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Julien Doré à L’Astral

Vendredi 7 août 2009, L’Astral (la nouvelle salle concert située dans la Maison des Festivals) a accueilli Julien Doré dans le cadre des Francofolies. En première partie, une artiste québécoise Amylie a ouvert le bal. Bonne surprise. Jolie voix qui rappelle la chanteuse Camille, mélodies pop qui sur les morceaux entraînants m’a fait penser à KT Thunstall, des textes sympathiques, une douceur qui se dégage de son visage et de sa voix qui contraste avec son âme de slammeuse sur certaines pièces. De plus la jolie demoiselle est accompagnée d’une violoncelliste/choriste très douée. Artiste à suivre…

Pour vous présenter brièvement Julien Doré, il faut savoir qu’il a gagné l’équivalent français de Canadian Idol. Vous allez me dire encore un mec issu de la téléréalité. Oui mais celui-là, c’était pas mal distingué par des reprises surprenantes mais surtout par son côté décalé. En effet, avant de participer à l’émission, il était étudiant aux beaux-arts et était membre du groupe Dig up Elvis.

Entrée fracassante, hey oui monsieur joue des cymbales, sur un morceau rock électro pouvant rappeler par moment la pop de Phoenix. Il danse, ne s’économise pas. L’ambiance aérienne du morceau donne l’impression d’un OVNI. En effet le personnage de Julien Doré semble par moment sorti des années 70. Il enchaîne ensuite sur une reprise de Volare des Gypsy King. Puis il joue son premier single, la reprise de Lolita, interrompu par un gros solo de batterie pour enchaîner sur Les Limites réarrangé pour l’occasion. La salle s’enflamme alors. Il change de registre en jouant un twist musclé et en allant danser dans la foule.

Arrivée d’une invitée surprise, Cœur de Pirate, pour faire les chœurs sur le morceau I want to go to Winnipeg with you. Ils interprètent ensuite leur duo, Pour un Infidèle, qui figure sur l’album de Béatrice Martin. Après les rappels, Julien Doré descend avec ses musiciens dans le public pour chanter a capella. Sans doute le meilleur moment de la soirée. Celui où je l’ai trouvé le plus sincère. En effet, cet artiste est parfois difficile à suivre. On ne peut nier la richesse de ses influences musicales qui vont du rock des années 50 à 80, en passant par la pop et l’électro mais je pense que c’est un artiste à ne pas toujours regarder au premier degré.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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