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Boeing Boeing

Par B&C

Le théâtre du Monument National a fait le plein ce soir. L’attente de la pièce se fait dans une ambiance « chanson française » des années 60 : Bonnie & Clyde font des ravages et Dutronc aime les filles. Les lumières s’éteignent progressivement, une hôtesse nous annonce que nous allons bientôt décoller et nous demande d’attacher nos ceintures. Nous sommes déjà dans l’ambiance. Le rideau se lève.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette pièce, Boeing Boeing raconte les tours de passe-passe d’un homme peu scrupuleux, Bernard, qui mène trois vies parallèles avec des hôtesses de l’air, chacune volant pour une compagnie différente. Il tient un calendrier toujours très serré pour les voir chacune à l’insu des autres … jusqu’au jour où des turbulences viennent chambouler son organisation. Les trois femmes qui devaient ne jamais se rencontrer se retrouvent toutes les trois bloquées à Paris. Ajoutons à cela un vieil ami québécois, Robert (interprété par Serge Postigo), débarquant à l’improviste de Saint-Hyacinthe qu’il faut accueillir comme il se doit et une bonne qui commence sérieusement à saturer. L’appartement devient vite bien trop petit .

Le cynisme de la bonne (Alexandrine Agostini y est grandiose), la maladresse de Robert, le machisme et la prétention démesurés de Bernard rendent la rencontre de ces personnages pleine de surprises et de situations cocasses. De plus, les caractères très différents des trois hôtesses liés à leurs nationalités (américaine, allemande et espagnole) ajoutent du piment à la pièce. Un petit bémol pour des stéréotypes qui nous ont parfois semblés maladroits et trop insistants.

L’adaptation québécoise de Serge Postigo réserve quelques répliques croustillantes qui ne manquent pas de faire éclater de rire le public montréalais. C’est un bon rafraîchissement pour cette pièce jouée depuis plus de 20 ans partout dans le monde !

Cette pièce est une réussite ! Les acteurs de qualité ne nous laissent aucun moment de répit. L’objectif est atteint, nous rions franchement ! Allez-y ! Juste pour rire …




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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