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Passer le nouvel an avec la tour Effiel

Une autre année s’est terminée, une nouvelle vient de commencer. Encore une, diriez-vous ? Profitez-en, car, selon certains cinéastes au courant des dernières technologies mayas, il n’en reste plus que deux. Ceci est le premier article d’une série de récits écrits live depuis l’Europe, où quelques collaborateurs du Polyscope s’y trouvent pour la prochaine session. La plupart des journalistes s’accordent pour dire que la dernière année ne fut pas des plus joyeuses, avec de nombreux scandales bancaires et économiques, les infidélités d’un célèbre joueur de golf, sans oublier une grippe qui cloua plusieurs d’entre nous au lit (et moi sur un banc à Amsterdam)… non vraiment, 2009 ne fut pas des plus brillantes. Néanmoins, 2010 est arrivée en grandes pompes un peu partout à travers le monde, avec son lot de festivités, de feu d’artifices, de bouteilles de champagne ouvertes, de lendemains de veille assez intensément difficiles, de baisers échangés en scellant l’année qui vient de passer et pour bien débuter la nouvelle.

Année sombre, 2009 ? 2010 se promet d’être plus propice à tous ? Remplie d’espoir et de lumière ? Trois collaborateurs du journal, provenant d’Espagne, de France et de République tchèque se sont lancé le défi de se retrouver dans la capitale française pour immortaliser le passage à la nouvelle décennie dans la ville Lumière, Paris ! Récit d’une nuit froide au milieu des festivités françaises.

31 décembre au soir

Nous défilons dans les rues de Paname, rejoignant les bords de la Seine. Il est 20 heures, le nouvel an n’a plus que 4 petites heures à attendre avant son arrivée en Europe occidentale. Place de la Concorde, l’Obélisque couleur ocre côtoie la grande roue blanche de la fête foraine au creux de cette nuit sombre. Nous décidons de nous diriger vers le Trocadéro, l’esplanade située en face de la tour Eiffel, juste après le fleuve parisien.

La foule est de plus en plus dense dans les rues froides de Paris. Au loin se profile la grande dame, non pas dans sa couleur d’or habituelle, mais bleue, verte ou rouge. Se frayant un chemin parmi les nombreux spectateurs venus de tous coins, touristes, parisiens, étudiants, familles, nous trouvons refuge auprès d’une statue située auprès de la fontaine du Trocadéro, aux premières loges pour les derniers instants de l’année.

Devant nous, à chaque heure, quelques feux d’artifices sont lancés, tandis que la ville a installé sur l’ensemble de la structure métallique un impressionnant ensemble de lumière, faisant ainsi osciller la parure de la tour dans les tons vert-bleu, puis rouge-orangé, jaune, bariolé… La tour Eiffel a revêtu ses plus beaux atouts pour le 31 au soir. Encore quelques minutes…

La tour commence à s’éteindre, étage par étage, il ne reste plus que 5 secondes. Les bouteilles de champagne sont sorties, les bouchons explosent dans le ciel autour de nous, les verres n’attendent qu’à être remplis. La voilà maintenant complètement noire, éteinte, il est minuit.

1er janvier en matinée

La tour Eiffel s’est rallumée, elle brille de mille feux, tels des diamants scintillants sur un fond noir d’encre. Les feux d’artifices sont tirés autour de nous, recouvrant l’esplanade et les alentours d’une fumée illuminée par les étincelles. Les gens rient, s’embrassent et chantent. Le froid semble être resté avec l’année précédente, soudainement, tout se réchauffe autour de nous.

Nous parcourons l’immense foule amassée sur la place du Trocadéro, les gens commencent à se déplacer en masse vers les sorties pour rejoindre les entrées du métro. Les pétards explosent en pleine rue autour de nous, les voitures resteront bloquées assez longtemps, les piétons ayant pris d’assaut l’ensemble du quartier. La course evrs le métro respecte les principes de la mécanique des fluides : ne jamais être sur les côtés dans une foule compacte et trop dense, croyez-en mes côtes, ça fait mal ! Un dernier regard vers cette tour emblématique qui fait le charme de Paris, pour apercevoir qu’elle revêt déjà son habituelle couleur dorée, mettant de côté ses tenues de soirée pour la veille du jour de l’an, trônant fièrement du haut de ses 120 ans.

Sortie du métro, arrivée à l’appartement. Cela fait déjà deux heures que 2010 a débuté. Il est maintenant temps d’ouvrir la bouteille de champagne, les petits pains au saumon fumé et les papillotes au chocolat, fêtons aussi à notre tour en bonne et due forme. Je ne peux que terminer en vous souhaitant avec un peu de retard meilleurs vœux pour cette année, et comme on le dit si bien en Tchéquie : Na zdraví tout le monde !

Mots-clés : En échange (21)

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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