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Sociétés techniques de Poly : Canoë de béton

Dans la série d’article sur les sociétés techniques, je continue ma lancée en interviewant Robin Lehoux-Audet, directeur de Canoë de béton.
La première idée qui m’est venue à l’esprit c’est : « Mais le béton, ça coule normalement non ?! ». On a plutôt tendance à voir des canoës légers en fibre de verre et kevlar. Il doit donc y avoir un truc !

Pour commencer, le béton doit être léger, résistant et maniable, tout en gardant à l’esprit que le règlement des compétitions impose certaines caractéristiques et que chaque année ce ne sont pas les mêmes donc il faut complètement repenser le béton. Contrairement au béton utilisé dans le bâtiment qui est fait de sable et de gravier, celui de ce canoë est composé de billes de verre et de caoutchouc (pour des raisons écologiques). Une fois le mélange réalisé, il faut encore travailler sur l’autre grosse partie de la conception : limiter l’épaisseur de la paroi pour ne pas avoir une structure trop lourde. Mais comment fait-on pour couler le béton ? Cette année l’équipe de canoë de béton a décidé d’utiliser un moule à double paroi complètement usiné à l’ordinateur grâce à l’un de leur commanditaire externe. Pour terminer l’équipe s’occupe de l’esthétique du canoë, à l’aide d’une mosaïque colorée injectée sous forme de pigments. Cette année le thème graphique du canoë sera : Où est Charlie ? Actuellement l’équipe a terminé la fabrication du moule et doit encore couler le béton et s’occuper de la finition.

Au sein de l’équipe (qui comprend 52 personnes cette année, majoritairement issues de génie civil mais aussi de physique et mécanique), il y a 4 sous comités : celui de financement (5, 7, recherche de commanditaires…), celui de conception qui s’occupe des calculs d’optimisations de la coque, des tests sur le béton, celui de fabrication qui gère la modélisation à l’ordinateur et la construction du moule, et pour terminer celui de compétition qui finalise le canoë.

Au niveau de la compétition canadienne (il a aussi deux compétitions aux USA) qui aura lieu au mois de mai à Toronto contre 11 autres universités de génie, plusieurs critères seront jugés sur le canoë de l’EPM. Pour commencer il y a la remise d’un rapport technique incluant les méthodes de fabrication, les innovations technologiques… bref c’est un véritable article scientifique. Puis l’équipe doit réaliser une présentation orale. Différents types de courses ont lieu au cours de la compétition: endurances, vitesses… À chaque fois l’EPM affrontent 4 autres universités. En 2009 ils ont réussi à terminer premier de la compétition régionale américaine et 4e au général de la compétition canadienne.
Si vous aussi vous désirez prendre part à cette expérience, passez au local A-403. Pour plus d’information : http://www.canoe.polymtl.ca/site/index.php




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.