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À Poly sans ma voiture

La chronique « Les nerfs en sphère » débute tout doucement avec une petite crise de vert. Même si j’aimerais bien dénoncer les mauvaises habitudes de certains automobilistes compulsifs, ma description de la Journée sans voiture du mardi 22 septembre prend plus l’allure d’une fête urbaine ou, si vous voulez bien, d’un changement de mode de vie par solidarité. Ainsi, si vous prenez votre voiture mardi parce que vous avez peur de descendre trois étages sous la terre pour prendre le métro ou que vous n’avez pas envie de dépoussiérer votre bicyclette qui stagne depuis l’hiver, je ne pêterai pas une syncope, mais je vous laisserai sombrer dans la marge. Et puis, juste pour les archives, vous ne serez certainement pas assez hot pour être dans celle de CISM sur les ondes du 89,3FM.

D’abord, avant d’arrêter de lire mon article, je vous invite à sauter le présent paragraphe si vous n’aimez pas vous bourrer le crâne avec des faits historiques. Ainsi, l’initiative d’une journée sans voiture est née en Europe en 1956 alors que les changements climatiques étaient loin d’être un enjeu dans nos sociétés. C’est une raison économique, soit une coupure dans l’approvisionnement pétrolier due à la crise du canal de Suez, qui oblige certains pays européens à décrèter des journées sans voiture. J’aime bien croire que les compagnies pétrolières sont également capables d’être éco-responsables ! Bon, pour revenir à nos moutons, le premier évènement moderne d’une journée sans voiture a lieu en 1996 en Islande et le but, cette fois-ci, est d’encourager une mobilité plus responsable par souci de propreté et de consommation d’énergie. En 1998, cette initiative s’expand à toute l’Europe dans le cadre de la Semaine de la mobilité. Enfin, à Montréal, on parle de la journée «En ville sans ma voiture» qui est maintenant rendue à sa septième édition et qui aborde cette année le thème de
« Bienvenue dans la ville sans voitures ». Au fait, un périmètre du centre-ville sera fermé à la ciculation automobile dans le but de promouvoir la ville sous un angle plus charmant jusqu’à maintenant inconnu aux piétons.

À Poly, qu’y-a-t-il au menu le mardi 22 septembre ? Je vous présente mon utopie du mouvement de solidarité qu’entreprendra la communaté polytechnicienne. Dès les premières heures du matin, le soleil rayonne dans le ciel annonçant une superbe journée. Les étudiants et les employés qui habitent près de Poly arrivent en marche et en vélo, sinon il y a toujours le transport en commun qui accomode déjà ceux qui habitent plus loin. Ensuite, les pauvres âmes qui résident à l’extérieur de Montréal ont tous un éclair de génie alors qu’ils décident de ne pas avoir recours à leur voiture plus loin que la première station de métro ou de train de banlieue. Les seuls têtus qui occupent les quelques places non vacantes du stationnement ont toutefois décidé de faire du covoiturage. Tout le monde se félicite de leurs comportements responsables et prennent conscience de l’impact qu’ils ont sur l’amélioration de la qualité de vie en ville. Pour une fois, les automobilistes de la veille n’auront pas sacré pendant tout le trajet de l’aller en se pleignant de la congestion continuellement croissante à Montréal. En passant, je sais que tout cela n’est qu’une fabulation, mais j’ai tout de même le droit de m’énerver.

Enfin, PolySphère sera présent en face du C-215 lors de la journée pour recevoir des inscriptions à la compétition interdépartementale. Le génie le plus vert sera couronné et des participants recevront des prix. Bref, le concept est simple : faites plaisir au farfadet rêveur en moi le mardi 22 septembre en oubliant votre voiture !

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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