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Opéra de Montréal : Les Pécheurs de perles

Les premières notes de musique retentissent, le rideau se lève. Un paysage paisible, soleil couchant bordant les eaux surmontées par les pécheurs de perles s’offre devant nos yeux ébahis de couleur, d’exotisme et de beauté.

Sur l’île de Ceylan, Zurga devient le nouveau chef de la tribu. Son meilleur ami Nadir, un frère de coeur, revient au village. Une jeune et belle femme les avait séparés auparavant, mais plutôt que d’être monté l’un contre l’autre pour son amour, il ont jurés de renier leurs sentiments et de rester fidèles à leur amitié profonde.

Leïla, sublime prétresse d’une beauté sans précédent, arrive au village. En échange de la plus grosse perle péchée, Leïla doit restée isolée du monde extérieur et se consacrer au culte des dieux. Cachée sous ses voiles, les deux amis reconnaissent en elle la jeune et belle femme qui les a séparés autrefois.

Lors de l’Acte II, le grand prêtre rappelle les obligations de Leïla. Néanmoins, Nadir succombe à ses sentiments et ne peut s’empêcher de retrouver le temps d’une nuit sa belle aimée. Leïla et Nadir chantent leur amour, leur voix s’entremêlant pour ne faire qu’une.Le chef Zurga surprend les amants et déchaîne sa colère : Leïla et Nadir seront condamnés à mort.

Acte III, les foudres retentissent, le feu s’attaque au village de l’eau, les villageois se dispersent et s’affairent à sauver leur maison… Pendant ce temps, Zurga se glisse vers les prisons et vient délivrer les amants. Il ne peut se résoudre à faire périr son ami et son amour, et les laisse s’échapper. Zurga meurt tragiquement après les avoir protégés, abattu par un des mercenaires du grand prêtre.

Les Pécheurs de perles témoigne avec force de l’amitié profonde qui unit deux hommes au delà des dangers et de la mort. L’opéra présente une seconde partie d’une grande intensité, repoussant les critères du genre jusqu’à leur limite. La musique de Bizet apporte une virtuosité à l’oeuvre, réhaussée par la chorégraphie des danseurs et l’air majestueux, pur et profond «Au fond du temple saint».

Un grand bravo à la performance des acteurs mais aussi à la qualité des décors et la richesse des costumes. La créatrice britannique Zandra Rhodes apporte la touche sublime qui permet de plonger l’assistance en plein enchantement l’espace de trois actes, un pur moment onirique.
Les Pécheurs de perles de Bizet, opéra en langue française présenté les 1, 5 8, 10 et 13 novembre à 20h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Prix étudiants à partir de 27.6$ sous présentation d’une carte valide. À voir absolument, une oeuvre d’une réelle beauté.

Merci à Elsa Tasse, Colleen Mathieu, Roman Adamski et Paul Blondé, membres de Polyphoto, pour les clichés.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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