Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Blitz de cafés étudiants au pavillon Marie-Victorin

Cette semaine, votre dédié journaliste est allé en expédition à l’autre bout du campus, au pavillon Marie-Victorin, afin d’évaluer pas moins de quatre cafés étudiants. Pas une tâche légère, mais j’avais un vide à combler puisqu’en fait d’actualité automobile, c’est le vide de nouvelles cette semaine. Exception faite bien sûr de la nouvelle voiture de police de Ford : une Taurus équipé du V6 3,5L Ecoboost de 345 chevaux. Mais revenons à notre drogue qu’est la caféine et entamons notre périple dans ce pavillon à l’autre bout du campus.

Café Bio

Très anciennement nommé le Biologue, le café des étudiants en biologie nous frappe d’abord par la « jauneté » extrême de ses murs. À priori, je n’ai rien contre les couleurs chaudes et chaleureuses, mais dans ce cas-ci, j’avais l’impression d’attraper un coup de soleil. Selon le responsable du café présent, le local sera repeint au courant de l’été. Tant mieux, car le Café Bio dégage un certain sentiment d’intimité. J’aime bien les chandails suspendus sur un pan de mur. J’aime également le fait que le local soit séparé en deux parties : d’un côté, on peut apprécier la musique du système de son et s’adonner à une partie d’échec, et de l’autre côté, on peut assister à un match de quart de finale de babyfoot.
J’adore les tout petits prix de ce café étudiant. Un café certifié biologique servi dans une tasse réutilisable ne coûte que 50 cents, mais le Café Bio propose également une carte de fidélité. Autres exemples des prix minimaux : les muffins sont à 1,25 $ et les sandwichs préemballés coûtent 3 $. Toutefois, la sélection des sandwichs est un peu limitée. Évidemment, on est en droit de s’interroger sur la rentabilité du comité. En fait, un encadré d’un vieux billet de 2 $ et d’un encore plus antique billet d’un dollar cite qu’il s’agit du « profit du Café-Bio en 20 ans ». La raison principale derrière un tel vœu de pauvreté est que les bénévoles trouvent plaisir en s’impliquant pour leur comité, sans rien demander en échange (à part pour quelques tasses de café, bien entendu).

Le Café-Bio a une politique agressive en fait de développement durable : on ne retrouve pas d’eau embouteillée, mais plutôt une pancarte qui nous indique la fontaine d’eau la plus proche du local (à 11 mètres très exactement). Évidemment, le café essaie d’offrir le plus de produits biologiques et équitables possible. En fait d’animation, il y a des événements « Pizza-Bière » à tous les deux mercredis, le prochain étant le 24 mars à 16h.

Le Café-Bio, local C-258.

Café Psy-Chic

Le café des étudiants en psychologie est parmi les plus petits cafés étudiants de l’UdeM. Toutefois, il y a des tables supplémentaires à l’extérieur. Je critiquerais volontiers la peinture jaune et bleue (ouach), ainsi que le désordre qui règne dans le local, mais des rénovations majeures vont être entreprises cet été. Les responsables du café en profiteront également pour se débarrasser de cette petite scène qui gruge inutilement l’espace.

Évidemment, les attraits principaux du Psy-Chic sont ses petits prix : le café en tasse réutilisable est à 50 cents, les muffins et le bol de soupe sont tous deux à 1,25 $, et les 19 variétés de barre de chocolat sont à 1 $. De surcroît, les employés sont rémunérés. Le café réussi néanmoins à être rentable, comme en témoigne la télévision LCD accrochée au mur. Un des secrets de ce succès est la popularité du café auprès des étudiants et professeurs : le Psy-Chic attire même les étudiants d’éducation qui ont leur propre café étudiant. De plus, il est ouvert de 8h à 18h. Leurs 4 à 7 hebdomadaires (les jeudis) sont également très courus, notamment grâce à la bière à 2 $ et au match de hockey diffusé sur ladite télé LCD.

Le Psy-Chic, local D-428.

Le CafCom

Malheureusement, le café des étudiants en communication était fermé quand je suis arrivé au pavillon. L’évaluation sera donc remise à la prochaine session.

La Retenue

Sûrement un des cafés étudiants du campus de l’UdeM qui a le plus de budget. Le café des étudiants en éducation a sa propre TERRASSE, avec une belle vue sur la cour intérieure du pavillon. La décoration intérieure est au goût du jour : éclairage discret, comptoir en verre, petit salon surélevé avec fauteuils en cuir… Le local est également très organisé avec ses nombreuses armoires.

La sélection de nourriture est très variée : sandwichs, soupes, sushis, noix, collations Vachons, et friandises glacées durant l’été ne sont qu’une partie de l’offre. Il y a également le traditionnel café équitable, mais il est un peu plus cher que dans les autres cafés (65 sous avec une tasse réutilisable). Les étudiants sont de toute évidence rémunérés pour leurs services.

Ce qui distingue La Retenue des autres cafés est ses heures d’ouverture prolongées : jusqu’à 20h30 du lundi au jeudi, et le café est même ouvert le samedi de 10h à 15h. La photo ci-contre est une jolie représentation des 5 à 7 hebdomadaires du café.

La Retenue, local C-219.

Articles similaires

Café étudiants de l’UdeM : L’Acquis de Droit

19 février 2010

Le café des étudiants en droit est, à l’instar du café étudiant du pavillon d’aménagement, géré par Coopsco en collaboration avec l’association des étudiants en droit. Bien que le concept de café/cafétaria est analogue, il y a tout de même de nombreuses différences. Tarification N’allez pas à l’Acquis de Droit si vous cherchez à économiser sur votre repas : les prix sont en tous points identiques à ceux d’une cafétaria conventionnelle. La meilleure illustration est...

Café-In et Pill-Pub

12 mars 2010

La localisation du Café-In, le café des étudiants en chimie, au septième étage du pavillon Roger-Gaudry, est idéal pour ceux qui adorent monter les escaliers. Les plus paresseux prendront l’ascenseur tout juste à côté... D’ailleurs, si vous vous attendiez à un petit local aménagé n’importe comment, vous vous trompez carrément. Ce café est, selon certains égards, le contraire de la Planck (café étudiant de physique). On est en présence d’un café très propre et...

Les cafés étudiants de l’UdeM – L’Intermed

15 janvier 2010

Blasés par la nourriture d’Aramarde... oh, désolé, faute de frappe, Aramark ? Pourquoi ne pas essayer un des nombreux cafés étudiants de l’Université de Montréal. D’accord, ils ne sont pas situés dans le bâtiment de Polytechnique, mais les prix minimes en valent amplement la peine. D’ailleurs, une petite marche n’a jamais tué personne. Voici le premier article d’une série portant sur les cafés étudiants de l’UdeM. Cette semaine, on évalue l’Intermed, le café des...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Colloque des campus durables 2009

6 février 2009

Durant la fin de semaine dernière se tenait à l’École de technologie supérieure (ÉTS) le Colloque québécois des campus durables. Cette rencontre annuelle est chapeautée par un organisme nommé Coalition Jeunesse Sierra (CJS), la portion jeunesse du Sierra Club Canada, un organisme de défense de l’environnement affilié au Sierra Club des États-Unis, fondé en 1892. Le plus gros projet de la CJS est celui des campus durables. Le colloque avait donc pour but de...

Des nouvelles du Nord : Les Hébrides

23 octobre 2009

Pour changer de la politique municipale abordée dans beaucoup (trop) d’articles de ce numéro, cette semaine dans ma chronique, on prend le ferry. À partir de la côte ouest de l’Écosse, ça ne prend qu’un petit voyage de près de deux heures pour arriver aux Hébrides extérieures (oui, il y a aussi les Hébrides intérieures, mais elles seront l’objet d’un autre article, éventuellement). Donc, les Hébrides, c’est une série d’îles de toutes les tailles...

Entrevue avec Cœur de Pirate

14 août 2009

Dans toute l’histoire de la piraterie on retiendra le nom de 3 femmes célèbres : Anne Bonny, Mary Read et Béatrice Martin. Si les deux premières ont passé leur carrière déguisées en hommes à parcourir les sept mers, la troisième navigue depuis plusieurs mois entre le Québec et la France pour remplir les salles de concert et les pelouses des festivals. Le Polyscope a rencontré pour vous cette flibustière au grand coeur. Le 25 juin...