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4 jours, 3 nuits, 2 pizzas et 1 ville

Passer une année Erasmus en Europe comporte de nombreux avantages, et principalement celui de pouvoir voyager aisément à travers les pays du vieux continent. Délaissons les lumières de Paris du dernier article pour découvrir l’effervescence et la beauté lombardes.
Second arrêt en Italie, dans la capitale mondiale de la mode, j’ai nommé : Milan.

Rendez-vous à Milan

Après quelques heures de vol pardessus les Alpes italiennes, me voici à Bergamo, ville située non loin de Milan.
L’occasion est parfaite pour prendre le bus et découvrir le paysage qui défile devant soi. Champs, industrie, usines, puis quartiers résidentiels, après plus d’une demi-heure dans Milan, il ne fait aucun doute, la ville semble s’étendre sans fin, et pour cause, lors de son expansion, elle a englobé les plus petites villes aux alentours pour devenir une mégalopole du nord de l’Italie. Finalement l’architecture des bâtiments imposants aux murs de marbre indique au visiteur l’arrivée imminente au centre-ville.

Quatre jours, c’est le temps qui m’est imparti pour croquer à pleines dents dans cette culture milanaise.
Quatre jours pour découvrir les richesses culturelles de la ville ou pour tout simplement les entrevoir, détruire les clichés italiens et me remplir les yeux des merveilles à portée de regard.

Marcher dans les rues de Milan, c’est comme plonger dans un lac glacial.
On est pris de tous côtés, on ne sait où se rendre. Qu’on lève la tête, tourne sur soi-même ou marche vers l’inconnu, tout est découverte.

Direction le Duomo via la Galleria Vittorio Emanuele II

De l’extérieur, la Galleria Vittorio Emanuele II est un imposant édifice de cinq étages aux nombreuses fenêtres.
Murs de marbre jaunis par le temps, on entre par la porte centrale pour découvrir l’intérieur inondé de boutiques, cafés, restaurants, librairies, tailleurs. Mais ce qui frappe le plus, ce ne sont pas ces milliers de touristes et personnages qui abondent sur le sol richement orné, c’est le plafond, situé à plus de quinze mètre au dessus de nos têtes, en dorures et dont la rosace en verre à l’armature métallique illumine le passage. Derrière ces murs se trouve la place du Duomo, lieu phare de la ville.

De marbre blanc-rose finement taillé, la fin de sa construction remonte à 1859. Depuis, des millions de touristes sont passés devant, faisant défi –
ler toutes les générations d’appareils photo, les bombardements de 39-45 en détruisirent quelques parties, et plus récemment, un premier ministre italien se vit attaquer à pleine figure par une copie du Duomo… beaucoup de choses se sont déroulées à la Piazza del Duomo ! L’intérieur, à la lumière sombre, regorge de trésors catholiques et de statues. Au centre, on peut découvrir les catacombes, sobres et intrigantes. Mais délaissons quelques instants pour se diriger vers les autres plaisirs qu’offre la ville, mettant en alerte nos cinq sens.

Gastronomie, mode et art

Pizza, panzerotti, panini, pasta, focacciata, calzone, expresso, lemoncello…
certes, la cuisine milanaise et italienne reste délicieuse et c’est toujours un plaisir pour les papilles gustatives que de (re)découvrir ces mets. Une mention toute particulière doit être faite pour les panzerotti de Luini, véritable institution où l’on vous sert des pizzas calzone à la pâte quelque peu sucrée, délivrée en une trentaine de secondes dans vos mains, prêtes pour être dégustées le soir à travers les rues recouvertes de pavés.

Les rues de la ville regorgent de boutiques de vêtements plus fournies les unes que les autres. Capitale de la mode, Milan mérite amplement son nom ! Entre les publicités de plusieurs dizaines de mètres de haut, les grands 4 jours, 3 nuits, 2 pizzas et 1 ville couturiers, les mannequins recouverts des plus belles étoffes, on ne sait où donner de la tête, tête qui se retourne à chaque fois que l’on croise une milanaise si joliment vêtue.

Et les arts, l’Italie étonnera toujours des richesses qu’elle a su produire, tirées des plus grands esprits à travers les siècles, de l’Antiquité à la Renaissance, et jusqu’à notre époque actuelle. Léonard de Vinci, le Caravage, Titien, Raphaël sont les peintres de la Renaissance dont les toiles exposées reposent à la Pinacoteca di Brera. Mais qui dit art à Milan, dit nécessairement art lyrique, avec la présence de la Scala de Milan, considéré par les amateurs d’opéra et les artistes comme le lieu par excellence.
Personnellement, une représentation du ballet français Gisèle de J.-H. Vernoy de St-Georges et de Théophile Gauthier me procura les sensations les plus vives, tant par l’excellence de l’interprétation des danseurs que par la complète et totale maîtrise musicale des musiciens.
Quelques lignes ne peuvent résumer une si belle expérience au sein de cet opéra mythique, où les plus célèbres cantatrices s’y produisirent sous une pluie de roses et de fl eurs au couché de rideau, et où les « Bravo » sont rarement oubliés en pleine représentations.

Ici se clôture ce court article sur Milan qui pourrait être bien plus long encore. Finalement, j’aurai su mettre de côté tout ce que l’on peut dire sur le côté supposément bordélique et toujours à la dernière minute des Italiens pour découvrir un des joyaux européens. Milan ville incroyable, quatre jours, ce n’est définitivement que trop peu pour une si belle aventure.

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