Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Igloofest 2010 : La fin

Si jamais vous vous demandez, mesdames ou messieurs, combien de temps il faut pour que la condensation sur votre moustache se transforme en glace par une température de -30ºC, sachez que la réponse est 3 minutes ± 34 secondes. Comment faire pour obtenir une telle précision ? En tout cas, surtout pas en codant moi-même un chronomètre en Objective-C sur mon iPod, j’suis quand même pas geek à ce point-là[1].

La température polaire aura certes eu un léger impact sur le nombre de personnes présentes lors de cette dernière fin de semaine de l’Igloofest, il n’en demeure pas moins qu’une imposante foule s’était massée pour assister aux dernières soirées du festival. Les habitués savent que le froid n’est pas réellement un obstacle pour ces soirées où il est possible de s’abriter au centre de la foule comme des manchots sur la banquise, pour autant que l’on soit également équipé de plus d’une paire de chaussettes et, accessoirement, d’un vin chaud.

La soirée de vendredi aura sans doute été l’une des plus attendues du festival, mettant en vedette Ghostbeard et King Cannibal du label Ninja Tune accompagnés de Douster et Rusko dans une symphonie de dubstep sous toutes ses formes. Il aurait cependant été préférable de présenter la performance de Rusko après celle de King Cannibal, bien qu’il soit la tête d’affiche de la soirée, puisque ses nombreuses pauses pour prendre le micro l’espace de quelques instants en coupant la musique ont certainement contribué à briser le rythme mis en place par les artistes avant lui. La performance de Rusko a en effet été enlevante, et l’on comprend rapidement pourquoi il est invité à se produire à travers la planète au cours des dernières années. Un véritable spectacle son et lumière mélangeant du ballet classique, des convulsions et de très basses fréquences.

En somme, une très bonne année pour l’Igloofest, qui aura su attirer un public de connaisseurs et de profanes pour partager ensemble 9 soirs de musique électronique en plein air, dans une ambiance unique. Le fait que les participants soient vêtus soit de costumes de ski « one piece » tout droit sortis des années 80 ou plus simplement de vêtements chauds pour affronter l’hiver contribue certainement à l’ambiance, puisque plus personne n’est gêné d’aller danser au milieu de la foule. Point sur lequel s’entendent tant les artistes que les festivaliers qui participent pour la première fois aux célébrations du Piknic Électronik.

Rendez-vous le 23 mai prochain pour le premier dimanche de la saison du Piknic Électronik, qui dévoilera sa programmation au cours des mois à venir. Hot-dogs, cannettes de bière et musique électronique vous attendront sur l’Île Ste-Hélène, au pied de la statue de Calder.

Notes[1] Je l’ai codé en JavaScript

Mots-clés : Igloofest (19)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.