Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Till Fellner joue Beethoven avec l’OSM

Vous auriez dû voir les réactions des collaborateurs du Scope quand je leur ai annoncé que j’allais voir un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal à la Place des Arts. « T’es pas malade, là ? » « Ai-je eu une hallucination auditive ? ». « T’es au courant qu’il n’y aura pas de DJ et que ce n’est pas une bonne idée d’apporter des glowsticks ? ». En fait, il n’est jamais trop tard de s’ouvrir à de différents styles musicaux. Dans ce cas-ci, il s’agit également de témoigner du travail d’une multitude d’artistes professionnels fort talentueux. En somme, voici un compte-rendu par un total néophyte de l’événement « Till Fellner joue Beethoven »

Gilles Tremblay – L’Origine

La première partie du concert était la première mondiale d’une pièce de 10 minutes du compositeur québécois Gilles Tremblay intitulée L’Origine. Il faut préciser qu’il s’agit d’un morceau de musique classique contemporaine, et que ça ressemble très peu à ce que les Bach, Beethoven et Mozart de ce monde ont pu créer. La structure est très différente de celle d’une composition plus traditionnelle. J’éprouvais un peu de difficulté à saisir la mélodie. L’ajout d’une chanteuse d’opéra mezzo-soprano (Michèle Losier, impressionnante) était très bien, mais encore une fois, je n’ai pas senti une connexion explicite entre sa voix et l’orchestre.

Beethoven – Concerto pour piano et orchestre no. 1

Voici la pièce principale. Composé de 3 mouvements (Allegro con brio, Largo et Allegro scherzando), ce concerto prend environ 30 minutes à exécuter. Les premier et troisième mouvements étaient légers et joyeux, alors que le deuxième était beaucoup plus calme, détendu, voire même un peu rêveur. Dans la pure tradition Beethoven, le morceau mélange de douces mélodies de piano avec la grosse fanfare de l’orchestre. Le pianiste autrichien Till Fellner était tout simplement excellent : sa fluidité d’exécution met très bien en relief les changements soudains de tempo ou d’intensité. On sent bien toute la passion qu’il met au piano, et ses nuances marquées étaient fidèles aux sautes d’humeur typique des pièces de Beethoven.

Brahms – Symphonie no. 2

Je n’avais jamais entendu cette pièce auparavant, alors je n’avais pas d’attente précise. Toutefois, j’ai été agréablement comblé d’assister à la performance d’une symphonie tellement lyrique. Composée en 1877, on sent l’influence romantique avec les envolées lyriques des violons altos. Pendant les 40 minutes de la symphonie, on peut se sentir emporter par une ballade passionnée.

En fait de conclusion, je recommande à tous ceux qui ne sont jamais allés à un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal de tenter cette expérience musicale unique. Voir plus d’une soixantaine d’artistes jouer de manière parfaitement synchronisée est très impressionnant, et la musique est tellement structurée qu’elle réussit à transcender les âges.

Mots-clés : Musique (217)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+

Dans la même catégorie

L’honnête homme : un one woman show

15 mars 2013

  Il est très fréquent que lorsqu’il est temps d’écrire un article d’avoir ce qu’on appelle le syndrome de la page blanche. Cette maladie infâme qui nous atteint peut engendrer plusieurs symptômes tels que la faim, l’ennui, une envie incontrôlable d’écouter un film ou un épisode de rage inégalé. Tout ceci pour dire que cela arrive parfois, mais en contrepartie, tel qu’est le cas pour ma critique deL’honnête homme : un one Woman show,...

Un poète venu d’Abitibi

10 novembre 2006

Notre poète et chanteur national, Richard Desjardins, venait présenter pour l’une des dernières fois son spectacle Kanasuta à Montréal la semaine dernière. Poète dans l’âme, le chanteur originaire de Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue était de passage dans la métropole dans le cadre du Coup de Coeur Francophone. Sur album, c’est un Desjardins sensible et sincère à vous en branler le coeur et l’âme, qui fredonne ses chansons. En spectacle, accompagné de sa troupe, c’est encore...

Les Cowboys Fringants : de la Grand Messe à L’Expédition

20 mars 2009

Les Cowboys Fringants, ambassadeurs du Québec et véritables bêtes de scènes, présentent une série de spectacle à travers la province. Début mars, ils prirent possession du National pendant 8 concerts et l’enflammèrent de leurs chansons endiablées, touchantes, revendicatrices et poignantes. Outre leur dernier album, L’Expédition, les CF rejouèrent de nombreux succès devenus maintenant classiques incontournables de leurs précédents enregistrements. En jouant les derniers succès populaires Entre deux taxis, La Catherine, et Tant qu’on aura...