis la venue nombreuse des participants ? Réponse dans la suite de ce compte-rendu.

Nuit #1

Première journée du festival riche en performances audio-visuelles présentant les nouvelles tendances de la culture contemporaine, le SpermFest débuta par la présentation d’Orlakovy ruce (« les Mains d’Orlac ») de Floex et Líba. Projection de ce film muet autrichien datant de 1924 sur lequel les deux musiciens improvisèrent sur scène la bande sonore à l’aide de piano, hautbois, percussions, tables de mixages… offrant leur propre vision du long métrage, accentuant les moments de tension et de soulagement de l’intrigue pour capter l’audience silencieuse et attentive.

Spam Karel Gott Prager : le trio tchèque composé de Vladimir 518, d’Ondrej Andera et de David Vrbík rendit hommage au travail de l’architecte controversé Karel Prager (façade de vitre du Théâtre National à Prague). Un spectacle accrocheur par l’impressionnante interprétation des trois artistes, que vous pouvez voir en intégrale sur leur site internet :

  • www.spamartycok.tv

Le projet de Vincent Moon est simple. Réussir à filmer en toute intimité des groupes de musique, en les suivant entre leurs concerts. The takeaway shows, où Bloc Party, Beirut, Arcade Fire et j’en passe, sont filmés et captés dans des vidéos d’une grande qualité, sincères et impressionnants. À voir : Neon Bible d’Arcade Fire dans une cage d’ascenceur !

  • www.blogotheque.net/takeawayshows

Nuit #2

Les écrans de projections sont rangés au placard pour faire place aux laptops et tables de mixage, le festival présente pas moins de douze groupes et DJs pour cette seconde journée, au plus grand plaisir des spectacteurs réunis pour danser lors des performances.

Effets visuels impressionnants pour cette seconde soirée, où les lumières de scène produisirent un effet saisissant sur la foule déchaînée par les concerts de Data-live, Dan Deacon ou encore par les DJs du label tchèque Owntempo.

Boxcutter, DJ du label Planet Mu, joua les morceaux de son dernier album Arecibo Message, aggripant sa basse qu’il joua live tout en mixant, parfait pour les amateurs de dubstep.

Nuit #3

Contrastant complètement avec les deux précédentes soirées, le festival présenta trois groupes indies pour clôturer le retour du
SpermFest à Prague.

Josiah Wolf (grand frère du leader du groupe Why?), débuta par quelques chansons issues de son projet solo dans une ambiance intime. Guitare à la main, il fit découvrir à la foule son album Jet Lag au son fragile et aux sonorités folk.

Mais ce n’est que pour mettre l’eau à la bouche des spectacteurs, car le groupe High Places, duo expérimental de Brooklyn aux sons électroniques, réveilla l’audience de plus en plus nombreuse. Un groupe à découvrir pour se laisser porter par la voix entraînante de la chanteuse Mary Pearson et les compositions et mixages de Rob Barber.

Finalement, pour clore le festival, la formation californienne Why? entra sur scène. Le leader charismatique Yoni Wolf pris les commandes de la soirée, porta sur ses épaules le spectacle devant une Meet Factory en parfaite communion avec le groupe. Cette troisième soirée enleva les dernières énergies des festivaliers avec une performance des plus prenantes, où les chansons These few presidents, Vowels part. 2 et The Hollows issues des albums Alopecta et Eskimo Snow furent interprétées de brillante manière !

Le SpermFest renaît de ses cendres et ce, avec succès ; il réussi à accueillir de nombreux artistes de qualité et à rassembler des miliers de spectacteurs. Cette longue fin de semaine augure pour le mieux dans le cas de ce festival pragois devenu maintenant un incontournable !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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