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Daniel Bélanger – Joli Chaos

Vrai, Daniel Bélanger n’est pas l’artiste le plus prolifique de la belle province, avec sept albums parus depuis ses débuts en 1992. Qu’importe, chaque nouvelle parution nous replonge dans l’univers planant de cet artiste attachant, qui sait comment emmener son public avec lui lors de ses nombreuses excursions. N’est-il pas plus grande qualité chez un musicien que celle de savoir constamment se renouveler ?

Cette année, c’est à deux spectacles qu’étaient invités les fans de Daniel Bélanger dans le cadre des Francofolies. D’abord une formule solo au Théâtre Maisonneuve, suivie d’un spectacle avec son groupe au Métropolis. Alors qu’on dit beaucoup de bien de son passage en solo, Le Polyscope était sur place pour le deuxième acte au Métropolis. Un spectacle grandement réussi à tous les niveaux.

Bien que son dernier album, Joli Chaos, qui regroupe un best-of ainsi que plusieurs nouvelles pièces, soit sorti l’an dernier, c’est autour de ce concept qu’avait lieu la nouvelle série de spectacles. Une chose est donc sûr : les spectateurs avaient eu le temps de bien s’approprier tous les morceaux, et on ne s’est pas gêné pour le laisser savoir, interrompant à plusieurs moments les chansons pour applaudir et chanter les paroles maintes fois entendues, ce que le principal intéressé n’a pas semblé détester. Mais ce qui a fait la force de ce spectacle, c’est sans aucun doute la qualité du « band » qui accompagnait l’artiste : Carl Bastien (guitare et claviers), Jean-François Lemieux (basse) et Alex McMahon (batterie). Des musiciens d’expériences qui ont su apporter une note très rock, voir même lourde, aux plus grands succès de Daniel Bélanger. Dès le début, il ne faisait aucun doute que le groupe ne se contenterait pas de livrer les chansons telles qu’on les connait : chacune d’entre elles a été retravaillée et livrée de manière originale et très planante. C’est pas mêlant, l’ambiance pouvait même faire penser à Radiohead, avec cette recherche musicale et la voix enlevante du chateur.

Pour ma part, le moment fort de la soirée est arrivé avec Dans un spoutnik, sur laquelle on avait rajouté une belle petite touche électronique et une ambiance complètement électrisante. J’étais en trance! Le public a ensuite démontré sa connaissance du répertoire de Daniel Bélanger en chantant sur La fin de l’homme, très touchant compte-tenue du message qui est véhiculé. Aucun doute possible donc, le public a bien aimé ce voyage à-travers les plus grands succès de l’artiste, et a semblé apprécier la tangente rock-progressif.

Certes, les musiciens qui accompagnent Daniel Bélanger démontrent une maîtrise parfaite de leurs instruments et du répertoire du chanteur. Mais c’est l’artiste lui-même qui nous a démontré la maitrise la plus parfaite de son instrument…sa voix, si exceptionnelle, claire, forte et toujours juste.

Une rencontre inoubliable, en entendant du nouveau matériel.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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