Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

POP Montreal 2009

Ouf, quelle semaine. Même pas une semaine en fait, 5 jours « seulement ». À l’heure d’écrire ces mots, il y a maintenant 7 jours, je m’armais de courage pour affronter la 8e édition de POP Montréal avec une bonne réserve d’heures de sommeil accumulées et du thé dans un thermos.

Toute une aventure, composée de courses à vélo entre différentes salles de la ville pour arriver à temps pour le début d’un concert juste après la fin d’un autre, de quelques collisions évitées de justesse avec des piétons peu respectueux du code de la route et d’acouphènes à en revendre.

Cinq jours, plus de 400 groupes, expositions, ateliers, conférences, BBQ, films, concerts secrets, concerts gratuits en plein air, poignets pleins d’étampes pour rentrer et sortir des salles. Un compte-rendu, en attendant de plus amples détails dans les prochaines éditions.

Mercredi 30 septembre

Premier jour du festival, quelque peu tranquille au niveau des concerts mais idéal pour se mettre dans le rythme un peu fou des jours à venir. Tellement fou qu’on réalise vite que pour avoir une chance d’être admis dans une salle plus tard en soirée, mieux vaut obtenir rapidement une étampe sur le poignet avant que la salle ne soit « sold out ».

Parmi les principaux groupes de la soirée – c’est-à-dire ceux « sold out » tôt – figurent les Bajofondo, Matt & Kim, Ninjasonik et Holger. Découverte de la soirée, Elephant Stone au O Patro Vys, avec une musique atmosphérique digne de la musicalité des Beatles mettant en vedette Richi Dhir et ses talents au sitar.

Jeudi 1er octobre

Journée la plus chargée du festival, avec 115 groupes en performance au cours de la soirée. Oui, 115.

C’est là que l’on remercie l’équipe de POP Montréal pour avoir offert la possibilité de se constituer un horaire en ligne en choisissant parmi les concerts présentés, un peu comme le menu à cocher dans les buffets de sushis.

Impossible de nommer tous les artistes, mais notons la présence sur scène de Yo La Tengo, Demon’s Claws et Duchess Says. Du côté des partys où les gens regretteront ne pas être allés, il est nécessaire de citer les incontournables Megasoid et Japandroids. Dans le premier cas, Speakerbruiser, en véritable homme-orchestre, ajoute une saveur de synthétiseur et de basses fréquences à des succès rap. Dans le second cas, le duo Japandroids en provenance de Vancouver, offre une performance de rock garage des plus énergiques. Séance de bodysurfing de trois minutes, courses folles du guitariste Brian King sur scène, acouphènes sévères. Tous les ingrédients nécessaires à un excellent concert des Japandroids.

Vendredi 2 octobre

Difficile de passer outre la performance sur scène du plus récent projet du « turntablist » Kid Koala, The Slew, harmonisant le scratch à la musique de rock garage du mystérieux artiste Jack Slew, dont on sait très peu de choses et dont les vinyles originaux s’envolent à plus de 1 000 $ sur eBay.

Parmi les découvertes de la soirée, Mt. St. Helens Vietnam Band et leur batteur de 14 ans, en plus de la performance de PDF Format et de son rock 8-bit accrocheur et humoristique.

Samedi 3 octobre

Une légère déception devant le booking de DJ /rupture au même moment que la première de la nouvelle série de soirées de Ghislain Poirier, Karnival. Certes, l’intérêt est de permettre à ceux qui n’ont pas pu obtenir de places à un évènement de tenter de se présenter à l’autre, mais a aussi eu comme effet de diviser le public, laissant celui venu assisté à la performance de DJ /rupture quelque peu froid. Il aurait pu s’avérer plus intéressant d’annoncer à l’avance la présence de l’artiste au Piknic plutôt que de laisser la surprise au lendemain.

Un pari gagnant aurait alors été d’assister à l’évènement de Ghislain Poirier et profiter du Piknic pour voir DJ /rupture.

Dimanche 4 octobre

Dernière journée du festival jumelée au dernier Piknic Électronik de l’année présenté en collaboration avec POP Montréal, autant de raisons pour enfreindre la règle qui exige de rester cloîtré à l’intérieur par un dimanche après-midi.

En plus des concerts présentés au cours de la journée, de nombreux ateliers et conférences sont offerts au public à l’Espace Réunion, en partenariat avec Ubisoft. Parmi ceux-ci, une présentation de thérémines géants avec lesquels le public est invité à jouer, un atelier invitant les participants à créer leur propre thérémine. Pour les artistes, des conférences pour présenter la démarche à suivre afin de construire un studio maison ou sur la manière de mettre en place un portfolio.

C’est tout pour cette année, et c’est un peu beaucoup fatigué mais très rassasié de musique que l’on dit merci POP Montréal, on se retrouvera à l’automne prochain, avec de nouvelles découvertes et l’appétit ouvert pour accueillir de savoureux aliments passés au BBQ.

Mots-clés : POP Montreal (13)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

En vedette cette semaine, les Zapartistes

24 mars 2006

Les Zapartistes sont de retour avec leur tout dernier spectacle, Les Invasions Lucides. Ils se promènent un peu partout en province, jouant à « l’étranger », mais font tout de même plusieurs prestations à leur domicile, le chaleureux Lion d’Or. C’est dans cette somptueuse salle que nous avons eu la chance d’assister à leur prestation mardi dernier. Le groupe d’humoristes à saveur politique était attendu avec frénésie, jouissant d’une nouvelle popularité, étrangement depuis que...

Entrevue avec Maryse Deschênes, Directrice du Service de Placement de l’École Polytechnique

23 octobre 2008

Quel est le mandat du service de placement? Permettre aux étudiants d’acquérir de l’expérience dans leur domaine d’étude De favoriser l’intégration des finissants en collaboration avec les associations étudiantes De développer et de maintenir les relations avec les entreprises et les finissants Plus spécifiquement au niveau des stages, l’école a une obligation morale de placer ces étudiants lorsqu’elle rend obligatoire les stages. Notre rôle est donc de générer le plus d’offre de stage possible…...

Jonglerie & opéra

26 juillet 2010

Marie-Claude Chamberland et Émile Carey ont débuté leur carrière dans des domaines complètement différents : chanteuse soprano pour l’une et jongleur pour l’autre. Mais ensemble, ils ont décidé de fonder la compagnie Bande Artistique et de mélanger leur compétence....