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En attendant Pop Montréal : Jack Peñate + Miike Snow

Le 9 septembre dernier, Miike Snow était en concert au Petit Campus, avec Jack Peñate en première partie. Résumé de nos deux envoyés spéciaux.

Jack Peñate

En attendant Miike Snow, j’ai fait une découverte, lors de la première partie !

Jack Peñate ! Ces musiciens sentent les années 80, et dans la foule, pas d’anachronisme. Il y a les lunettes rétros, les drinks rétros et l’espoir d’une solidarité mondiale… Imaginez-vous la guilde d’artiste qui chante We are the World. Au Petit Campus, j’étais dans les années 80 et tout allait être pour le mieux, et jamais je ne vieillirais. Bon, c’est sûr que le lendemain matin, avec mes jolis cheveux ébouriffés, c’était moins drôle, mais l’album Everything is New allait m’aider à revivre cette superbe soirée de bonheur.

Jack Peñate fait dans la pop près de The Cure et de Vampire Weekend. Y’a un peu la basse de The Police, y’a des emprunts de rythmes africains et des choristes. C’est groove comme une rue d’asphalte malmené par les 18 roues au printemps. Ça s’écoute facilement et ça rend heureux !

Par contre, sur la pochette de son CD, une cover laide, rien à voir avec sa musique. Une face de gars qu’on a vu mille fois, ben plate, comme s’il faisait partie d’un boys band. Trop propre et neutre. Vraiment pas de service pour sa musique de joie !

À écouter pour se motiver… ou être heureux.

Miike Snow

J’ai découvert Miike Snow un peu après leur passage à Osheaga, sous la pluie (l’histoire d’un été !). Depuis ce temps, je suis devenu complètement accro à leur pop suédoise. Dans le métro, au travail, à la job, il me faut ma dose quotidienne. Il faut dire que la pop-synth très ponctuée, un peu machine, mise de l’avant par Andrew Wyatt, Christian Karlsson et Pontus Winnberg, est trop accrocheuse. Pas trop surprenant, puisque Karlsson et Winnberg ont produit plusieurs des hits des dernières années, que ce soit pour Kylie Minogue, Madonna, ou même Britney Spears. Mais n’ayez crainte, Miike Snow fait plutôt dans la pop-indie, rien de trop commercial.

Sur scène, je suis impressionné par la quantité de machines électroniques et de claviers, opérés à merveille. Admettons qu’ils s’y connaissent lorsque vient le temps de préparer des beats électroniques. Les chansons sonnent comme sur l’album, et la foule embarque. Sylvia, très électro-house, donne envie d’enterrer le chanteur en faussant, alors qu’Animal, plus indie-ish, nous fait regretter les joies de l’été qui vient de passer.

Dans la salle, je m’attendais à ce que ça saute un peu plus, surtout lors des moments plus électro, mais rien de ça ne se produit. Pas grave, tout le monde est heureux quand même.

Je me demande encore pourquoi ils sont si peu connus, mais quand j’y pense, je m’en réjouis. Toute une chance que je les ai vus dans une petite salle, car leur prochain passage dans la métropole risque d’être moins intime !

Mots-clés : Musique (217)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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