Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Les échecs de la semaine

Je tiens à vous avertir, ne soyez pas déçus, il ne s’agit pas ici d’un article sur les échecs au sens « fails » de la semaine, mais plutôt des échecs au sens des bourdes qui sont survenues dans le domaine des médias au cours de la semaine.

Désolé pour tous les amateurs de fails, si vous désirez vous enquérir des derniers développements dans le domaine de pointe des fails, vous pouvez contacter notre chroniqueur Mathieu Bonin qui se fera un plaisir de vous entretenir de l’actualité de l’internet à 120 dB.

Les Jeux Olympiques à Radio-Canada

Comme on le sait déjà depuis un moment, les Jeux Olympiques de Vancouver qui viennent tout juste de débuter ne seront pas diffusés à l’antenne de Radio-Canada ou de CBC, le réseau anglais. En effet, les Jeux seront diffusés à l’antenne de V et de CTV, puisqu’ils ont remporté l’appel d’offre pour obtenir les droits de diffusion exclusifs au pays.
Frustrée de ne pas avoir obtenu les droits de diffusion au Canada, la société Radio-Canada joue maintenant les victimes, affirmant dans un reportage diffusé sur les ondes du Téléjournal cette semaine que les Jeux Olympiques étaient devenus une véritable machine commerciale hors de leurs moyens. Étrange, surtout venant de la part du réseau qui a accepté de verser des quantités prodigieuses d’argent au cours des années précédentes pour les droits de diffusion ainsi que pour l’installation de tout le matériel nécessaire à cette diffusion (serveurs, bande passante à haut débit, studios sur les lieux, etc.). Par le passé, du temps où Radio-Canada obtenait l’exclusivité pour la diffusion des Jeux, jamais personne n’osait soulever ouvertement en ondes la question du prix des Jeux, ou de cette fameuse « commercialisation » des activités sportives.

Comme un enfant qui boude parce qu’il n’a pas obtenu ce qu’il voulait, la société Radio-Canada, insultée que V, la chaîne des rednecks du Québec (donc des bluenecks), ait obtenu les droits de diffusion à sa place pour les Jeux qui se dérouleront au Canada, décide de blâmer tous les commanditaires, les publicités des compagnies privées commanditaires officielles des équipes et opérations de marketing reliées aux Jeux pour les prix de diffusion jugés trop élevés.

Peut-être qu’il aurait fallu faire mention de cette « machine commerciale » avant, au cours des derniers Jeux Olympiques, ou alors faire une soumission plus élevée à l’appel d’offres plutôt que de s’asseoir sur leurs lauriers en se disant que puisqu’ils sont le seul réseau anglophone et francophone à émettre sur tout le territoire canadien, ils obtiendront donc forcément les Jeux.

De deux choses l’une : soit il s’agit d’un grave manque de vision de la part d’une société aussi réputée que Radio-Canada, soit il faut accepter de jouer selon les règles et arrêter de parler dans le dos de toute l’organisation à mots à peine couverts.

Maintenant, Radio-Canada se lamente parce que la société n’a pas le droit de diffuser plus de 30 secondes de chaque compétition, en différé, pour un total de 6 minutes par jour. Bouh hou hou, sniff sniff.

Blogger efface le blog de Masala

Masala, c’est plus qu’une émission de radio sur les ondes de CISM. À Montréal, c’est une véritable institution de la musique urbaine de partout autour du monde. Animée par les DJs Bendude, Jeune Premier, ECP et autrefois Khiasma (maintenant appelé Valeo), l’émission présente l’actualité des musiques qui agitent les clubs et les planchers de danses autour de la planète, en plus d’organiser des soirées Masala Sono pour permettre au public de danser au son de la musique.

Faisant partie de l’entourage étendu de nombreux artistes à Montréal et dans les environs, les animateurs de CISM contribuent de façon importante à la diversité de la musique présentée dans la métropole, tout en permettant de les faire découvrir au public qui aurait autrement eu de la difficulté à pénétrer dans le monde de la musique urbaine étrangère.

C’est ainsi que Masala profitait de la vitrine qu’était son site web (www.masalacism.com) pour dresser le portrait de certains artistes, de faire un reportage sur la scène qui animait les planchers de danse à l’étranger et partager des exclusivités en ligne, avec la collaboration d’artistes et amis.

« Profitait », car Blogger, service de publication de contenu en ligne maintenant propriété de Google, a fermé sans préavis le compte de l’émission de radio, motivant sa décision par des plaintes qui auraient été formulées à l’égard de l’émission qui permettait de pouvoir écouter en ligne des compositions d’artistes afin d’en faire la promotion. Il semble évident que la diffusion de musique en ligne puisse certes être mise en question, mais il aurait été plus courtois de la part des personnes offensées de demander aux animateurs de retirer le contenu jugé litigieux. C’est une grande source d’information qui disparaît avec la fermeture du site ainsi que la disparition de ses archives.

Masala est toujours diffusée sur les ondes de CISM, 89,3FM, le samedi de 22h30 à minuit, le dimanche de 14h30 à 16h et en tout temps en podcast sur le site de CISM (www.cism.umontreal.ca).




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.