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Till Fellner joue Beethoven avec l’OSM

Vous auriez dû voir les réactions des collaborateurs du Scope quand je leur ai annoncé que j’allais voir un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal à la Place des Arts. « T’es pas malade, là ? » « Ai-je eu une hallucination auditive ? ». « T’es au courant qu’il n’y aura pas de DJ et que ce n’est pas une bonne idée d’apporter des glowsticks ? ». En fait, il n’est jamais trop tard de s’ouvrir à de différents styles musicaux. Dans ce cas-ci, il s’agit également de témoigner du travail d’une multitude d’artistes professionnels fort talentueux. En somme, voici un compte-rendu par un total néophyte de l’événement « Till Fellner joue Beethoven »

Gilles Tremblay – L’Origine

La première partie du concert était la première mondiale d’une pièce de 10 minutes du compositeur québécois Gilles Tremblay intitulée L’Origine. Il faut préciser qu’il s’agit d’un morceau de musique classique contemporaine, et que ça ressemble très peu à ce que les Bach, Beethoven et Mozart de ce monde ont pu créer. La structure est très différente de celle d’une composition plus traditionnelle. J’éprouvais un peu de difficulté à saisir la mélodie. L’ajout d’une chanteuse d’opéra mezzo-soprano (Michèle Losier, impressionnante) était très bien, mais encore une fois, je n’ai pas senti une connexion explicite entre sa voix et l’orchestre.

Beethoven – Concerto pour piano et orchestre no. 1

Voici la pièce principale. Composé de 3 mouvements (Allegro con brio, Largo et Allegro scherzando), ce concerto prend environ 30 minutes à exécuter. Les premier et troisième mouvements étaient légers et joyeux, alors que le deuxième était beaucoup plus calme, détendu, voire même un peu rêveur. Dans la pure tradition Beethoven, le morceau mélange de douces mélodies de piano avec la grosse fanfare de l’orchestre. Le pianiste autrichien Till Fellner était tout simplement excellent : sa fluidité d’exécution met très bien en relief les changements soudains de tempo ou d’intensité. On sent bien toute la passion qu’il met au piano, et ses nuances marquées étaient fidèles aux sautes d’humeur typique des pièces de Beethoven.

Brahms – Symphonie no. 2

Je n’avais jamais entendu cette pièce auparavant, alors je n’avais pas d’attente précise. Toutefois, j’ai été agréablement comblé d’assister à la performance d’une symphonie tellement lyrique. Composée en 1877, on sent l’influence romantique avec les envolées lyriques des violons altos. Pendant les 40 minutes de la symphonie, on peut se sentir emporter par une ballade passionnée.

En fait de conclusion, je recommande à tous ceux qui ne sont jamais allés à un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal de tenter cette expérience musicale unique. Voir plus d’une soixantaine d’artistes jouer de manière parfaitement synchronisée est très impressionnant, et la musique est tellement structurée qu’elle réussit à transcender les âges.

Mots-clés : Musique (217)



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