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Miami, la plage en décembre

«Taxi ! Taxi ! » Je lève la main en m’égosillant avec le peu d’énergie qu’il me reste. Il est 4h du matin en ce 22 décembre. Je suis au cœur de Manhattan, je viens de sortir du terminal de bus et je me retrouve face au local enneigé du New York Times. Je suis parti neuf heures plus tôt du terminal de Berry-UQAM, je n’avais malheureusement pas prévu la tempête de neige qui s’abat sur Montréal et Albany. Mon avion part à 6h de La Guardia. Après une belle course et 30 $ en moins, je me faufile dans les files d’attente. « Miami, Gate 39 » j’arrive enfin dans à ma porte d’embarquement, il est 5h55, je me pose sur mon siège et m’endors instantanément.

Alors, me direz-vous, pourquoi aller à New York City pour prendre un avion pour Miami ? Eh bien tout simplement pour le prix qui est divisé par deux en utilisant ce subterfuge qui permet de ne pas prendre un vol international mais un vol intérieur. C’est donc beaucoup plus économique, en plus de pouvoir profiter d’un plus grand nombre d’offres.
Arrivé à Miami, je suis surpris de la qualité des transports en commun : un très grand réseau et de très bonne qualité qui me permet de continuer à faire des économies en évitant les shuttles et autres taxis. Le soleil est présent, le vent aussi, je fais tomber assez vite ma doudoune montréalaise pour des tongs et des débardeurs. J’arrive à mon auberge de jeunesse, au sud de Miami Beach, à trois blocs d’une plage sublime. Je pose mes affaires et je file sur la plage. Il fait 25 °C, l’océan est à 21 °C, les mouettes tournoient autour de quelques détritus sur la plage. Mon regard se pose assez vite sur un homme vêtu d’un T-shirt du Canadien. Cet élément était l’un des premiers d’une longue série qui me rappela bien vite que les Montréalais ont l’habitude d’envahir les côtes du Sud, comme pour prendre un peu de soleil avant de replonger dans la froideur et la dureté d’un mois de janvier au Québec.

L’un de mes meilleurs souvenirs restera sans doute la plage de South Beach, très belle et vaste, avec son sable fin, ses très beaux coquillages, et une très belle promenade. Situé plein est, j’ai sacrifié l’une de mes nuits pour me lever à l’heure où les premiers joggeurs rentrent en piste pour aller voir un magnifique lever de soleil. Petite baignade matinale, ou grande farniente d’après-midi, on a le choix. Cette plage se termine par une magnifique jetée d’où on aperçoit les énormes cargos qui quittent le port pour se diriger vers les Caraïbes.
L’avantage de partir à cette époque de l’année est de profiter du Boxing Day (lendemain de noël) où les fans de shopping pourront profiter des 80 % (voire 90 %) de rabais dans les plus grandes enseignes. Les magasins sont aussi de véritables musées, où les grands noms rivalisent d’originalité pour séduire les touristes avec par exemple Puma avec son magasin au look d’une maison coloniale, ou Levi’s où l’on croit arriver chez soi (bureau, chaises, canapé…). Pour ceux qui aiment la fête, la ville en est remplie : des clubs classiques à ceux huppés.

Dans Miami Beach, deux communautés sont très présente : les hispanophones et les juifs. Par conséquent, on retrouve le mémorial de l’Holocauste qui est d’une grande intensité. Je suis assez impressionné de voir sortir cette main de terre avec des des survivants qui tentent de l’escalader comme pour échapper à la mort.

Non loin de ce mémorial se trouve l’un des ponts qui permet de rejoindre Miami City. Dans la ville, les chapiteaux du Cirque du Soleil se dressent sur les quais, non loin de l’American Airlines Arena, antre de l’équipe de NBA des Heat. Une affiche couvre le bâtiment annonçant le concert d’une Celine Dion scintillante. Encore des clins d’œil au Québec. La ville de Miami est très grande et en pleine construction de nouveaux complexes hôteliers. Le plus impressionnants reste le métro aérien sans conducteur qui traverse la ville au milieu de tous ses boulevards et bâtiments. Le centre commercial Bayside est très impressionnant en bord de mer, il offre des concerts gratuits toute la journée et de nombreuses activités dans la marina.

Le plus dépaysant en Floride se trouve au sud de Miami à quelques heures de voiture, avec notamment les îles Key et le parc naturel des Everglades. Dans ce parc, j’ai eu la chance de croiser les caïmans dans les zones marécageuses, où un guide façonné dans un look mi-Rocky, mi-Indiana Jones, me guidait dans son air-boat, un zodiac avec un ventilateur géant à l’arrière. Dans les Key, la dernière île, Key West, est l’un des plus jolis endroits des États-Unis. Située à la frontière entre le golfe du Mexique et l’océan Atlantique, cette île est paradisiaque. Des plages splendides au sable fin et à l’eau aux couleurs turquoises, avec des poissons de toutes les couleurs qui jouent à cache-cache dans les coraux et que je peux admirer avec un simple masque et tuba. C’est aussi l’occasion de déguster la vraie tarte aux citrons de Key West.
Bref si vous voulez faire comme Robert Charlebois et que vous voulez laisser « les enfants qui s’assomment en se pitchant des balles de neige en glace en pleine face », comme il le disait si bien dans Demain l’hiver, n’hésitez pas à prendre quelques jours de vacances dans le Sud. Pour les autres, bon courage et bon automne !




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