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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Scope Montréal

Camarades, collègues, partenaires de laboratoire, fille cute de biomed, bonjour. Si je m’adresse à vous aujourd’hui c’est pour vous entretenir d’un sujet de la plus haute importance. Non, ce n’est pas au sujet d’un enfant prisonnier d’un objet volant en aluminium à la dérive dans le ciel. Il s’agit d’une cause plus importante encore.

Je n’irai pas pas quatre chemins. Rien n’est plus pénible qu’un discours intriguant, à l’introduction bien travaillée et invitante pour le lecteur, qui s’égare rapidement dans divers menus détails inutiles qui ne font que prolonger de façon lassante les propos qui se voulaient pourtant forts réfléchis. J’ai déjà remarqué une telle façon de discourir chez de nombreux politiciens dont Stéphane Dion, le 23 février 2005. Je me souviens parfaitement de ce jour-là, parce que j’avais mis mon toaster à 3, pour que mon pain grillé soit simplement doré et non complètement noirci…

Bref.

Camarades, afin de proposer une véritable alternative aux trois principaux partis politiques qui se disputent la direction de l’Hôtel de Ville de Montréal, nous dévoilons en grandes pompes dans ces pages le seul parti apte à répondre aux besoins de la ville, le Scope Montréal.
Après Vision Montréal, Union Montréal et Projet Montréal, dirigés respectivement par la très unilingue Louise Harel, le très confu Gérald Tremblay et le très clownesque Richard Bergeron, le Polyscope est fier et heureux de se lancer à son tour dans la course. Seul regroupement politique à prôner la théocratie de mérite, nous sommes certains de pouvoir offrir à la population de l’île toute la spiritualité et la dictature dont elle a si grandement besoin.

Amis, il est temps de mettre fin à tous les scandales impliquant la classe politique actuelle, qui sont maintenant rapportés quotidiennement par les médias locaux. Finie, terminée cette sombre période. Il faut voir plus grand, plus loin ! Le Scope Montréal s’engage à ce que désormais, tous les scandales qui feront surface sous son règne soient diffusés à travers les médias internationaux, du journal Métro de Boston au journal Métro de Barcelone en passant par le journal Métro de Berlin.

Système politique

Bien peu de partis ont eu l’audace de revendiquer un système mettant en place une théocratie de mérite. Pourtant, de tous les systèmes possibles, c’est celui qui offre la plus grande simplicité dans la gestion des affaires courantes de la ville.

En effet, une fois élus, nous serons considérés comme de véritables dieux. Pourquoi ? Parce que nous le méritons. Nos adversaires, qui ne parviennent pas à saisir ce raisonnement pourtant simple et indiscutable, nous interrogent souvent à savoir pourquoi eux ne pourraient pas être considérés comme des dieux. Simple, parce qu’ils ne le méritent pas.

La chose est d’ailleurs bien connue, ces faits ont entre autres été publiés dans le journal des étudiant(e)s de l’École Polytechnique de Montréal. Pour remercier cette illustre publication, le Scope Montréal a unaniment décidé de le remercier en lui déscernant la TI-30Xa d’or, plus haute distinction accordée à une publication de propagande.

Engagements

Sous notre gouverne, nous nous engageons à humilier la ville de Québec, en changeant la devise officielle de Montréal pour « On dit pôteau, pas pot-eau et baleine, pas balenne. » Dans la même démarche, devant l’ambition du candidat à la mairie de Québec Régis Labeaume qui souhaite construire un complexe sportif de 18 000 places pour espérer voir le retour de l’équipe de hockey des Nordiques, nous nous engageons à tenir des combats de gladiateurs au Stade Olympique, qui sera renommé Colisée Olympique. Afin d’attirer un maximum de spectateurs, les épreuves de la Rome antique seront revues afin d’être mises à niveau pour les adapter au goût du jour.
Après un combat à mains nues dans un octogone gracieusement fourni par la Ligue de Combat Extrême, les gladiateurs survivants s’affronteront dans un duel de motocross contre des Big Foots et un monstre en métal cracheur de feu.

Le Scope Montréal compte ainsi faire de l’industrie des sacs mortuaires et du divertissement explosif le point central de l’économie de la ville.
L’équipe s’engage également à mettre un terme une fois pour toutes au problème de la faim dans le monde, en suggérant aux affamés de manger. Voilà.

Sacrifices

Naturellement, afin de pouvoir se hisser jusqu’à la place qui lui revient de droit au panthéon des villes célestes, il sera nécessaire d’apporter quelques changements drastiques aux infrastructures et aux services urbains. Pour l’instant, il n’est pas encore question de mettre en place une politique de sacrifices humains, mais la direction de la santé publique garde un oeil attentif sur l’évolution de la grippe A H1N1 et n’écarte aucun moyen d’éradiquer le problème.

Ainsi, le parc du Mont-Royal ne sera plus accessible au public, puisqu’il sera légué à notre plus illustre citoyen, Monseigneur Guy Laliberté, pour qu’il puisse installer un chapiteau permanent sur l’emplacement actuel du chalet au sommet de la montagne. En plus d’y installer casinos, manèges, salles de spectacles et autres inutilités dignes de Las Vegas, M. Laliberté y installera une base pour permettre le lancement de fusées du Cirque du Soleil afin de coloniser les planètes du système solaire qui ne possèdent pas encore de chapiteaux permanents du cirque.

Amis, prolétaires, unijambistes et autres noms communs, unissez-vous et faites entendre votre voix. Permettez-nous de gueuler en votre nom au conseil municipal… jusqu’à ce que l’on soit au pouvoir, après on sera tranquille pour 4 ans alors on pourra bien faire ce qu’on voudra.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.