Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Suggestions Francos 2010

Sexy Sushi

  • Cabaret Juste Pour Rire, vendredi 11 juin

Sexy Suhi, c’est un peu comme le nyotaimori, pratique japonaise qui consiste à servir des sushis, sashimis et makis sur le corps d’une femme : c’est étrange, inhabituel, chambré à 37°C et ça goûte le poisson.

Le groupe d’électroclash français composé de Rebeka Warrior et de Mitch Silver, ne fait pas dans la dentelle. Attendez-vous à vous faire bousculer, à voir voler beaucoup d’objets, à entendre crier des paroles à faire pleurer le petit Jésus à un volume de 120 dB et à voir des seins. En plus de violer plusieurs règles du Vatican en même temps, le duo s’assure d’offrir une performance mémorable et souvent un peu trash au public, et ce avec comme seuls instruments musicaux un laptop et un micro.

Après bon nombre d’albums et de EP distribués sous forme de CD-R produits par plusieurs labels indépendants et alternatifs, Sexy Sushi lancera le 21 juin prochain Cyril, son deuxième album de qualité plus professionnelle. La présence du groupe à Montréal dans le cadre des FrancoFolies s’inscrit dans leur tournée de promotion de ce violent opus, seul arrêt du groupe hors du territoire européen.

Pour plus de détails, de vidéos et pour avoir mal aux yeux après avoir regardé beaucoup trop d’images dessinées dans MSPaint, rendez-vous sur le www.sexysushi.free.fr. (PS)

miCkey [3d]

  • Club Soda, dimanche 13 et lundi 14 juin

Ce trio français, fondé par Mickaël Furnon a évolué de 1996 jusqu’en 2006, date à laquelle ils ont fait une pause. miCkey [3d] s’est fait connaître en 2003 avec le single Respire qui a propulsé le groupe.

Il s’est fait remarquer alors qu’il faisait la première partie du groupe Louise Attaque. Respire est une pièce assez représentative du groupe, du moins à l’époque, avec un son brut, à la fois acoustique, rehaussé d’échantillonnage et d’électro, mais surtout avec des textes très politisés et sociaux souvent sur un ton un peu pessimiste. Mickaël Furnon parle souvent d’amour, de capitalisme, de technologie dans nos vies, d’environnement, d’immigration et des classes sociales. C’est d’ailleurs lui qui a écrit la pièce J’ai demandé à la lune pour le groupe Indochine.

Depuis 2009, le fondateur et auteur-compositeur de la majorité des pièces est de retour accompagné de trois nouveaux musiciens à la basse, à la batterie et au clavier. Heureusement pour nos oreilles, miCkey [3d] est encore aussi profond.

Vous pourrez entendre leur son au Club Soda les 13 et 14 juin prochains avec Cécile Hercule en première partie. (FOL)

Malajube

  • Théâtre Maisonneuve, lundi 14 juin 2010

J’ai vu une fois Malajube en concert au Madmax, un petit bar miteux de Laval à l’époque où le groupe était en train de décoller. Si vous aimez la musique planante et le rock progressif à la Radiohead (comparaison facile), vous vous devez de découvrir Malajube. Ce groupe originaire de Sorel-Tracy nous a offert des singles comme Montréal -40, Pâte filo, Le métronome et de leur dernier album Labyrinthe, Ursuline et Casablanca. Ce n’est pas pour les textes par contre que vous aimerez ce groupe. Des paroles faisant parfois référence au sexe et plus souvent qu’autrement incohérentes, le chanteur, Julien Mineau, marmonne souvent les mots pour en utiliser seulement la mélodie.

Ce qui caractérise principalement le groupe c’est leur son unique. Une guitare, une basse, une batterie et un clavier pour créer de longues pièces, souvent instrumentales, qui nous donnent littéralement envie de s’évader.

Courrez vite acheter leur dernier album pour les découvrir, car ils seront en prestation au FrancoFolies de Montréal le 14 juin au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Il n’y a pas de doute, ce sera beaucoup plus intense qu’au Madmax ! (FOL)

Miossec

  • Métropolis, samedi 12 juin 2010

Un jour, j’entends une reprise intéressante de la chanson Salut les amoureux. Je dois alors absolument savoir qui chante cette version. (Oui, j’aime Joe Dassin. Que celui qui ne s’est jamais déhanché dans une boulangerie en fredonnant « Tous les matins il achetaiiit son p’tit pain au chocolat-la-laï-laï-laï… » me jette la première pierre…)

Je mets mon informateur personnel sur le dossier, un vieux copain français, qui n’a pas besoin de chercher bien longtemps avant de me dire « C’est Miossec, un rockeur brestois. ». Un gars de Brest ?! Impossible ! Ma mère est originaire et amoureuse de la Bretagne, et jamais je n’ai entendu parler de lui. Une faille de plus dans mon éducation…

Avec Miossec, on est loin des petits pains au chocolat… Ses images claires et crues traduisent le désir, le manque, la violence, la douleur, la vieillesse, la trahison, le désenchantement, l’alcool… Il porte en lui la magie des contrastes. De sa voix qui déraille, il nous dit qu’il se sent désabusé et abattu dans ce monde qui, lui aussi, déraille. Mais sa guitare torrentueuse le rend invincible et nous crie qu’il continue.

Miossec sera aux FrancoFolies de Montréal le 12 juin pour présenter son huitième album en treize ans, Finistériens, créé en collaboration avec Yann Tiersen, lui aussi né à Brest. Il ne me reste plus qu’à convaincre ma petite bretonne de maman de venir avec moi… en espérant qu’elle ait le pied marin. (MB)




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+