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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

C’est la fin

vous avez sûrement remarqué que cette semaine il a fait « frette » (pour utiliser un mot bien de chez nous). Je n’ai donc eu aucune envie de sortir à l’extérieur à part pour aller démarrer des voitures par infraction, pas dans le but de les voler, juste dans le but d’accélérer le réchauffement climatique. Cela m’a donné beaucoup de temps pour réfléchir à ce que j’allais faire dans le futur. Pour ceux qui ne sont qu’en première année et qui ne voient pas le bout de l’université, sachez qu’après avoir franchi la moitié du bac, on fini par voir de l’autre côté. En fait, moi je réfléchissais plus à la limite entre les études et la liberté.

Dans mes premières années à Poly, j’avais lu un article très inspirant dans Le Polyscope. Un certain Renaud racontait qu’une connaissance à lui avait fait son dernier examen déguisé en Superman et si je me souviens bien, il avait une bouteille de champagne à portée pour célébrer après. Ça m’a fait penser à quand je serais rendu là. Est-ce que je vais passer silencieusement au marché du travail ? Est-ce que je vais finir mes examens comme je les finis en ce moment, c’est-à-dire en donnant le cahier au surveillant et en rentrant chez moi le plus vite possible en espérant ne pas entendre parler de l’examen ? Un de mes professeurs du secondaire portait un masque de Power Ranger dans la photo de groupe de sa graduation. Bon ok, je dois avouer que c’était le frère d’un des Denis Drolet, mais je ne vois pas en quoi on devrait être arrêté par le fait de ne pas être dans la famille d’un humoriste.

À tous ceux qui sont en quatrième année en ce moment, allez-vous être tellement écœurés de l’école que dès la fin de votre examen, tout votre passage à l’école va disparaître ? Vous allez remettre le cahier d’examen et vous croiserez vos amis sans leur parler ? Vous allez rentrer chez vous, dire bonjour au porte-manteau, vous coucher et vous réveiller 1 semaine plus tard (c’est dur les examens) juste à temps pour travailler ? Selon moi, la Poly devrait avoir un règlement qui force les élèves à souligner la fin de l’université. Premièrement, la fin d’année serait beaucoup plus divertissante pour tout le monde et, deuxièmement, je suis sûr que le taux de réussite grimperait en flèche. Imaginez qu’après avoir dansé sur une table de la cafétéria déguisé en hamster psychédélique, tout le monde vous voit dans leurs cours le trimestre suivant. Personnellement, je ne suis pas certain de vouloir remettre les pieds dans un endroit où j’aurais fait de quoi du genre alors je me forcerais pour passer mes examens. J’aimerais voir quelqu’un qui ne célèbre pas recevoir un papier de l’école disant : « Votre diplôme sera bloqué tant que vous n’aurez pas couru nu dans la Poly avec le nom de votre génie écrit dans votre dos entre les cuisses et le coccyx. Un schéma du corps humain est joint en annexe pour que vous puissiez correctement identifier l’endroit où peinturer. ».

Évidemment, si vous célébrez comme il se doit et que vous coulez vos cours, vous devez célébrer de nouveau et deux fois plus fort la session suivante. Je propose même la formation d’un comité d’étudiants qui aurait pour but de faire une étude des tendances comportementales afin de déterminer les célébrations obligatoires. Ainsi, on n’assisterait pas à des célébrations déjà désuètes et on aurait droit à des présentations adaptées à nos intérêts. Il faut noter que j’ai bien dit comité d’étudiants et non pas comité étudiant puisqu’il faudrait que ce comité ait du pouvoir.

Par exemple, pour cette année, on pourrait avoir les célébrations suivantes :
• Se déguiser en Barrack Obama et crier « Yes, we can » avant, pendant et après son dernier examen.

• Se déguiser en Bush et courir partout dans l’école en criant « Il y a une bombe atomique » et éventuellement se faire stopper par Barrack Obama. • Quitter le local de son examen en tricycle rose (avec ou sans le masque de Jigsaw).

• Se mettre une perruque de juge et se faire passer pour un prof juste avant l’examen.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.