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Atelier de l’ÉNC et nouveau spectacle à la TOHU

La fin de semaine passée, l’École nationale de cirque présentait En plein corps. Sous la direction d’Estelle Clareton, six diplômés de l’École nationale de cirque ont participé à cet atelier de création. L’objectif de l’atelier est de faire vivre à un collectif de jeunes artistes de cirque l’expérience complète de la création d’une œuvre de cirque contemporain sous la direction d’un concepteur et metteur en piste. Ce spectacle est donc la récolte d’idées qui ont germé en toute liberté au cours de l’année. Il permet l’exploration de différents types de prise de risque – technique, physique et émotif.

En plein corps n’est donc pas un spectacle de cirque ordinaire. C’est le reflet de ces idées, de ces risques, avec la touche apportée par la mise en piste. C’est un voyage physique dans un espace mental en proie à une dérive que nous a offert l’ÉNC. L’œuvre suit le parcours insolite, hallucinatoire et drôle d’un être égaré entre réalité et fiction. Il rencontre des personnages colorés, monstrueux, charmeurs, sortis d’une mémoire ancienne voire mythique qui lui tiendront compagnie tout au long de son parcours. L’œuvre est faite d’un mélange de cirque, de danse et de théâtre. Des images vidéos viennent se mêler au spectacle. Le théâtre occupe une place d’honneur : chaque artiste interagit dans une pièce, où sont incorporées acrobaties et/ou danses.

Ce spectacle se déplacera en France le 28 octobre dans le carde du Festival Circa.

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La TOHU accueille jusqu’au 24 octobre la compagnie franco-québécoise Un loup pour l’homme. La compagnie présente son premier spectacle, Appris par corps, qui se base sur la technique du main-à-main. La compagnie Un loup pour l’homme est née en 2005 de la rencontre de deux hommes mordus de sports, Alexandre Fray et Frédéric Arsenault. Alexandre Fray, formé au Centre National des Arts du Cirque en France, possède une grande expérience comme porteur en main-à-main. Frédéric Arsenault est lui issu de l’École nationale du cirque, et en sort acrobate, voltigeur en main-à-main. Il participe aux évènements culturels québécois (FrancoFolies, …) et part en Europe pour le festival La piste aux espoirs où il rafle les prix. Leur rencontre et la création de la compagnie est issu de leur volonté de créer leur propre spectacle. Appris par corps est donc leur première création.

Cette œuvre a donc été conçue à partir d’une vision élargie du main-à-main. Elle met en jeu la relation humaine complexe, intense mais fragile de deux êtres. Cette relation évolue : parfois calme, parfois violente, mais toujours complice. Dans une scénographie épurée, où l’autre est le seul horizon, sobrement soutenus par la mise en lumière et en son, les deux interprètes nous dévoilent simplement la complexité de cette relation riche d’humanité.

Le spectacle ne respecte pas les conventions habituelles. Du début, où les artistes entrent sur scène, commencent leur numéro avec les lumières de la salle allumées, à la fin où ils quittent la scène soudainement, la pièce surprend. Les relations avec le public sont quasi inexistantes. Mais c’est ce qui fait la grande force de ce spectacle. Le public est amené à observer la relation évoluer entre les deux artistes. La mise en scène, les lumières, la musique, tout pointe et amène les spectateurs à réfléchir sur cette relation. La complicité entre les artistes est très grande, et contribue à donner une belle profondeur au spectacle, mélangeant danse, théâtre et cirque.

Pour plus d’information : www.tohu.ca

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Mots-clés : Cirque (54)



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