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Voter chaos – Chronique d’un sauvage au 21e siècle

Ah oui, petite note à ceux qui découvrent pour la première fois la Chronique Barbare du Polyscope. Ici, tout est évalué selon son niveau de barbarisme, de son potentiel de destruction à grande échelle et des chances qu’un individu aléatoire qualifie le concept en question de métal. À titre d’exemple, la barbe c’est bien, la moustache molle c’est mal et dompter un ours, c’est carrément thrastructif (synonyme « d’excellence »).

La politique municipale, c’est un peu le Far West de notre belle démocratie canadienne. Si, aux autres paliers gouvernementaux, les partis sont bien séparés par des idéologies distinctes, le municipal semble bien plus chaotique. Selon mon échelle du barbarisme, les élections municipales sont délicieusement métal (une phrase que je vous défie de retrouver ailleurs). Donc, dans tout ça, comment s’y retrouve-t-on ? Quels candidats sauront s’attaquer « aux vrais problèmes » ? Ne cherchez plus, charmants lecteurs (normalement, rendu ici la charmante lectrice a plutôt décidé d’aller lire la chronique verte de Daniel O’Brien), parce que la chronique barbare est là pour vous et vous montrera comment « voter chaos ».

Voter chaos ? C’est quoi ce truc ?

Essentiellement, voter chaos, c’est l’art de choisir la plate-forme la plus viking possible. Il s’agit là d’un processus complexe évaluant les partis et candidats selon toutes sortes de critères tous moins arbitraires les uns que les autres. En bout de ligne, on se retrouve avec le candidat qui représente le mieux nos intérêts. Voici un exemple de critère et de l’évaluation subséquente. Sentez-vous libre d’inventer les vôtres, il s’agit d’un important procédé démocratique après tout.

Critère : aptitude à renverser par la force le gouvernement en place.

Gagnant(e) : Louise Harel. Primo, Tremblay est déjà hors course pour cette question, parce même si son parti tentait le putsch armé, il ne serait pas au courant. Pour ce qui est de Bergeron, si vous avez regardé le débat des chefs, vous avez probablement remarqué qu’il était le seul chef à être un tant soit peu respectueux à l’égard de ses adversaires. Et le respect, vous vous en doutez, c’est très peu barbare. Mais Harel, avec des marques de guerre amérindiennes, à la tête d’une troupe de guérilleros sud-américains et qui débarque en plein hôtel de ville pour faire le ménage, c’est déjà plus plausible.

Il est possible d’utiliser d’autres critères comme l’habileté à survivre à une invasion de zombis, le port de la pilosité faciale ou la maîtrise de différentes armes blanches. Dans le cas où vous seriez incapables de faire le choix entre nos trois illustres candidats, le Polyscope est fier de vous offrir une solution : tirez le candidat au sort [NDLR : le Polyscope décourage fortement une telle déformation de nos institutions démocratiques]. Pourquoi voter au hasard plutôt que voter blanc ? Parce qu’à défaut d’avoir des élections palpitantes, on peut y ajouter un élément d’incertitude, de chaos. De toute façon, seuls les hippies et les anarchistes votent blanc, et aucun des deux ne lisent ma chronique (en fait, les anarchistes ne savent pas lire, point). Apportez-vous un dé, brassez-le avec insistance et démesure, puis votez en conséquence. Étape supplémentaire : délectez-vous des regards confus qui vous seront jetés. N’hésitez pas à écrire au Polyscope pour partager votre expérience chaotiquement démocratique, je vous en redonne des nouvelles.

Les conseils barbares

L’Halloween approche et beaucoup d’entre vous ont déjà leurs costumes de pirates ou d’infirmières sexy (tous deux fortement approuvés par la direction du Polyscope). Donc, pour tous ceux qui célèbrent l’Halloween, la suggestion est pour vous : Death’s Design, par le groupe Diabolical Masquerade. Cet album concept de 61 chansons était initialement destiné à être la trame sonore d’un film d’horreur. Finalement, le film s’est sabordé, mais l’album est tout de même sorti. C’est de la musique de haut calibre, ultra conceptuelle, avec des petites touches ambiantes. C’est tout de même du black metal, donc, pas pour tous les goûts, mais si vous êtes capables de supporter les voix (voire de les apprécier), c’est un must de toute ambiance un peu « horreur ». À écouter dans son entièreté cependant, étant donné qu’il s’agit essentiellement d’une grosse pièce. Et oui, pour ceux qui se posent la question, je compte me strapper des hauts-parleurs sur le dos, me déguiser de façon effrayante, faire jouer du gros black metal (dont l’album sus-mentionné) puis faire peur aux bambins (c’est plus créatif que de simplement les tabasser pour leurs bonbons).

Aussi, nombreux (lire : une poignée de débiles) m’ont écrit au sujet de conseils pour séduire la valkyrie de leur cœur ou pour ajouter une touche de sauvagerie à leur ménage. Primo, vous m’avez motivé à vous accorder une section courrier du cœur, alors sentez-vous libres de continuer à m’envoyer vos interrogations d’ordre reproductif. Deuxio, je me détache de toute conséquence encourue par l’application de mes (pour le moins douteux) conseils, et si l’envie vous prend de tester les suggestions mentionnées dans mes différentes chroniques, c’est vraiment, et j’insiste sur le vraiment, à vos risques et périls. Maintenant, allez et proliférez.

Mots-clés : Chronique barbare (22)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.