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Moins de temps sur les devoirs, plus dans les party

Marre, marre et marre ! Marre de devoir utiliser une calculatrice non scientifique alors que oui nous sommes des scientifiques, marre de devoir prendre du temps pour chercher la représentation 3D d’une pièce, de devoir chercher la somme d’une série, sa convergence, ou de devoir calculer la triple l’intégrale impropre. Demandons-nous au futur photographe de travailler sans un logiciel de retouche 3D ?

Depuis l’invention de l’ordinateur en 1938, ce dernier n’a cessé de s’améliorer pour connaitre aujourd’hui l’essor qu’on connait. Avec le temps, les logiciels se sont également améliorés. Et nous sommes fiers de pouvoir utiliser en laboratoire ou chez nous des logiciels comme Maple, Solidworks, Autocad, Anagène et bien plus encore. Des ingénieurs travaillent chaque année pour pouvoir nous donner une meilleure version. Et nous que faisons nous ? Nous n’exploitons pas assez leurs merveilleuses créations ! Quelle chance, nous pouvons calculer Pi avec une précision de 1000 décimales, résoudre une équation différentielle de degré n, ou faire tout simplement une addition. Mais à la place qu’avons-nous ? Une feuille de papier et un problème. Avec un entraînement à Maple nous pourrions faire des économies sur le papier, sur l’encre. De la même manière pourquoi s’embêter à dessiner des vues en vue isométrique alors qu’un logiciel comme Solidworks arrive a nous dessiner un rendu en 3 dimensions avec les trois vues.

En plus d’être des solutions écologiques, construire directement en 3 dimensions sur l’ordinateur permet une meilleure visualisation 3D de la pièce. Par exemple, sous Solidworks on peut faire pivoter la pièce, la représenter en vue de profil droit, de face de profil gauche… On peut lui dire de nous la montrer vide, pleine, avec différentes couleurs pour représenter chaque hauteur et changement de plan.

Mais si cette solution vous paraît trop brutale, alors pourquoi juste ne pas conserver une calculatrice scientifique en classe et pour les devoirs ? Pourquoi devoir se contenter d’une calculatrice du secondaire alors que la nouvelle TI-Nspire CAS nous permet de dériver, d’intégrer, de calculer les développements limités, plus une possibilité de faire du calcul formel, une visualisation 2D ou 3D, et j’en passe…

Alors pourquoi devons nous nous contenter d’une calculatrice non programmable ? Certainement pas pour ne pas pouvoir écrire le cours dedans puisque nous avons déjà le droit d’avoir une feuille de notes écrite par nos soins la veille du devoir. Alors pourquoi ? Question économique ? Celui qui pourrait avoir une calculatrice dernière génération serait avantagé par rapport à celui qui n’en a pas ? Mais d’après le proverbe, la calculatrice ne fait pas le mathématicien ! Puis, à un niveau plus bas, toutes les calculatrices offertes à la COOP ou dans n’importe quelle boutique sont déjà bien différentes au niveau de leurs capacités. Bien que non programmables certaines font des matrices, ont une plus grande capacité de mémoire, ont un affichage 2 ou 4 lignes avec évidemment plus ou moins de fonctions. Peut-être pour différencier l’élève bon, de l’élève très bon ?

Mais à quoi bon ? Après tout, si vous êtes en génie civil, pourquoi faire un développement en série ? Si l’on veut calculer la résistance d’un bâtiment à une secousse sismique, on en fait un modèle 3D sur l’ordinateur. De même pour la résistance d’un pont ou pour la résistance d’un matériau. En géologie, une étude par radioactivité nous donnera l’ensemble des composés d’une roche, en biomédical, nous avons réussi à changer les cellules souches grâce aux ordinateurs. En industriel, les machines d’aujourd’hui permettent de tailler une pièce avec une rugosité d’une centaine de nanomètres seulement. Et une fois encore la pièce est entrée dans l’ordinateur et tout est fait sur le simple appui d’un bouton.

Alors pourquoi apprendre ? Une fois notre cycle terminé, et intégré dans une société, ce sera à notre tour de rentrer dans l’ordinateur la pièce à dessiner, fini le dessin avec la droite à 45°, fini les tracas actuels pour la somme des 1/n (qui par ailleurs diverge…).

Imaginez un photographe qui va à un cours de numérique, est-ce qu’on lui apprend à se servir de Photoshop, mais à la main ? On lui donnerait des calques, une photo papier à retoucher, puis il dessinerait sur des calques. Mais même ici, il n’aura pas le même rendu, ni même la rapidité qu’un utilisateur aura sur Photoshop. De la même façon un futur ingénieur ne devrait pas apprendre sur papier alors que plus tard il utilisera un ordinateur.

Si nous apprenons c’est pour d’abord connaitre la méthode, apprenons une méthode que nous allons utiliser dans le futur. Ceux qui veulent étudier les mathématiques fondamentales ont besoin de savoir calculer les sommes, séries et autres trivialités mathématiques. Mais pour le reste, pourquoi ne pas permettre l’utilisation des logiciels conçus pour résoudre ce genre de problèmes ? Ou alors donner un cas plus pratique à nos calculs. Car savoir que la somme 1/n² = Pi²/6 est certes bien pour notre culture, ou comme dirait mon prof de math pour briller en société, mais cela a-t-il un intérêt pour notre vie future ?

Alors pourquoi se faire du mal ? Utilisons Maple, Autocad et tous les logiciels qui pourraient nous faciliter la vie et tout le temps gagner est autant de temps que l’on peut utiliser pour faire la fête…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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