Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Marilyn Manson au Centre Bell

Le Centre Bell à peine vidé du chaos épique laissé par la double performance de Metallica, c’est Marilyn Manson qui prenait la relève deux jours plus tard pour poursuivre l’enchainement quasi-interrompu des shows hard-rock qui pleuvent sur Montréal ces derniers temps. Annoncé comme une grande orgie musicale, célébration du renouveau d’un artiste insolite, le satanique révérant était ce jour-là le sujet de toutes les préoccupations des fondamentalistes du coin…comme à son habitude. Il était accompagné sur scène par les Ontariens de Die Mannequin. Le renommé steam-punk et sa bande célébraient ce soir-là leur grande messe gothique dans la sobriété et la subtilité qu’on leur connait.

Mais Marilyn Manson qui annonce une évolution musicale de son art c’est un peu comme un éléphant qui rentre dans un petit magasin de porcelaine… ça passe ou ça casse. On se souviendra avec émois des albums comme Mechanical Animals et les performances scéniques qui ont suivi (voir notamment The Last Tour On Earth). C’était grotesque, c’était choquant mais c’était beau comme toute insulte à la médiocrité et au conformisme. Descendu en flamme par les critiques au cours des derniers mois, beaucoup sont ceux qui perçoivent chez Manson une régression du personnage gratuitement choquant auquel il nous avait habitué. Tel un Alice Cooper des temps modernes, l’illustre provocateur semble maintenant osciller entre le monde du showbiz et sa position autoproclamée du roi des freaks. Si ce « nouveau Marilyn » semblait parti d’avance pour décevoir les fans ce soir-là, un petit feu de bible et quelques lancés de tessons de verre dans le mosh-pit plus tard ont réussi à ranimer les pulsions spasmiques du public Montréalais.

De ce court mais intense concert, on retiendra notamment l’entrée en scène magistrale sur fond de grande bannière étoilée, un plongeon dans le pit, les jeux de lumières sur The Dope Show et la célèbre reprise du Sweet Dream de Eurythmics. Mais on gardera surtout en mémoire le désormais culte rock’n roll AIDS beats Swine flu

Mots-clés : Musique (217)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

À venir dans les prochaines semaines

18 août 2010

Masala Sono Fiers du succès du premier album paru sur le nouveau netlabel de Masala, les animateurs de l’émission poursuivent sur leur lancée et lanceront prochainement des productions réalisées par MaSuper Star, du Botswana, ainsi que Murlo, de Brighton. La soirée de célébration de la rentrée aura lieu au Divan Orange à la fin du mois de septembre, toujours avec la même chaleur habituelle aux évènements Masala Sono. Des surprises seront naturellement au rendez-vous,...

Igloofest 2010 : Dernière fin de semaine

29 janvier 2010

Décidément une rude année que réserve Dame Nature à l’organisation de l’Igloofest cette année. Après une première fin de semaine inhabituellement douce qui a presque transformé le Quai Jacques-Cartier en Osheaga, la seconde fin de semaine aura quant à elle été la victime d’un froid plus mordant, qui ne sera cependant pas venu à bout des amateurs de musique électronique venus nombreux pour l’occasion. Cette dernière fin de semaine du festival promet d’être mémorable,...

La Saint-Valentin aux célibataires !

12 février 2010

Par Guillaume Martin Pour commencer, pourquoi le 14 février ? Pour bien des religions, la mi-février est la période de fertilité, saison qui a vu notamment le mariage de Zeus et Héra. Ainsi, c’est à cette période qu’il faudrait s’accoupler selon l’histoir... Pourquoi Valentin ? Tout simplement parce que cette journée tombe le jour où l’on célèbre la fête des Saints Valentin (quelle surprise !) À l’origine fête catholique, elle n’est associée à l’amour que depuis...