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70 pays en un écran : Festival des Films du Monde

Montréal, la nuit, Montréal, dans une salle sombre de cinéma. Le Festival des Films du Monde est en pleine effervescence depuis maintenant une semaine, et se clôturera dans quelques jours, lundi prochain (7 septembre).
C’est l’occasion parfaite pour les cinéphiles de découvrir un autre type d’images, d’histoires et de se laisser entraîner dans la magie cinématographique mondiale.

Avec une programmation provenant de tous les coins du monde, le festival propose aux spectateurs une panoplie de récits allant de la comédie au mélodramatique, en passant par le documentaire, les courts, moyens et longs métrages.

Apportons néanmoins un bémol à cette programmation. Il y a à peine deux semaines, votre journaliste était prêt à braver temps froid, heures de sommeil superfl ues et foules exaltées pour se creuser une place dans un des confortables sièges et pouvoir vous relater ces petits bijoux sur pellicules. Rusalka (Russie), Katyn
(Pologne), Cumbia Cellera (Mexique),
A Nyomozò (Hongrie, Irlande, Suède),
I demoni di San Pietroburgo (Italie) et
One shot (Danemark) auraient figuré parmi ces lignes. Malheureusement, la programmation initiale a été complètement modifiée quelques jours avant l’ouverture du festival, dommage, de belles projections ont été annulées.

Néanmoins, tout le monde saura trouver son bonheur avec ce qui est proposé en remplacement. Le festival se divise en plusieurs volets, permettant de couvrir l’étendue du domaine cinématographique.
La compétition mondiale présente des films en première mondiale qui seront évalués selon un jury composé de personnalités internationales.
La compétition mondiale des premières oeuvres, comme son nom l’indique, saura montrer au public les nouveaux nés des réalisateurs issus de la plus récente génération, avec un regard frais et novateur. Finalement, les regards sur les cinémas du monde et les documentaires du monde sont l’essence même de ce festival, avec un foisonnement de projections provenant des quatre coins du globe, et offrant ce même dépaysement et goût de la découverte chez le spectateur. En marge du festival se déroulera notamment le 40e Festival du film étudiant canadien, une excellente occasion de découvrir les jeunes talents des écoles de cinéma !

Cette année encore, l’organisation du FFM a su perpétrer une tradition hautement populaire en présentant certains de ses films en plein air, à la belle étoile. Avec comme projection des films aussi variés que Gladiator, The Doors,
Montréal-Québec, Le dîner de cons,
2001 : L’Odyssée de l’espace et j’en passe, les spectateurs ont su se régaler au pied de la Place des Arts malgré le temps froid de ces derniers temps.

Le FFM est un festival permettant un autre regard sur les cultures nous entourant, allez y faire un tour, vous ne serez pas déçus des découvertes que vous rencontrerez !

Pour terminer, voici les résumés et appréciations de deux films projetés
: Les liaisons dangereuses et Le bal, tous deux à la belle étoile pour le plaisir de tous.

Les liaisons dangereuses, de Stephen Frears, 1988

Pour se venger de son ancien amant, la Marquise de Verteuil (Glenn Close)
complote avec le vicomte de Valmont (John Malkovitch) pour corrompre la jeune Cécile de Volanges (Uma Thurman). Valmont préfère quant à lui séduire la prude madame de Tourvel (Michelle Pfeiffer). C’est à travers cette intrigue fourbe que le film de
Stephen Frears propose une adaptation réussie et originale du roman de
Choderlos de Laclos. À voir !

Le bal, d’Ettore Scola, 1983

À l’intérieur d’un café en France, l’Histoire défile et amène son lot de misère, de joies, de peines, de rires et surtout ses danses où les amours se déclarent et où la musique porte en elle l’esprit de l’époque et du temps.
Plus de cinquante ans passeront à travers l’écran, montrant les couples et les individus touchés par la course inexorable du temps. Années 20, Front populaire (1936), Seconde Guerre mondiale, jazz, rock n’ roll, mai ‘68 et époque disco, ce film qui n’a pas besoin de paroles pour exprimer sa force, mais seulement de la musique qui transparaît de sincérité, de beauté et d’émotion. À voir absolument dimanche prochain à la Place des Arts !

Projections à ne pas manquer (gratuites, à la Place des Arts) :

Samedi 5 septembre 20h15 La Petite voleuse, Claude Miller, Fr.
22h15 North by northwest, d’Alfred Hitchcock, Anglais, s.t.f.

Dimanche 6 septembre 20h15 Les silences du désir (In the mood for love), de Wong Kar Wai,
Anglais, s.t.f.
22h00 Le bal, d’Ettore Scola,
Français, s.t.a.

Lundi 7 septembre 21h30 Imagine John Lennon, Andrew Solt

Les places sont au coût de 10 $, il existe aussi des carnets de 10 tickets au prix de 60 $. Pour plus d’information, veuillez vous référer au site Internet
www.ffm-montreal.org.

Mots-clés : Cinéma (60)



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