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Le cabinet du Dr Jazz : À la rescousse des forces américaines

Les difficultés massives qu’éprouvent les forces américaines au Moyen-Orient ne sont un secret pour personne. Cette âpre et longue déconfiture est à la base de la grogne qui règne chez plusieurs élus démocrates, élus qui réclament d’importantes coupes dans le budget de la défense. Le président Obama a cependant souhaité, lors de l’annonce du budget fédéral en fin janvier, geler le budget de l’armée plutôt que de procéder à des coupes. Au lieu de s’attirer ainsi les foudres de tous les élus progressistes, je suggère un changement radical de mentalité en termes de guerre et de tactiques militaires. Mais comment réduire le budget de la défense (j’ai toujours trouvé que le nom « département de la défense » était toujours très antithétique, compte tenu de l’approche américaine), tout en améliorant l’efficacité militaire dudit département ? Très facile, tant qu’on réfléchit « hors de la boîte ». Voici l’essence de la Réforme Jazz, comme je me plais à l’appeler, selon ses deux facteurs majeurs.

Facteur Style

Avantage non négligeable, dont disposent les États-Unis, qui se situe au niveau de la sophistication militaire. Pourtant, même un blindé reste vulnérable à plusieurs dispositifs explosifs. Et à 5 millions USD le bestiau, plus la facture d’essence, ça revient cher le feu d’artifice. Les blindés servent ainsi surtout de dispositif pour impressionner, et leur canon, même bien astiqué, ne se décharge pas aussi souvent qu’il voudrait. Donc, remplacer les tanks par des alternatives aussi stylisées, mais plus rapides et moins coûteuses, semble la voie à suivre.

Facteur Terreur

La guerre moderne est sensiblement sans surprise. Un tank reste un tank, un lance-flamme reste un lance-flamme, peu importe le design. La surprise, du moins sur le plan de l’arsenal, ne fait plus partie de l’équation. Pourtant, faire germer la terreur au plus profond de l’ennemi est une stratégie viable qui existe depuis des millénaires. Si l’homme moderne n’est plus effrayé par des charges de cavalerie, il existe forcément un moyen de transport capable de réaliser la même prouesse.

Au vu des deux critères sus-mentionnés, je propose deux solutions parfaitement calibrées.

Le Monowheel

La rentabilité des chars d’assaut, selon le format actuel de « guerre d’occupation », laisse fortement à désirer. Coupons dans les coûts, et remplaçons lesdits blindés avec des Monowheel modifiés. Tout dans le Monowheel crie au carnage. Ce fleuron d’ingénierie ne demande qu’à se faire équiper d’une paire de mitrailleuses, ou d’un lance-roquettes. Cet engin, monté d’un V8, est si extrême que même son créateur n’a pas osé dépasser la moitié de la vitesse théorique atteignable. Bon, c’est possible que ce soit parce que tourner relève de l’exploit, et freiner revient à détruire ses chaussures, mais quel flair, quel style. Et comme la vitesse théorique dépasse les 160 km/h, le pilote saura transformer cette machine de destruction en véritable disque de métal hurlant, l’aspect hurlant étant assuré par le pilote qui craint pour sa vie. Notons également que le pilote doit rester en état d’alerte constant, sinon le siège risque d’être entraîné par le mouvement de la roue, transformant la machine en véritable boule à hamster. Effet de déstabilisation garanti.

Mongolfières + éléphants

Les hélicoptères de combat représentent un autre exemple de faible rentabilité au sein des forces américaines. Malgré leur coût impressionnant, on notera que, dans les dernières années, plusieurs hélicoptères américains furent descendus à coup d’armes de faible calibre. Ma solution à ce problème : la mongolfière, une invention noble et racée. Ajoutons un fier pachyderme qui, au sol, s’occupera de terroriser tout assaillant, et on obtient un moyen de transport virtuellement sans défaut : plus meurtrier qu’un hélicoptère, tout en étant moins explosif. La seule vulnérabilité se situe au niveau de l’éléphant, qu’il suffit de couvrir d’un blindage pare-balle. De plus, il est possible d’augmenter le facteur « guerre psychologique » en munissant cet amalgame de haut-parleurs qui sauront déstabiliser de potentiels insurgés cachés dans des décombres. D’ailleurs, s’il y a bien une chose dont nous, les Occidentaux, ne manquons pas, c’est bien de torture auditive. Un CD de Lady Gaga et hop !, les tireurs embusqués détalent, effrayés par la déchéance post-pop. Si c’est malpropre, ça a au moins le bénéfice d’être redoutablement efficace. De toute façon, la Convention de Genève n’a pas vraiment écorché les principes américains jusqu’à maintenant, je ne vois pas pourquoi la situation changerait de si tôt.
J’attends impatiemment une réponse du département de la défense américaine afin d’implanter mes solutions révolutionnaires. J’en salive déjà.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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