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Partir pour mieux revenir

Certains disent que le programme Erasmus est l’occasion de découvrir une nouvelle méthode de travail, de voyager à travers l’Europe entière et de se faire des amis provenant du monde entier. Ils soutiennent que l’Erasmus permet de créer un réseau de contacts et de grandir au travers des chocs culturels. Que c’est l’occasion d’une vie qui ne présente qu’une seule fois.

Eh bien, c’est faux, complètement.

C’est un million de fois plus intense que cela, croyez moi ! Lors d’un Erasmus, que ça soit pour une session ou pour une année, la moindre limite de votre esprit et de votre corps sera repoussée, amplifiée. De nouveaux aspects de votre personnalité se développeront, vous vous verrez sous un autre angle, et tous ces changements vous marqueront pour toujours.

Au premier abord, cette aventure paraît impossible. Dossier d’échange, plan de cours, entrevues, CV, lettre de présentation, visa, stress… Par la suite, d’autres moments surviennent, émotionnellement chargés et difficiles à supporter. Néanmoins, c’est la meilleure façon de grandir, de repousser la couche épaisse qui nous entoure et de faire preuve d’ouverture d’esprit. Le sentiment de solitude à l’étranger, la nostalgie ? Le seul remède réside en la curiosité de chacun, la volonté de découvrir de nouveaux horizons, le goût de la nouveauté à travers l’apprentissage d’une langue, connaître le pays d’accueil, ses habitants et leurs habitudes.

Certaines personnes peuvent penser que les étudiants en échange passent le plus clair de leur temps à faire la fête, profiter du bas prix des boissons et des classes au niveau assez simple. Certains étudiants oui, mais pas la plupart. Pour les autres, chaque occasion peut mener à une nouvelle découverte. Que ce soit d’apprendre à danser la salsa, de cuisiner des pelmini, de prendre le train avec des colocs vers un autre pays, de voir de la neige pour la première fois (croyez moi, les Portugais et les Costaricains n’en reviennent toujours pas !), être au bal annuel d’un village tchèque ou derrière un masque lors du Carnaval de Venise, tous ces moments font partie de la vie inoubliable des étudiants en échange et resteront incrustés en eux. Partager sa culture et adopter une partie de celle des autres, voilà la véritable ambition d’une année Erasmus !

Pour ce dernier article de l’année, après avoir écrit depuis plusieurs pays en Europe, vous pensez que j’essaye de vous convaincre du bien fondé de partir en échange ? Oui, exactement ! Si vous y pensez de temps en temps, mais que vous voyez toutes ces démarches sans fin et imaginez que passer 365 jours hors de Montréal peut être dur, vous avez raison… mais 365 jours ça passe incroyablement vite, il ne me reste plus que trois mois déjà après en avoir vécu sept incroyables où les rencontres les plus enrichissantes les unes que les autres se sont succédées.

Partir pour mieux revenir donc. C’est certain, vous changez complètement après une telle expérience et aventure. Votre vision du monde s’en trouve décuplée, vous prêtez une oreille au moindre détail nouveau, vous êtes plus ouverts… vous vous remettez aussi plus facilement en question, mais c’est revenir grandit d’une vision unique que de revenir d’erasmus.

Russes, Costaricains, Américains, Écossais, Péruviens, Brésiliens, Tchèques et Canadiens. Une famille éphémère mais indissociable, soudée par les liens sacrés d’un échange universitaire, par un séjour à deux heures du matin à l’hôpital, par deux nuits passées à dormir dehors à Amsterdam et Bruxelles, par des photos, des souvenirs, des anniversaires, de la musique et des films… Un kaléidoscope à travers lequel vous portez votre regard, démultipliant les facettes du monde, ses nuances et détails. Pour résumer tout cela en tchèque : spolecne dobudeme svet !

Mots-clés : En échange (21)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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