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Pop Montréal : Sur les traces des hipsters

Le festival Pop Montréal battait son plein la semaine dernière, une 7e édition bien remplie où l’on présentait plus de 400 artistes en cinq jours, sans compter une foire artisanale, des films et des symposiums. Un évènement annuel qui permet de découvrir des talents cachés, tout en représentant bien la culture indie, qui, au-delà du style musical, symbolise une démarche artistique, un rejet des courants commerciaux et des majors qui contrôlent l’industrie de la musique. Résumé de mes découvertes pendant ce marathon, qui prend place dans plus de 40 salles.
Beast

Mercredi, mon coloc me prête généreusement son vélo, ce qui me permet de me rendre d’une salle à l’autre en quelques coups de pédale. Premier arrêt : Beast. Nouveau projet de Betty Bonifassi, celle qui est la voix de DJ Champion ainsi que des Triplettes de Belleville, Beast est vraiment un groupe à surveiller. Enfin, «à surveiller » est un bien grand mot, puisqu’ils sont déjà en tournée et qu’on parle d’eux depuis plusieurs mois dans les journaux locaux. Un premier album est prévu pour novembre, mais on peut se procurer un EP en spectacle. Même si le projet s’est principalement fait à deux, accompagné du batteur/bidouilleur Jean-Philippe Goncalves, ils sont accompagnés sur scène d’un guitariste et d’un bassiste. Ce groupe est vraiment un gros coup de cœur pour moi. J’adore la groove et l’énergie qu’ils dégagent ; j’adore la voix puissante de Bonifassi, j’adore le mélange rock-électro. J’avais pas détesté à Osheaga, mais j’ai vraiment préféré les voir en salle.
Bonjay

Jeudi, c’est en compagnie de mon coloc, sa flopinette et plusieurs bières que je me rends à l’Association Portugaise pour une soirée teintée de reggae. En route, nous arrêtons à l’Usine 106U, une belle découverte. C’est un endroit qui éveillera vraiment tous vos sens, ce n’est ni plus ni moins qu’un regroupement d’artistes locaux qui présentent des créations de tout genre, des peintures, des sculptures, des zines, etc. Les expositions changent régulièrement.

Avant le concert, un DJ nous réchauffe avec du bon reggae. Bonjay, venue de Toronto pour nous faire danser, monte finalement sur scène avec toute son attitude. La salle se remplit rapidement. Elle est accompagnée d’un DJ et de son seul instrument : sa voix (et son look, mettons). La musique est assez diversifiée: soul, pop dansant, reggae, Bonjay aime particulièrement reprendre des hits rock indie à sa façon. Elle reprend entre autre Tv On The Radio. C’est vraiment bon! Tellement bon que mon coloc, fier finissant de Polytechnique, abuse un peu trop de l’alcool, et se ramasse dans la ruelle.
Throw me the statue

Vendredi, je me rends au Gymnase, anciennement Le Dog, sur St-Denis. J’y découvre deux excellents groupes, qui font dans le rock/pop indie. Le premier est un véritable coup de coeur. C’est Throw Me The Statue. Ça me fait parfois penser à Death Cab For Cuties. Des guitares efficaces, des synthés, un chanteur décontracté, une pop mélodique qui se fait parfois plus agressive. On tape des mains, on bouge la tête. Dans le dépliant de Pop Montréal, ils disent que ça pourrait bien devenir ton prochain groupe favori. Ils ont peut-être raison.
Hey Rosetta !

Le deuxième, un groupe plus expérimenté, Hey Rosetta!, est issu de la côte est canadienne. Plus rock et plus noir que la première partie, j’étais quand même surpris de voir dans la salle cette troupe d’ados qui dansaient et semblaient connaître toutes les paroles. Le groupe est formé de six musiciens, et je crois qu’il faut vraiment les voir live pour ressentir toute l’énergie qu’ils dégagent. Jouant avec passion sur scène, ils ont gagnés plusieurs prix dans leur province natale, et je comprends pourquoi. À découvrir!

Carnet d’adresses

Beast

myspace.com/beastsound

Usine 106U

myspace.com/usine106u

Bonjay

myspace.com/woyoyoy

Throw me the statue

myspace.com/throwmethestatue

Hey Rosetta!

myspace.com/heyrosetta

** DESCRIPTION PHOTO :

Une des affiches de Pop Montréal, dessinée par Jack Dylan. Ce talentueux artiste local exposait ses dessins à Puces Pop, véritable foire artisanale qui avait lieue en marge du festival.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.