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Strc prst skrz krk

Ou tout simplement « se mettre un doigt en travers du cou »,
bienvenue en République Tchèque, royaume de la culture, de la bière et des pragoises aux courbes avantageuses !

Après un road trip de 1000 kilomètres, m’y voici enfin. J’ai vu défiler les villes d’Évian, de Lausanne, Berne, Bâle, Strasbourg, Nuremberg et Pilsen (avec un arrêt obligatoire dans un bar pour déguster une bonne et fraîche bière pils) pour finalement arriver dans les rues alambiquées de Praha.

La ville frappe par le contraste que produisent les blocs de ciment défraichis agencés les uns à la suite des autres, constructions issues de l’ère communiste, et les bâtiments richement ornés de dorures et de sculptures. Dans les rues, les Trabants, ces bolides de l’après guerre dont le moteur à deux temps mettrait les nerfs en sphère des plus valeureux guerriers de Polysphère, sillonnent les avenues recouvertes de pavés où sont posées les rames de tramway qui parcourent la ville.

Prague n’est pas très grande, mais elle regorge de surprises et de beautés à chaque rue. On compte parmi ces surprises le château de Prague qui surplombe la ville. L’enceinte du château comporte de nombreux bâtiments, dont le palais présidentiel, ainsi que la cathédrale de Prague. En descendant les jardins royaux où se trouvent des pieds de vigne, on peut contempler le panorama qu’offre la ville toute entière. Le fl euve de la Vtlava sépare en deux la capitale tchèque, les ponts reliant ces deux rives entre elles. Parmi ces ponts se dresse le mythique pont Saint Charles, jalonné de statues de part et d’autre. Sur les quais, les péniches s’arrêtent proche des ponts, et il arrive d’entendre chanter des groupes de voyageurs russes au son des accordéons. En prolongeant la petite promenade, nous arrivons dans le coeur de la vieille ville, avec les cathédrales, églises, et surtout l’horloge astronomique, oeuvre d’une ingéniosité remarquable construite en 1490 par Jan Ruze, qui ne donne pas seulement l’heure, mais surtout qui situe la terre par rapport au soleil et à la lune au cours de la journée, le tout selon la forme d’un astrolabe. À chaque heure jusqu’au soir, les douze apôtres défilent au son des cloches devant une armée de badauds armés d’appareils photos.
On raconte que son inventeur fut rendu aveugle pour qu’aucune autre ville ne puisse obtenir un pareil chef d’oeuvre d’horlogerie.

On peut vraiment parler d’une capitale culturelle et musicale pour l’Europe
; avec environ deux opéras joués quotidiennement au Statnì Opera (opéra d’état) et à l’opéra Divadlo Nàrodnì (opéra national), le tout avec des places à 3 $ pour les plus hautes, autant dire que ça coûte une bouchée de pain ! Il existe aussi un genre artistique propre à la République tchèque, le théâtre d’ombre, mise en scène où les jeux de lumière et art s’entremêlent au cours du spectacle. Comme mentionnée plus haut, l’architecture de la ville est complètement hétéroclite, avec de superbes bâtisses telles que le Rudolfinum (salle de l’orchestre symphonique) ou le Ginger and Fred, immeubles aux courbes rappelant deux danseurs s’entrelaçant.

Mais Prague, ce n’est pas juste un orgasme culturel pour un ancien directeur à la culture du Polyscope.
C’est aussi le paradis des bières ! Une seule phrase pourra vous sortir des plus grands problèmes en voyageant en République tchèque : jedno pivo prosìm, ou plus exactement « une bière s’il vous plait » (à dire au prochain Pub). Vous pouvez agrémentez le tout de : dva piva prosìm, « deux bières s’il vous plait », le reste n’étant qu’une éternelle répétition des deux dernières phrases jusqu’au sommeil profond bordé d’éthanol. Pour deux dollars, vous aurez droit à un demilitre du plus pur jus de houblon fermenté qu’il puisse exister sur terre, brassé à quelques kilomètres de la ville !

Et qui dit bières, dit nécessairement blondes, brunes, rousses, et de là, il n’y a qu’un saut vers les pragoises.
Ah… que dire ? Pour que vous puissiez imaginer un peu la scène, c’est comme une promotion de génie biomédical, mais à l’échelle d’un pays. C’est le défilé des décolletés plongeants avec au moins (et au bas mot) 36C++ de tour de poitrine… Et parmi les touristes, notons les italiennes, russes, suédoises, espagnoles, infirmières… Ouf, il me faut une bière…

Prague est trop incroyable pour être résumée en un article, il y a encore le Printemps de Prague où a eu lieu la Révolution de Velours à la chute du régime communiste, l’artiste Mucha, le cubisme tchèque, les voyages en train foireux, les bortchs, les galettes fourrées à la confiture de prune, le compositeur Dvo ák… Bref, autant de raisons pour un nouvel article sous peu !

À bientôt pour de nouvelles aventures européennes en direct de Tchéquie !

Mots-clés : En échange (21)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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