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Lyon étouffe le Real

Gerland, mardi dernier, stade de soccer de Lyon en France. Ce stade accueillait l’une des plus grandes affiches de ses huitième de finale de la prestigieuse Champions League. L’Olympique Lyonnais accueillait le Real Madrid.

Autant vous dire qu’en arrivant dans ce stade, j’avais peu d’espoir de voir triompher l’équipe française dans ce match. Tous les indicateurs étaient au rouge pour les Lyonnais : contre-performance dans leur championnat national avec une piteuse 4e place, éliminés des coupes nationales, une victoire à l’arraché (1-0 contre Lens) en ne produisant aucun jeu la fin de semaine précédente avec une défense plus que fragile et un milieu de terrain peu compact. Le Real lui se battait avec le Barça pour tenter de décrocher la 1ère place du championnat espagnol et se rendait à Lyon avec sa pléiade de stars : Kaka, Cristiano Ronaldo, Casillas, Higuain…

Même les commentateurs sportifs français, pourtant d’un naturel plutôt chauvin, n’y croyaient pas, et gare à ceux qui osaient emmètre l’hypothèse d’une victoire lyonnaise.

Alors que lors de la présentation des équipes, certains joueurs et l’entraîneur lyonnais furent sifflés par leur propre public, les Lyonnais débutaient plutôt bien la rencontre en faisant jeu égal avec les Madrilènes. Au fur et à mesure de la première mi-temps, on sentit naître dans le cœur des spectateurs une lueur d’espoir, les chants, l’ambiance, les cris augmentaient au fil des minutes et des occasions lyonnaises. Malgré le 0-0 à la mi-temps, on sentait que Lyon maîtrisait le match, notamment grâce à l’Argentin Delgado qui avait tiré sur le poteau et à une solidité défensive inhabituelle cette saison dans la capitale des Gaule (en grande partie due au milieu défensif de l’équipe de France Toulalan). Le Real aussi était méconnaissable, tellement son jeu était pauvre, et ses tactiques sans effet. Le Real n’avait même pas tiré une seule fois au but lors de cette première période ! Dès le retour des vestiaires, l’un des joueurs le plus critiqués de l’OL, le Camerounais Jean II Makoun, décocha une superbe frappe qui alla se loger dans la lucarne du malheureux Casillas. Je crois que j’ai rarement crié aussi fort après ce but, je crois avoir rarement entendu un stade ou un aréna exploser dans une euphorie indescriptible. Les 40 000 partisans lyonnais se mirent à sauter avec le chant traditionnel du club « Qui ne saute pas n’est pas Lyonnais, ouais ! ». L’entrée en jeu de l’ancien Lyonnais Benzema montra à quel point il était transparent et inefficace dans ce début d’année 2010 au sein de ce Real. La suite du match fut une succession d’occasions tantôt lyonnaises, tantôt madrilènes, avec quelques beaux sauvetages de l’un des meilleurs gardiens européens à l’heure actuelle : Hugo Lloris (celui de l’équipe de France qui plus est). Marca, l’un des grands quotidiens sportifs espagnols, titrait le lendemain « 1-0 y gracias ! (porque se podrían haber vuelto de Francia con un 3-0 o un 4-0) », (1-0 et merci, car les Français auraient pu gagner 3 ou 4 à 0) ! Bien sûr rien n’est fait et dans deux semaines, dans l’antre madrilène de Barnabéu, les Espagnols voudront leur revanche lors de ce match retour ! De surcroît, la Champions League est un objectif majeur du club, après la dépense de plus de 200 M$ (285 M$) pour le recrutement de ses stars et surtout l’organisation de la finale de la compétition à Madrid en mai. Mais Lyon a démontré que même dans l’adversité, ils pouvaient rivaliser avec les plus grands d’Europe. De plus, les statistiques sont en faveur des Français, qui n’ont jamais perdu contre le Real (en 5 confrontations), le Real a toujours été éliminé en huitième de finale depuis 5 ans (souvent par des équipes prétendument plus faibles) et Lyon n’est jamais aussi bon que quand il n’est pas favori cette saison (en gagnant notamment à Liverpool cette saison 2-1). Mais ce ne sont que des chiffres, la vérité du terrain sera la plus forte le 10 mars à 14h45 heure montréalaise.

Dans les autres matchs, Manchester United a pris une sérieuse option sur la qualification en allant gagner à Milan 3-2, tout comme Bordeaux qui a gagné 1-0 chez les Grecques de l’Olympikos. Ce sera en revanche beaucoup plus difficile pour le Bayern et Porto qui ont gagné difficilement à domicile 2-1 contre la Fiorentina et Arsenal. Barcelone quant à lui a surpris en se contant d’un 1-1 chez les Allemands de Stuttgart (9e de leur championnat).

Mots-clés : Football (16)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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