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Salon de l’Auto de Genève

Les pieuses prières des fervents fidèles de l’industrie automobile furent comblées ces dernières semaines avec la manifestation divine de la grande messe automobile qu’est le Salon Automobile de Genève. Malheureusement incapable d’effectuer le pèlerinage en Suisse, votre dévoué chroniqueur vous transmet les glorieux dévoilements de véhicules fort intéressants… et fort écologiques aussi.

Une petite Lexus : la CT-200h

Après une percée dans les supervoitures avec la LF-A, Lexus s’attaque maintenant aux compactes de luxe telle la Audi A3 avec la CT-200h. La devanture est très similaire à celle de la Lexus IS, mais la partie postérieure est très différente : c’est coupé au vif du métal, mais l’effet est réussi. La particularité avec cette voiture est quelle sera doté du rouage hybride Toyota (d’où le « h » dans le nom du modèle). Il a également été spécifié que le moteur thermique sera un 4 cylindres 1,8L d’une puissance non dévoilée.

Porsche hybride de performance, prise 2.

La plus grande surprise du Salon de Genève est, sans aucun doute, le dévoilement du concept Porsche 918 Spyder. Contrairement à la 911 GT3 hybride, il s’agit ici d’un système hybride complet de type « plug-in », c’est-à-dire que la voiture peut fonctionner uniquement avec ses 2 moteurs électriques qui développent un total de 218 chevaux. On est loin du 1,2 km de la Prius. Mais cette Porsche ne serait pas digne de son nom si les performances étaient à l’avenant : c’est pour cette raison qu’on l’a équipée d’un V8 3,4L de 500 chevaux dérivé de la RS Spyder de course. Résultat : l’accélération de 0 à 100 est expédiée en 3,2 secondes, et la vitesse de pointe est estimée à 320 km/h. Pas mal pour une voiture qui est également capable de faire 3 L/100km et de n’émettre que 70 g de CO2 par km lorsqu’elle opère en mode écologique. Évidemment, on peut douter un peu de cette donnée, mais ce n’est pas si impensable considérant le fait que la voiture peut se mouvoir pendant 25 kilomètres avec la seule aide de ses moteurs électriques. De plus, ces derniers n’ont que 1490 kg à déplacer, courtoisie d’une utilisation intensive de plastique renforcé de fibre de carbone et d’aluminium. On a ici la preuve que quand Porsche se met à l’hybride, c’est du sérieux. D’ailleurs, il se pourrait fort bien que la 918 Spyder soit éventuellement mise en production, car le grand patron de Porsche est très intéressé par le projet…

Lotus Evora 414E hybride

Le constructeur britannique Lotus avait également une voiture sport hybride à présenter au public du Salon de Genève. Il s’agit d’une Evora équipé d’un système hybride « plug-in » en série, dont le fonctionnement est similaire à celui de la Chevrolet Volt. Ainsi, les deux moteurs électriques développant 414 chevaux (d’où le 414E dans le nom) sont assisté d’un moteur à essence 3 cylindres 1,2 L de 47 chevaux qui recharge les batteries lithium-polymères. L’Evora hybride peut donc parcourir 56 kilomètres avec l’énergie contenue dans les batteries. Les performances ne sont pas sacrifiées pour autant : le 0 à 100 est accompli en 4 secondes environ. La particularité intéressante de la 414E est le HALOsonic. Il s’agit d’un système qui émet un bruit de moteur conventionnel afin de combler le silence des moteurs électriques. On peut donc avoir le bruit d’un V6 ou d’un V12 entre autres…

Une Ferrari hybride ?

Faut croire. En fait, la Ferrari 599 HY-KERS est plutôt équipée d’un moteur électrique de 100 chevaux qui assiste le monstrueux V12 de plus de 600 chevaux. Le système doté d’une compacte batterie au lithium ne pèse pas plus de 40 kg. Bien que ce concept n’est pas destiné à la production dans l’immédiat, cela pourrait être une mesure pour aider Ferrari à réduire les émissions de ses voitures.

Beautés fatales… et un sale étron

Commençons par l’Audi RS5. Le constructeur allemand a finalement introduit une version haute performance de son coupé A5, qui, avouons-le, est la voiture la plus splendide sur le marché à l’heure actuelle (si on exclut les supervoitures de plus de 100 000 $, évidemment). Ainsi, un V8 4,2 litres de 450 chevaux est monté en paire avec le rouage intégral Quattro. Toutefois, il n’y a pas de mot encore sur la vente de ce modèle en Amérique du Nord…Peugeot, de son côté, a levé le voile sur un énième concept qui ne sera jamais produit. Par contre, celui-ci est d’une beauté à tout casser. La SR1 décapotable a des lignes épurées et incisives, et n’arbore pas le foutu nez en besoin de rhinoplastie typique de la marque. Parlant d’horreur, Nissan a confirmé la mise en vente de son fourgon commercial NV. Pour votre bien-être, je ne vous incite pas à consulter les photos du NV sur Internet, car c’est aussi déplaisant de voir un type se masturber sur chatroulette. Vous voilà prévenus.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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