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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Les raisons de la victoire d’Obama

Le discours de victoire d’Obama avec quelques jours d’avance
En 1967, les américains de Cleveland élisaient le premier maire noir d’une grande ville, dans 11 jours, les américains des Etats-Unis éliront le premier président noir de leur histoire : Barack Obama. C’est maintenant aussi sûr que Harper allait rester premier ministre. Bien sûr dans les prochains jours, vous allez voir l’avance d’Obama fondre dans les sondages et vous allez me dire que j’étais bien prétentieux de faire un tel article avant de connaître le résultat. Mais n’ayez pas peur, Obama l’emportera largement le 4 Novembre, seul un événement tragique permettrait à Mc Cain de s’imposer. Le Polyscope vous dévoile en exclusivité le discours de victoire d’Obama qui se lâche pour remercier 3 personnes qui ont jouées un rôle décisif pour décrocher sa victoire.

Chicago 5 Novembre 2008

My fellow citizen, Je m’adresse à vous pour remercier toutes les personnes qui m’ont permises d’être là où je suis.

Merci à George

John, cher adversaire, t’avais tout prévu sauf ça : une crise majeure sur l’économie. C’est un sujet qui ne t’as jamais vraiment intéressé, tu étais trop occupé à te préparer à jouer au petit soldat pour protéger l’Amérique contre le terrorisme, mais voilà tu t’es prise cette grosse crise « in your face ». Je voulais donc remercier ton prédécesseur qui t’aura pourri l’image républicaine sur l’économie. La crise rappelle aux américains et à mes très chers électeurs son bilan catastrophique. Entre tous les gros dossiers sur les finances qu’il n’a pas su gérer, la crise en 2001 et celle de 2008, l’affaire des Subprime, la crise énergétique… Je sais John que tu m’as dit dans le dernier débat que tu n’étais pas « Bush », mais le nom de votre parti a bien été associé à cette catastrophe. Dans cette fin de campagne, t’as pas eu de chance c’est devenu le sujet clé, bien au-delà de la guerre en Iraq ou des problèmes d’affaires internationales (Iran, Afghanistan, Corée du Nord) où t’aurais pu m’avoir. Ah oui, un truc aussi qui a bien marché c’est mon « Yes, we can » (oui, nous le pouvons) et « Change we can believe it » (Le Changement, nous pouvons croire en cela) que j’ai martelé depuis plus d’un an, qui est resté dans l’esprit des américains et c’est exactement ça qu’il voulait entendre sur l’économie.

Merci à toi Sarah

D’habitude les vice-présidents, ça ne sert à rien, ça joue un rôle mineur. Tiens, la preuve qui connaît le vice-président actuel ? Depuis longtemps « mon » Joe Biden a disparu dans mon ombre, mais j’ai eu de la chance car toi, charmante Sarah Palin, tu es restée dans la lumière pour le meilleur comme pour le pire. Alors que je commençais à m’inquiéter des bourdes à répétition de Joe, alors qu’il avait déjà fait plusieurs compliments à « son ami John » [Mc Cain et Biden ont travaillé ensemble au Sénat], alors que mes supporters commençaient à prendre peur… Voilà que toi, Sarah, gouverneure de l’Alaska, tu es arrivée ! Au début tu faisais nouveaux, clinquant, brillant, un peu comme un nouvel I-pod, tu étais très loin de l’image vieillotte de ton chef. Mais mes stratèges n’ont jamais compris pourquoi les républicains t’avaient choisit alors que toute la campagne amenait à dire que j’étais trop jeune et sans expérience pour devenir président. Puis, tout c’est enchaîné, tu as dit « pourquoi pas » à une intervention militaire contre les russes, tu lis beaucoup de journaux mais tu ne peux en citer aucun et tu crois que “Dieu avait créé les dinosaures il y a quatre mille ans, en tant que créatures vouées à disparaître”, en les qualifiant de “lézards de Satan”… Bien joué, en quatre interviews ton image était ridiculisée à jamais, tu es devenue l’objet de toutes les attaques de la part des médias. Le camp de Mc Cain décida de te la boucler et de t’interdire les interviews, ce qui ne t’empêchas pas d’aller te ridiculiser dans la fameuse émission du Saturday Night Live. Mais en tout cas ça m’a bien fait rire… Mes « fellow citizen» étaient loin d’être bête et se dire que tu pourrais devenir présidente si John venait à disparaître a fait très peur à tous les américains. TOUS, Comme par exemple, à ma grande surprise, le Général Powell qui m’a soutenu juste par le fait qu’il était effrayé par toi.Tu auras appris que l’IMAGE est la chose la plus importante pour les américains. La preuve : je suis sûr que si je te demande plus que 3 ou 4 propositions de mon programme tu serais incapable de me répondre. Par contre tout le monde connais ma femme, sait que je viens de Chicago, que je suis né à Hawai, mais quel est le rapport avec la campagne? J’ai gagné ma nomination face à Hillary grâce à mon image, j’ai fait la même chose face à toi, Sarah.

Et pour finir, merci à toi Hillary

On l’oublie de plus en plus mais je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui si il n’y avait pas eu ces fameuses primaires très serrées avec toi, Hillary. Tous les médias se sont focalisés sur notre duel depuis le 3 Janvier quand je créa la surprise en remportant le premier caucus organisé dans l’Iowa. On connaît tout de moi, ma vie, ma famille, mes études, mon parcours, mes positions, mes idées . En six mois de débats avec toi, les américains ont appris à me connaître. Je suis presque devenu le voisin d’à côté alors qu’avant j’étais un étranger! C’est comme cela que Bush s’était fait élire en 2000 et 2004. Mais mon gros avantage est de ne pas t’avoir pris Hillary comme co-listière. On me l’a reproché mais est-ce que les américains auraient été prêt à élire un afro-américain et une femme à la tête du pays? Et tu m’aurais sans doute volé la vedette à plusieurs reprises. Autre chose, John n’aurait pas choisit la catastrophique Palin, rien que pour ça j’ai bien fait de ne pas te prendre.
Voilà maintenant attendons janvier pour qu’il rentre à la maison blanche et espérons que toutes les espérances, toute l’« HOPE », toutes nos attentes soient satisfaites et qu’Obama ne déçoit pas!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.