Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Bain à remous pour le Beach Party

Vous l’avez peut-être lu dans les pseudos de vos amis, vous êtes sûrement inscrit à son évènement sur Facebook, je vous parle évidement du génial Beach Party de l’École Polytechnique. Mais les derniers évènements en date me font penser que cette année, le ratio homme/femme ne sera pas très avantageux.

Deux années se sont écoulées depuis le dernier Beach. Et pourtant il s’en est passé des choses en deux ans. Le Beach de cette année a eu droit à son lot de surprises que les protagonistes ont su maîtriser et gérer tant bien que mal. Il y a eu tellement de problèmes cette année que je ne sais pas par où commencer. Et c’est avec les soupçons et les bruits de couloirs que ce qui suit peut paraître vrai… ou faux !

Commençons par le début de l’histoire… Cette année et pour la première fois dans l’histoire du Beach (pour autant que l’on peut se souvenir) ce ne sera pas le Pub qui gérera la bière. Aucune explication n’a pu être donnée sur cette nouvelle. Mais les bruits de couloirs vont dans tous les sens. Peu compréhensible, puisque des années auparavant le Pub et PoPa vivaient une histoire idyllique. Marchant main dans la main et avançant dans la même direction. Malgré cela, des points de vue divergeants ont jailli et ont causé la séparation. Après ce divorce, il s’en est voulu que PoPa perde sa faculté de servir la bière, demandant au Pub de la servir pour tous les party. Mais pourquoi donc, au Beach, une des plus grosse institutions parmi les party du Québec, les gens du Pub ont été mis à part ? À cette triste histoire vient se rajouter celle du party Highway to Hell. Lors de ce dernier party, vous avez peut-être remarqué que le Pub avait arrêté de servir la bière durant une quinzaine de minutes sans qu’on en connaisse trop la raison. Donc, PoPa craignant peut-être un nouvel arrêt, a préféré choisir un autre comité pour servir la bière du Beach, certes moins talentueux que le Pub, mais qui peut quand même servir de la bière… Cette année ce sera donc ceux qui vous ont offert les matchs des Canadiens, Poly-Habs, qui vous vendront ce délicieux nectar alcoolisé. Enfin, servir… je dirais plutôt distribuer, car la bière sera donnée en canettes. Je vous recommande donc vivement le port de vos gougounes en plastique, si ce n’est de vos sandales, voire de vos bottes, pour être sûr de ne pas vous couper en marchant sur une cannette jetée par le premier bourré de la soirée. Il est de toute évidence qu’une simple canette n’est pas dangereuse et que l’on peut la shooter à pieds nus sans se faire le moindre mal. Mais une canette malmenée pendant des heures va peut être s’ouvrir et causer des dommages aux dits pieds nus.

Ce premier point réglé, nous pouvons passer à la suite de nos périples qui nous mèneront tout droit à l’aboutissement du Beach. Les équipes de PoPa ont travaillé durant la relâche pour arriver à ce que chaque jour nous pouvons voir en passant par la rotonde, c’est-à-dire la piscine et la glissade. Mais à quel prix ? Après la création de l’évènement Facebook, et en moins de 48 heures, 1 500 personnes attendaient avec impatience l’évènement qui aurait pu être (et qui sera peut-être) l’évènement majeur dans la vie de Polytechnique. Seulement, des « petits » soucis viennent ennuager le ciel bleu. Pour ceux qui n’aurait pas suivi (mais aussi pour ceux qui ont suivi) voici ma version du déroulement des évènements.

Sur l’évènement Facebook était indiqué qu’il y aurait 1 200 billets mis en vente et que chaque personne pouvait, à son bon vouloir acheter jusqu’à 4 billets. Le deal semblait plutôt bon, on achetait 4 billets et on pouvait les passer à qui l’on voulait. Et ça aurait fait un rapport homme/femme plutôt correct. Mais le sort en a décidé autrement. Jeudi 7 janvier, le Service des immeubles (SDI) contacte PoPa pour que les pompiers passent évaluer le lieu de la fête. Et ce fut la surprise générale quand ces-derniers ont revu la capacité de la rotonde de 1 200 à 600 personnes. En plus, sur les 600 places disponibles, 100 étaient déjà vendues aux nouveaux et un peu plus de 200 étaient vendues aux comités. Il ne restait donc que 300 places sur les 600 disponibles. Déjà, le nombre 600 peut paraitre assez étrange vu le nombre de personnes présentes lors de Highway to Hell. Et aussi quand on voit les statistiques de Poly-Habs qui ont réussi à faire entrer et s’asseoir 632 personnes. Quand on pense que l’on peut faire asseoir 632 personnes, alors que la salle est pleine de tables et de chaises, alors une fois tous ces gens debout, il ne faut pas être une lumière pour se dire que l’ont peut faire rentrer encore plus de monde.

Alors pourquoi les pompiers ont-ils revu le nombre de personnes ? Problème de réputation ? Il y a quelques années, lors d’une fête, un photographe extérieur avait pris des photos, puis les avaient diffusées en montrant les mauvais effets de l’alcool. On suppose que c’est à force de véhiculer des images d’alcoolisme que l’École et les étudiants ont une mauvaise réputation. Donc ce serait au nom de cette réputation que les pompiers aurait voulu réduire le nombre de personnes. Moins de monde = moins de danger d’alcoolisme. Mais erreur, car moins de personnes = plus d’alcool pour nous-mêmes… Mais ce qui a dû énerver le directeur de PoPa, c’est que ça a dû créer un trou dans son budget. En effet, si on fait le compte : 20 dollars par 600 personnes, on arrive à un compte de 12 000 dollars. Et perdre une somme pareille sur une décision des pompiers doit bien énerver.

Mais c’était sans compter la détermination de Marc Farmer et de Lucas Poncelet qui ont mis du cœur à l’ouvrage et qui, après avoir eu une réunion avec des architectes et des pompiers ont réussi à augmenter le nombre de places passant de 600 à 1 086. Les nouveaux billets étaient disponibles hier dans les locaux de PoPa pour ceux qui avaient dormi à l’école (ou qui s’étaient levés très tôt dimanche matin) et qui avaient laissé leur matricule.

En théorie, les directives de Poly-Party concernant la vente des billets dimanche dernier stipulaient que les billets ne devaient être en vente qu’à partir de midi. Et, comme c’est la tradition, on s’attendait à une file de gens qui passeraient la nuit à Poly, les plus motivés en quelque sorte. Et cette file devait être « détruite » par la sécurité vers 7h. On raconte que, pendant les nuits des années passées, une ambiance chaleureuse s’était créée, en faisant ainsi une fête avant la fête. Mais cette année, c’est avec déception qu’il n’y a eu que quelques comités de présents, dont le Pub qui fut le plus actif. Vers 5h du matin, la file a commencé à se créer, jusqu’à ce que PoPa (ou la sécurité ?) la ferme.

Finalement ça n’aura pas été à midi, mais bien à 7 heures du matin que les 300 billets disponibles ont été vendus. Chance vis-à-vis de la sécurité ou coup monté de PoPa qui, sachant qu’il n’y avait plus qu’une poignée de billets, a décidé de les vendre, puis de garder un stand qui prenait le matricule des gens qui n’avaient pas eu de billet et qui étaient en file.

Autre chose amusante (car il vaut mieux rire de tout ça…) à propos de ce Beach, est la mise en vente de deux billets VIP sur eBay. Et avec tous les avantages disponibles, soit l’accès à un cocktail pré-party (ah bon, il y a un cocktail pré-party ?), un accès direct (à la limite…) et le dépôt de ses affaires dans le vestiaire des organisateurs (pourquoi ? Les autres vestiaires ne sont pas sécurisés ?). Mais on peut se douter que ces accès VIP ne sont qu’une grosse blague pour bien se payer la tête de ceux victimes de la difficulté d’avoir des billets. À l’heure où j’écris mon article, le prix de vente est de 97 dollars, mais d’ici la fin de la vente, qui sait combien de gens auront surenchéri pour obtenir ces billets. Et surtout à quel prix… Mais ce n’est pas la seule annonce pour un billet du Beach en vente sur le même site. En effet une autre annonce (avec une vraie photo d’un billet) s’est vendue pour 31,50 dollars.

Mais quand on a vu les gens présent dans la file dimanche, on peut se demander si le party va être un party de saucisses ou pas ! Et jusqu’à mardi dernier on était en droit de croire qu’avec le peu de personnes qui allaient être présentes, ce Beach aurait été digne du plus grand festival de la saucisse de cette nouvelle décennie. Heureusement on peut espérer que les 400 nouveaux billets débloqués amèneront un peu plus de filles. Et si possible, on peut espérer des jolies filles [NDLR : Continue de rêver, Guillaume.]. Déjà qu’une soirée à Poly a un ratio qui ne permet pas vraiment d’espérer, mais alors, un party où les billets ont été réservés aux gens de Poly (et tant mieux, car c’est d’abord une fête pour nous…), on peut se demander comment va être la fête. Les plus malchanceux qui n’auront pas eu un billet pourront toujours se tourner vers la fête d’HEC qui se déroule le même soir. Là on pourra sans doute y voir un meilleur ratio de filles, mais le décor y sera sans doute moins idyllique.

Cependant, une chose est sûre, c’est que ce party qui s’annonçait très prometteur, a dû être revu à une autre catégorie de party, mais que pour vraiment juger sa consistance (…en filles !) j’espère que vous ferez partie des 1086 chanceux ayant obtenu un billet de manière traditionnelle ou sur le marché noir à des prix qui peuvent vous paraître fous !

PS : Et si les pompiers passent chez vous pour le traditionnel calendrier des pompiers…Vous pourrez toujours leur répondre que votre chambre ne peut contenir qu’un seul calendrier et que vous devez revoir la capacité maximale…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Casse-Noisette, spectacle des Fêtes

15 janvier 2010

Par Camille Thomet Depuis 45 ans, Casse-Noisette fait partie du ballet incontournable du temps des Fêtes. Cette année encore, l’adaptation du fameux comte d’Hoffman revient à la Place des Arts, interprété par les Grands Ballets Canadiens de Montréal pour réanimer à tous notre âme d’enfant. Le samedi 12 décembre, a eu lieu la première avant une grande série de représentations. Pour la 26e année consecutive, Andrée Laprise a recruté et formé avec brio les jeunes...

C’est la fin

16 janvier 2009

vous avez sûrement remarqué que cette semaine il a fait « frette » (pour utiliser un mot bien de chez nous). Je n’ai donc eu aucune envie de sortir à l’extérieur à part pour aller démarrer des voitures par infraction, pas dans le but de les voler, juste dans le but d’accélérer le réchauffement climatique. Cela m’a donné beaucoup de temps pour réfléchir à ce que j’allais faire dans le futur. Pour ceux qui...

Ce moment de poésie décalée vous est offert par Le Polyscope et son nouveau poète : Louis-Etienne Pratte

1 avril 2015

L’oubli Près d’un étang, Non loin d’un pin, Forçai longuement À chaque matin. Bien que souvent J’y emmenai, Quelques mouchoirs J’eus oubliés. Réfléchissant, La main au front, Adossé à L’écorce du tronc, Nul autre choix J’utilisai, Ce calepin noix Guise de papier.   Réveil torréfié À travers ces épais murs blancs, Quelque peu salis par le temps, De rapides bruits courts et secs retentissent, Ils peuvent être quatre, six ou des fois dix. L’eau...