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Le bon samaritain

Est-ce qu’il y a du bien dans le monde qui nous entoure? C’est une question qu’on se pose souvent (du moins, ça m’arrive parfois lorsque je fixe ma pinte de lait). Je vous ai parlé des tricheurs dans mon premier article de la session, des gens étranges que l’on croise dans les transports en commun, des pandas et de notre « chère » école au service de ses étudiants. Bref le seul bien dont je vous ai parlé est Jack Layton et ce n’est pas comme si vous pouviez le voir à tous les jours. Alors, autour de nous, dans notre petit patelin montréalais de plusieurs milliers d’habitants, y-a-t-il du bien?

Mes parents de la campagne me disent souvent qu’à Montréal, il faut barrer sa porte en mettant une armoire et une vache devant et qu’il faut toujours vérifier que les portes de sa calèche sont bien fermées avant de la laisser sur le bord du chemin. Rien d’encourageant pour me persuader que je ne mourrai pas si je vais me promener la nuit dans la rue… Heureusement, une histoire de fou m’est arrivée dernièrement pour changer cette image mentale que j’avais de la ville. Laissez-moi vous la raconter. Je tiens à dire que ce que je vais décrire n’a subit aucune exagération et est totalement véridique.
Un après-midi comme les autres alors que je me préparais à quitter la ville pour visiter ma parenté, je regardais mes courriels afin de m’assurer d’avoir tout réglé avant de partir. Mon meilleur ami m’avait écrit. Ses courriels étant habituellement des niaiseries visant à me divertir, je l’ouvris pour découvrir à mon grand désarroi que quelqu’un l’avait appelé pour lui dire qu’il avait trouvé mon iPod. Mon iPod??? Je ne savais même pas que je l’avais perdu. J’appelai mes parents pour vérifier s’ils étaient chez eux. Hé non, j’ai dû me rendre à l’évidence. Cet homme avait bel et bien mon iPod entre ses mains. Me sentant soudainement dépossédé, j’appelai cet inconnu afin d’avoir plus d’informations. Après quelques questions, j’ai eu la confirmation que c’était mon iPod. Je lui ai demandé alors s’il connaissait mon ami. Il me répondit que non. Surpris de sa réponse, je lui demandai alors pourquoi il l’avait appelé lui. Imaginez-vous donc, que cet homme, qui n’a absolument aucun lien avec moi, a regardé les films sur mon iPod. Par chance, ces films étaient tous des films que j’avais réalisés avec mes amis. Il a donc vu mon nom dans le générique et il correspondait avec le nom de mon iPod (Chris).
Cependant, rechercher un Labelle dans le Québec en entier n’est pas une mince tâche. Ce quidam, vraiment décidé à trouver le propriétaire de cet objet trouvé sur le trottoir, remarqua que le nom de mon meilleur ami originaire de Croatie semblait hors du commun. En effet, il n’y a que ses parents et lui à avoir ce nom de famille dans le bottin téléphonique! Il l’appela donc à propos de mon iPod et c’est ainsi que j’ai pu le récupérer le soir même.

Qui aurait cru que quelqu’un à Montréal, qui aurait trouvé un iPod en parfait état de marche et qui, de plus, était avec le fil requis pour le brancher à un ordinateur, aurait écouté les films dessus et téléphoné à un inconnu qui n’est pas directement le possesseur du iPod en question? Moi je n’y croyais pas. Ca fait tellement du bien de voir qu’il y a encore des gens comme ça dans notre société trop souvent égocentrique. Franchement, cet homme dont j’ignore le nom est presque rendu au stade de héros dans ma tête. Je dis « presque » parce que ce qu’il a fait d’héroïque à mes yeux ne devrait pas l’être. Il a fait ce que toute personne sensé et respectueuse aurait fait dans cette situation. Il a tout simplement mis la barre de la normalité juste assez haute pour que la majorité du monde tombe en-dessous.

Je sais que mon prof de statistique ne serait pas d’accord avec cette affirmation, mais vous comprenez le principe. Je dois dire qu’après tous ces évènements, une question demeure encore : A-t-il apprécié mes films?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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