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Festival de films Juste pour Rire

Le Festival Juste Pour Rire ce n’est pas seulement des shows et des spectacles de rue. En effet, il y a aussi le Festival du Film JPR qui pour sa 13ème édition a présenté 13 longs métrages dont Paper Heart, The Visioneers et Funny People. Trois films, trois atmosphères différentes mais un seul but, nous faire rire.

Mardi 21 Juillet a été projeté au Cinéma Impérial, le film Paper Heart réalisé par Nicholas Jasenovec et mettant en vedette Charlyne Yi (également scénariste du film), Michael Cera, Jake Johnson. Ce film prend la forme d’un documentaire semi-autobiographique qui suit Charlyne Yi. Charlyne n’a jamais été amoureuse et ne croit pas en l’amour. Elle fait donc ce documentaire, accompagné du réalisateur Nicholas Jasenovec joué par Jake Johnson, parcourant les États-Unis à la recherche de preuves que l’amour existe. Elle va interviewer des divorcés, des scientifiques, des couples fraîchement mariés ou fêtant leur noces d’or, ses amis… en passant par Nashville, Las Vegas, Oklahoma City etc… Pendant le tournage, elle rencontre Michael Cera (Juno, Superbad…), et ses a priori sur l’amour vont en prendre un coup. L’idylle entre les deux personnages principaux est pure fiction, mais la sincérité des acteurs sème le doute. De plus, une grosse place a été laissée à l’improvisation durant le tournage, seules cinq pages de script ont été écrites. Un film à voir pour la naïveté de Charlyne (son côté enfantin est drôle et charmant), pour les anecdotes illustrées et pour la bande originale composé par Charlyne et Michael. Après la projection, Charlyne et Jake ont répondu aux questions du public et ont même rejoué une scène clé du film.

Vendredi 24 Juillet, Cinérobothèque ONF, projection du film The Visioneers, le premier film du Jared Drake avec dans le rôle principal Zach Galifianakis, vu récemment dans The Hangover (le frère de la mariée). Cette comédie noire prend place dans une société où le travail est tellement stressant que les employés de la Jeffers Corporation, la plus grosse et plus rentable des compagnies de l’histoire de l’humanité, explosent littéralement. George Washington Winsterhammerman essaye d’ignorer le fait qu’autour de lui ses collègues, sa femme, son frère et son fils pètent une coche. De plus, il commence à faire des rêves où il incarne le premier président des États-Unis, ce que son docteur lui indique être un signe avant-coureur d’explosion. Il va alors devoir remettre en question sa vie afin d’éviter l’explosion. J’ai aimé ce film, qui a d’ailleurs remporté le prix du Festival du Film JPR, parce que derrière un humour potache et simpliste, parfois même gratuit, il y a une réflexion sur la société dans laquelle nous vivons. Ok, la morale du film est grosse comme une maison, mais j’ai vraiment commencé à rire jaune dans la seconde partie du film. La société dans laquelle George vit est oppressante et les gens ne doivent surtout pas avoir d’émotions trop intenses sous peine de se voir greffer un neutraliseur d’émotion.

Samedi 25 Juillet, retour au Cinéma Impérial, pour la projection ultra sécurisée, quelques jours avant la sortie en salle, du dernier film de Judd Apatow, Funny People. George Simmons (Adam Sandler) est une star du stand-upet du le cinéma, et qui apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable. Ira (Seth Rogen) est un jeune comédien, aspirant à faire carrière dans l’univers du stand-up mais qui travaille chez un traiteur. Un jour, leurs chemins vont se croiser et George va décider de prendre Ira sous son aile en l’engageant comme assistant personnel et comme ami. Bien que j’aie trouvé cette comédie un peu longue, j’ai apprécié les nombreuses scènes de stand-up et Adam Sandler dans le rôle d’un clown bien triste et surtout très seul. L’univers de Judd Apatow (Knocked Up, 40 years Old Virgin) est reconnaissable et ce film fonctionnera sûrement au box office comme les autres.

Mots-clés : Cinéma (60)



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