Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Starmania vs Notre Dame de Paris

Le 1er février dernier l’Orchestre Symphonique de Montréal a présenté Starmania versus Notre-Dame de Paris à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Ce spectacle, mis en scène par Daniel Roussel est entièrement consacré aux grandes chansons de Starmania et de Notre-Dame de Paris, monuments populaires incontournables écrits par Luc Plamondon sur des musiques de Michel Berger et de Richard Cocciante.

Ce mélange peut paraître un peu douteux, sachant que, d’une part, ce sont des pièces écrites pour des comédies musicales et que, d’autre part, ce ne sont pas des chansons prévues pour être jouées avec un orchestre. Mais pourtant, Daniel Roussel a pris le pari et a réadapté toutes les chansons et les accords pour qu’ils puissent être joués et chantés.
Pour resituer les deux pièces, Starmania se déroule à Monopolis, capitale de l’Occident. Zéro Janvier est sur le point de devenir président de l’Occident, mais il est menacé par les Étoiles Noires. On y retrouve des chansons très connues comme Le monde est Stone ou encore Le Blues du Businessman. Cet opéra-rock a été traduit dans de nombreuses langues, et a été joué dans de nombreux pays.

En ce qui concerne Notre-Dame de Paris, elle a été directement inspirée du roman de Victor Hugo. Elle nous conte l’histoire de Quasimodo, bossu qui tombe amoureux d’Esméralda.

À 20h, la représentation commence avec le célèbre titre Le Temps de Cathédrales, et déjà pour le début, impressionne. En effet, notre tenor Marc Hervieux s’est encore une fois imposé. Puis c’est l’enchaînement des chansons. Il n’y a aucun ordre précis, aucune des deux pièces ne prend le dessus. Cependant à l’entracte il y avait une légère avance pour Notre-Dame de Paris. Mais cette avance a vite été rattrapée par Starmania pour donner le score final de 1 partout.

Tous les musiciens de l’orchestre symphonique étaient dans le rythme, dirigés par Simon Leclerc. Ces artistes, autant les musiciens que les chanteurs, dont Marc Hervieux (Ténor) et Marie-Josée Lord (Soprano), et qui font presque partie aujourd’hui du patrimoine culturel de Montréal, ont su encore une fois démontrer leurs talents.

Malheureusement, si j’ai une remarque à faire, ce serait sur la prestation de Marie-José Lord, ou bien de la personne qui devait s’occuper des micros. À chaque fois qu’elle a fait un long solo, on ne pouvait entendre clairement ce qu’elle disait et c’est extrêmement dommage car en plus de l’arrangement musical, c’est mieux si l’on comprend les paroles.

Mis de coté ce détail, la représentation fut grandiose, et à la fin elle méritait amplement que tout le monde se lève pour saluer les artistes. Et ce n’est qu’à la toute fin que Kent Nagano est apparu pour diriger lui-même la dernière chanson : Le Temps des Cathédrales chantée cette fois-ci à l’unisson avec tous les artistes.

Prochains événements de l’OSM : concerto pour piano de Beethoven les 15 et 16 février, puis l’unique concerto pour violon de Beethoven les 23 et 24 février. Retrouvez toutes les informations sur l’Orchestre Symphonique de Montréal sur leur site internet :
www.osm.ca

Crédit photo : OSM

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.